Le chef de l’Etat guinéen, Pr. Alpha Condé, a procédé mercredi 29 avril à un léger remaniement de son gouvernement avec la nomination de quatre ministres.

Le chef de l’Etat guinéen, Pr. Alpha Condé, a procédé mercredi 29 avril à un léger remaniement de son gouvernement avec la nomination de quatre ministres.

Ce sont Mohamed Amirou Conté, précédemment Secrétaire général du ministère de la culture devient patron de ce département en remplacement de Ahmed Tidiane Cissé décédé.

Jean Réné Camara, Secrétaire général du ministère du Plan prend la tête du ministère de la pêche et de l’aquaculture à la place de Louncény Camara qui, lui, est nommé ministre de la Ville et de l’aménagement du territoire.

Enfin, Boubacar Barry, architecte, est promu ministre de l’Industrie et des PME

Sous la haute présidence de Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, le Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail, a procédé ce samedi à l’inauguration de la Première Maison de l’Emploi et des Compétences (MEC) en Guinée.

Sous la haute présidence de Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, le Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail, a procédé ce samedi à l’inauguration de la Première Maison de l’Emploi et des Compétences (MEC) en Guinée.

Un projet innovant qui vient accompagner l’Agence Guinéenne pour la Promotion de l’Emploi (AGUIPE) dans le processus de recherche d’emploi.

Ainsi, cette Maison a pour objectif d’exécuter sur le terrain certaines missions de l’AGUIPE, à savoir : la promotion de l’emploi et l’accompagnement des demandeurs d’emploi dans leur démarche d’insertion professionnelle.

Elle permettra également aux jeunes d’évaluer leurs compétences, de cibler les secteurs porteurs, les entreprises, les métiers et les postes dans lesquels ils sont susceptibles de se mettre en valeur.   Elle permettra aussi d’utiliser à bon escient tous les outils de recherche d’emploi, de définir les besoins complémentaires de renforcement de leurs capacités et de monter un projet d’auto-emploi, véritable aubaine pour cette jeunesse en quête d’emploi. Bureau de Presse.

Le NDI encouragé par la rencontre prévue vendredi entre le président guinéen et le chef de l’opposition

Le NDI encouragé par la rencontre prévue vendredi entre le président guinéen et le chef de l’opposition

Le directeur de la division Afrique du NDI M. Chris Fomunyo s’est félicité mercredi de l’initiative du chef de l’Etat guinéen, Pr. Alpha Condé, de rencontrer en tête-à-tête le chef de file de l’opposition M. Cellou Dalein Diallo vendredi à Sekhoutouréya.

 

“Nous pensons que le dialogue entre les differentes parties est la seule alternative viable pour décrisper l’athmosphere politique en Guinée et je crois que l’initiative du président Condé s’inscrit dans cette logique”,  a déclaré M. Fomunyo lors d’un entretien avec l’ambassadeur de Guinée aux Etats-Unis M. Mamady Condé.

 

Cet entretien, premier du genre entre les deux hommes, a porté essentiellement sur la situation socio-politique en Guinée.

 

Le diplomate guinéen a profité de l’occasion pour donner d’amples informations sur le processus électoral et insister sur la nécéssité d’un dialogue franc et constructif pour une élection présidentielle libre et transparente en octobre prochain.

 

Après avoir réitéré le soutien de son institution à accompagner le processus démocratique du pays, M. Fomunyo a appelé au renforcement de la conférence des partis et de l’électotrat en Guinée, un pays où le NDI (National Democratic Institute) accorde un appui pratique aux leaders politiques et dirigeants de la société civile qui travaillent à l’établissement de valeurs et institutions démocratiques.

 

Le pouvoir et l’opposition guinéenne sont brouillés depuis l’annonce en mars dernier, par la CENI,  de la tenue de l’élection présidentielle en octobre 2015.

 

Ce calendrier est accepté par la mouvance mais rejeté par l’opposition qui souhaite l’organisation des communales, avant la  présidentielle, mais en vain.

 

Pour se faire entendre, elle a pris récemment un certain nombre de mesures allant de la politique de la chaise vide à l’Assemblee à la désobéissance civile. Mesures qui, pour l’instant, n’ont pas abouti. AlloConakry

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Alpha Condé, le président guinéen, mince et réservé, s’était retiré dans sa large suite du Four Seasons de Georgetown, mercredi soir, à la fin d’une longue journée de réunions au Congrès.

Alpha Condé, le président guinéen, mince et réservé, s’était retiré dans sa large suite du Four Seasons de Georgetown, mercredi soir, à la fin d’une longue journée de réunions au Congrès.

Le président qui est âgé de 77 ans avait des poches sous les yeux, et ses collaborateurs craignaient qu’il n’apparaisse fatigué sur les photos. Mais il y avait encore beaucoup de choses à faire, et le président du pays ravagé par Ebola a échangé son costume bleu marine contre une chemise orange ample et une paire de pantalons noirs et a continué à travailler tard dans la nuit.

Le pasteur Jesse Jackson était venu de Chicago pour soutenir Condé, son ami de longue date – un ami qu’il appelle affectueusement un camarade “combattant de la liberté”.

Un peu plus tôt dans la journée, ils avaient assisté à une réception donnée par le groupe parlementaire noir. Ils étaient maintenant réunis dans la suite de Condé, attendant l’arrivée à 20 heures d’Ellen Johnson Sirleaf et Ernest Bai Korona, les présidents du Libéria et de la Sierra Leone.

“Je suis venu comme son invité spécial” a dit Jackson au Washington Post. “ Il est le bâtisseur de toute une nation. L’héritage sur lequel il construit est celui de la renaissance et de la stabilité”.

Après un échange de poignées de mains, des propos chaleureux et les flashes des caméras, Jackson est parti. Alors, les trois présidents – peut-être le trio de chefs d’Etat le moins chanceux jamais réuni dans une suite du Four Seasons – se sont mis au travail et ont commencé à se préparer pour une réunion stressante avec la Banque mondiale qui devait avoir lieu dans 36 heures.

Ensemble, ils devaient essayer de convaincre le monde qu’ils avaient besoin de la somme colossale de 8 milliards de dollars d’aide – une sorte de “ PlanMarshall” ressemblant à celui conçu pour l’Europe après la deuxième guerre mondiale.

Tout au long de la semaine, Condé a jonglé de réunions de jour– dont l’une avec le président Obama – à des rencontres en soirée avec ses proches, invitant de vieux amis comme Jackson, et cherchant de nouveaux alliés, plaidant pour une aide financière et une plus grande attention pour son pays en difficulté.

“N”est-ce pas que ce que les présidents sont supposés faire?” a-t-il demandé, assis à la table de sa suite, dans laquelle son portrait est exposé sur un chevalet. “Ces problèmes sont beaucoup plus importants qu’un seul individu. Mais la réalité est que, lorsque vous êtes un chef, ils reposent sur vos épaules”.

Sa visite s’est déroulée avec toute la pompe qui accompagne tout dignitaire étranger à Washington. Des agents gardaient sa suite, des bâtons de détection de métal à la main, et fouillant les sacs de tous les visiteurs. Son entourage allait de son médecin personnel au ministre des mines.

Mais il y avait aussi les tristes revers de venir d’un “pays à Ebola”. Tous les membres de la suite devaient chaque jour signaler leur température au département de la santé de Washington, et ils avaient reçu des modèles de téléphone mobile démodés programmés avec le numéro des Centres de contrôle et de prévention des maladies, juste pour le cas où.

Il y a plus de 15 mois un bambin est entré en contact avec une chauve-souris infectée dans le village guinéen de Meliandou, qui est devenu le centre de la pire épidémie d’Ebola au monde. La mystérieuse maladie – pas encore identifiée alors comme Ebola – s’est rapidement répandue à travers la vaste région forestière du pays puis a traversé les frontières poreuses du Liberia et de la Sierra Léone voisins, tuant plus de 10.000 personnes en Afrique de l’Ouest.

Condé a enduré de nombreuses difficultés au cours de ses 77 ans. Il a vécu la majeure partie de sa vie en exil en France. En 1998 après qu’il eût brigué la présidence de son pays en tant que chef d’un parti d’opposition, il a été enlevé et emprisonné pendant deux ans , un acte critiqué par les organisations internationales de droits de l’homme.

Condé a été élu président de justesse en 2010, lors des premières élections libres depuis que la Guinée a obtenu son indépendance de la France en 1958. Il doit de nouveau affronter le verdict des urnes cet automne.

“C’est quelqu’un qui a vécu constamment en danger et sous pression permanente” déclare Alpha Mohamed Condé, le fils unique du président, âgé de 45 ans, qui a accompagné son père à Washington et est resté à ses côtés pour traduire de français en anglais et inversement.

Mais au cours de l’année passée, la pression a été différente de tout ce que le président avait ressenti avant – un sentiment de profond isolement du reste du monde alors que se répandait la panique.

“Il est devenu l’incarnation de la peur et de la honte” a dit son fils.

Au cours de la semaine écoulée, le président s’est trouvé dans une embarrassante situation politique – le besoin de présenter un front unifié des trois pays et en même temps souhaitant en privé une aide un peu plus grande pour sa Guinée bien aimée. Le Libéria et la Sierra Léone ont souffert d’un plus grand nombre de morts et ont reçu une aide beaucoup plus substantielle, dont la présence de 3000 militaires américains au Libéria.

“Au départ, la perception de la magnitude de la tragédie était plus grande concernant la Sierra Léone et le Libéria, car les gens pouvaient voir la situation tragique dans les deux capitales” a dit Condé. “ La Guinée a donc été perçue comme étant d’une certaine façon moins affectée”.

Lorsque Condé s’est rendu au Congrès, il a perfectionné son plaidoyer. La Guinée peut traverser une mauvaise passe, mais regardez 2014 et voyez la croissance économique potentielle qu’elle a, a-t-il souligné. Le pays a une mine de ressources naturelles – y compris de la beauxiste et du fer – et Condé a fait miroiter les importantes réformes dans le lucratif secteur minier.

Le président a obtenu l’attention de la représentante Karen Bass, démocrate de Californie, qui l’a rencontré mercredi et a dit qu’elle allait voir ce qui pourrait être fait à la Chambre.

“Etant donné que notre engagement en Guinée a été beaucoup plus important, n’y a-t-il pas un moyen d’augmenter le soutien à la Guinée? a-t-elle dit, notant que Condé était “réservé, humble et extrêmement digne”. Elle a aussi perçu son inquiétude persistante.

Le simple fait d’être au Congrès était excitant pour Condé. Il est devenu un peu émotionnel, évoquant son premier voyage en Amérique en 1962. Il était alors étudiant à Paris et avait passé un an aux Etats-Unis dans le cadre d’un programme d’échange. Il se souvient d’une discussion politique particulièrement animée avec Bobby Kennedy, un déjeuner avec Martin Luther King et le moment précis où il a appris la mort de Marilyn Monroe.

Mais l’excitation de mercredi est retombée. Lorsqu’il s’est réveillé jeudi au Four Seasons, Condé s’est senti démoralisé. Il s’est rendu compte que c’était le 16 avril. Il y a quelques mois, il avait annoncé une campagne pour éradiquer Ebola en 60 jours. Cela voulait dire que le 15 avril serait certainement un jour de gloire. Mais il venait de rater une autre date-butoir et il avait brisé une autre promesse faite aux Guinéens.

“C’est un être humain” explique Khalil Kaba, le chef de cabinet-adjoint du président. “Parfois il a aussi des moments de découragement”.

Kaba a essayé de lui remonter le moral. Une nouvelle longue journée les attendait et il avait besoin que Condé soit “ au mieux de sa forme”. Mais le président était frustré et il avait besoin de se libérer en se plaignant de tout ce qui avait été perdu.

“Ebola a tué nos compatriotes, et il a fait des nous des parias” a-t-il dit à Kaba. Celui-ci lui a rappelé ses réussites et combien ils étaient près de ne plus avoir un seul cas d’Ebola dans le pays.

“Allons-y, Monsieur le Président” a dit Kaba pour l’encourager. “Nous avons prouvé que nous pouvons y arriver.Courage, courage, courage”.

Après avoir reçu les encouragements dont il avait besoin, Alpha Condé est retourné au Congrès pour y rencontrer un autre élu. Ses collaborateurs ont dit que c’était le meilleur entretien de la semaine. Le jour suivant, il s’est levé à 5 heures pour la réunion à la Banque mondiale. Là, le président de l’institution a annoncé un nouvelle aide financière pour les trois pays affectés par Ebola.

Dimanche, les bagages du président étaient rassemblés alors qu’il s’apprêtait à regagner son pays. Il s’est assis dans sa suite pour faire le bilan d’une semaine très chargée. Grand amateur de marche, il a regretté de n’avoir pu voir la ville à pied, ajoutant en souriant que c’était difficile à faire quand vous avez les agents du Secret Service derrière vous.

Condé a reconnu que la matinée de jeudi avait été difficile pour lui. C’est dur de se débarrasser du sentiment que tant de promesses ont été perdues pour son pays, a-t-il observé. Mais il a souri et hoché de la tête quand il a évoqué sa rencontre avec Obama et d’autres personnalités.

Quand Alpha Condé s’est couché samedi soir, il s’est senti en paix comme il ne l’avait pas été depuis longtemps.

“Pour une fois, j’ai bien dormi”, a-t-il dit.

Par Amy Brittain journaliste reporter (Washington Post), traduit en français par AlloConakry. Pour la version originale en englais, cliquer le lien ci-dessous.

http://www.washingtonpost.com/lifestyle/style/guineas-president-bears-the-weight-of-what-ebola-has-done-to-his-country/2015/04/19/d587daa2-e450-11e4-b510-962fcfabc310_story.html?hpid=z13

 

AlloConakry

Le Prsident de la République s’est entretenu aujourd’hui à Paris avec son homologue guinéen, M. Alpha CONDE. Alors que le nombre de victimes de l’épidémie Ebola diminue en Guinée, les deux chefs d’Etat ont rappelé la nécessité d’éviter tout relâchement jusqu’à l’éradication du virus.

Le Prsident de la République s’est entretenu aujourd’hui à Paris avec son homologue guinéen, M. Alpha CONDE. Alors que le nombre de victimes de l’épidémie Ebola diminue en Guinée, les deux chefs d’Etat ont rappelé la nécessité d’éviter tout relâchement jusqu’à l’éradication du virus.

La France a mobilisé plus de 158 millions d’euros dans la lutte contre Ebola, dont 110 millions en Guinée. L’objectif aujourd’hui c’est d’éradiquer totalement la maladie.

Le Chef de l’Etat a également confirmé à Alpha CONDE le soutien de la France à la Guinée, dans le domaine de l’électrification, par des remises de dettes et des financements.

Le Président de la République a manifesté son soutien aux initiatives du gouvernement guinéen en faveur d’un dialogue avec l’opposition dans la perspective des élections présidentielles d’octobre 2015, et a appelé toutes les parties à renoncer à la violence.

L’appel de Hollande intervient alors que l’opposition s’apprête à redescendre dans la ru, ce jeudi, pour exiger du gouvernement la tenue des élections locales cette année avant le scrutin présidentiel en octobre. Avec le Site de L’Elysée

AlloConakry

L’ambassadeur de Guinée aux Etats-Unis, M. Mamady Condé, a été reçu mardipar le Secrétaire d’Etat du Maryland M. JOHN C. WOBENSMITH.

L’ambassadeur de Guinée aux Etats-Unis, M. Mamady Condé, a été reçu mardipar le Secrétaire d’Etat du Maryland M. JOHN C. WOBENSMITH.

La rencontre a eu lieu à Annapolis, capitale du Maryland située en bord de mer, sur la baie de Chesapeake, près de Washington.

Elle s’est déroulée en présence de Anna Yankoba, directrice des affaires internationales dudit Etat et de Hawa Barry, une guinéenne basée dans la région qui a facilité la rencontre.

Les échanges ont porté sur la coopération entre la Guinée et l’Etat du Maryland. A cette occasion, l’ambassadeur Condé et le Secrétaire d’Etat WOBENSMITH ont évoqué la possibilité d’établir des relations dans les domaines de l’agriculture, du commerce et de l’éducation, notamment dans la formation des ressources humaines.

Sur la question, une réunion de suivi se tiendra en octobre à Annapolis pour examiner les dossiers soumis par la partie guinéenne.

Selon le diplomate guinéen, la rencontre s’est déroulée dans une athmosphère amicale et cordiale avec “la volonté réelle de l’Etat du Maryland de coopérer avec la Guinée et préparer la période post-ebola” dans le pays.

Le Maryland est un Etat situé à l’est des Etats-Unis avec une population de près de 6 millions d’habitants. Il fait partie des Treize colonies et devient le septième Etat de l’Union en 1788.

L’économie du Maryland repose essentiellement sur l’agriculture de la région du Piedmont, les biotechnologies, l’activité du port de Baltimore, et surtout sur la présence de plusieurs bases de l’armée américaine. AlloConakry

La Banque mondiale a annoncé qu’elle allait débloquer une enveloppe d’au moins 650 millions de dollars, dans les 12 à 18 prochains mois, pour aider les pays touchés par le virus Ebola.

La Banque mondiale a annoncé qu’elle allait débloquer une enveloppe d’au moins 650 millions de dollars, dans les 12 à 18 prochains mois, pour aider les pays touchés par le virus Ebola.

Dans un communiqué publié ce samedi 18 avril 2015, la Banque mondiale a annoncé qu’elle allait débloquer une enveloppe d’au moins 650 millions de dollars, dans les 12 à 18 prochains mois, pour aider les pays touchés par le virus Ebola.

 

L’annonce de ce nouveau financement a été faite par le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, lors du Sommet sur Ebola tenu à Washington.

 

«Même si nous travaillons sans relâche pour arriver à zéro nouveaux cas d’Ebola, la communauté internationale doit aider la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone à démarrer leur plan de relance et à construire un avenir plus sûr, plus prospère et résilient à leur peuple», a déclaré Jim Yong Kim.

 

Selon l’institution financière, ce fonds va aider la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone à se remettre de l’impact social et économique dévastateur de l’épidémie et faire progresser leurs objectifs de développement à long terme.

 

L’Agence de presse sénégalaise précise que cette enveloppe promise va porter à 1,62 milliard de dollars le total des financements de la Banque mondiale dans la réponse apportée au virus d’Ebola et dans les efforts de redressement des pays touchés.

 

Lors de cette réunion, les Présidents guinéen, Alpha Condé, libérien, Ellen Johnson Sirleaf, et sierra léonais, Ernest Bai Koroma, ont présenté leurs plans de relance post-Ebola aux leaders mondiaux de développement. A ce jour, Ebola a fait plus de 10 500 morts, essentiellement dans les trois pays les touchés par la maladie. AlloConakry

Le président Alpha Condé a invité jeudi 17 avril les investisseurs américains à accroitre leurs actions en Guinée, un pays aux riches potentialités économiques et touristiques mais récemment stygmatisé par la fièvre hémorragique à virus ebola en voie d’éradication dans la sous région.

Le président Alpha Condé a invité jeudi 17 avril les investisseurs américains à accroitre leurs actions en Guinée, un pays aux riches potentialités économiques et touristiques mais récemment stygmatisé par la fièvre hémorragique à virus ebola en voie d’éradication dans la sous région.

“Il ne faut pas avoir peur d’Ebola. C’est une maladie et non une fatalité. Aucun étranger ne peut aller en Guinée aujourd’hui et contracter ce virus”, a rassuré le président Condé lors d’une table ronde organisée par le Corporate Council on Africa à laquelle ont participé ses homologues du Liberia et de la Sierra Leone.

Poursuivant son exposé, le chef de l’Etat a par ailleurs souligné que la Guinée est un pays ouvert et où il ya de nombreuses possibilités d’affaires pour les entreprises américaines, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, des mines et du tourisme avec des mesures incitatives, conformes aux standards internationaux.

Il a spécifiquement lancé un appel aux représentants du secteur privé à s’impliquer dans la construction du chemin de fer de Simandou, un projet de classe mondiale d’environ 650 km, reliant le Sud-Est de la Guinée jusqu’à la côte. En cela, il a invité l’Export-Import Bank, l’organisme de crédit à l’exportation des Etats-Unis, à les accompagner.

Suite à cette table ronde marquée par un déjeuner, le chef de l’Etat a poursuivi son offensive de charme au Capitole où il s’est entretenu en tête-à-tête avec le Représentant Ed Royce (photo), président de la Commission des Affaires Etrangères de la Chambre Basse du Congrés, parmi les nombreux législateurs américains du Sénat et de la Chambre qu’il a eu à rencontrer depuis mardi.

Les échanges ont porté sur le renforcement des relations entre la Guinée et les Etats-Unis, avec le président Condé demandant un soutien fort de Washington pour son plan destiné à la relance et la résilience post-Ebola,

Ce plan qui doit bénéficiez des mesures d’accompagnement, sera dévoilé vendredi lors d’une réunion au sommet avec le président de la Banque Mondiale Jim Yong Kim, et la Directrice du Fonds Monétaire International Christine Lagarde.

Au compte de cette dernière journée de sa visite,  le chef de l’Etat s’adressera également à la communauté guinéenne des Etats-Unis. La rencontre, prévue dans l’après midi, aura lieu dans un Hôtel de la capitale fédérale.

 

AlloConakry

Visite de courtoisie du nouvel ambassadeur du Sénégal à son homologue de Guinée

Visite de courtoisie du nouvel ambassadeur du Sénégal à son homologue de Guinée

L’ambassadeur de Guinée aux Etats-Unis, M. Mamady Condé, s’est entretenu vendredi avec son homologue du Sénégal, M. Boubacar Diagne, qui a pris ses fonctions récemment à Washington.

 

M. Diagne était venu dans le cadre d’une visite de courtoisie qui lui a permis d’échanger sur des questions d’intérêts communs.

 

Pour le diplomate sénégalais, la Guinée et le Sénégal sont deux pays frères et amis liés par l’histoire et la géographie condamnés à travailler ensemble pour faire avancer les aspirations légitimes de leurs peuples respectifs.

 

Les deux diplomates se sont réjouis de la tenue à Dakar du dernier sommet de la Francophonie où les présidents Sall et Condé se sont serrés les mains, signe de détente après plusieurs mois de brouille due à la crise ebola qui a obligé le Sénégal à fermer ses frontières avec la Guinée.

 

L’ambassadeur Diagne dont le dernier poste était à Banjul, en Gambie, a un parcours identique avec son homologue guinéen. Tous les deux ont été journalistes de l’audiovisuel avant d’entamer la carrière diplomatique.

Poursuivant son séjour aux Etats-Unis, le président Alpha Condé s’est adressé vendredi 18 avril à la communauté guinéenne qui s’est déplacée en nombre important pour l’écouter dans un grand hôtel de Washington décorée aux couleurs de la Guinée.

Poursuivant son séjour aux Etats-Unis, le président Alpha Condé s’est adressé vendredi 18 avril à la communauté guinéenne qui s’est déplacée en nombre important pour l’écouter dans un grand hôtel de Washington décorée aux couleurs de la Guinée.

C’est aux environs de 18heures locales qu’il est arrivé sur les lieux, après avoir rencontré le Secrétaire général de l’ONU Ban-Ki-Moon et eut des séances de travail à l’USAID ainsi qu’au ministère américain de la Santé, notamment.

A l’entrée de la salle, M. Condé a été accueilli par une foule en liesse qui a loué son rôle leader dans la lutte contre Ebola et salué sa détermination d’améliorer les conditions de vie des Guinéens.

Visiblement détendu, le président n’a pas manqué de retourner l’ascenseur. Souriant, il a fait le tour de la salle en serrant la main les uns aux autres, alors qu’un documentaire sur ses différentes réalisations dans le pays passait sur un écran géant.

C’est après le souhait de bienvenue de l’ambassadeur Mamady Condé, suivi de celui du président des Guinéens de Washington Sam Soumah, que le chef de l’Etat a pris la parole pour environ une heure devant cette foule à laquelle il s’adressait pour la première fois depuis son élection en 2010.

Essentiellement, c’était l’occasion pour le président d’expliquer en détail l’état dans lequel il a trouvé le pays et partagé ses priorités de développement quelque peu bouleversées par Ebola, avant de dégager les perspectives d’avenir.

Encore une fois, Alpha Condé a estimé qu’il a “hérité d’un pays et non d’un Etat”, c’est à dire un pays en ruine et où tout est priorité de première classe.

En cela, ni la colonisation, ni Sekou Touré, encore moins Lansana Conté est à blamer. Pour lui, le retard économique de la Guinée est surtout causé par ses anciens ministres, notamment ceux de la deuxième République et de la transition qu’il accuse de nombreuses malversations pour des intérêts personnels.

“Conté n’est nullement responsible de la ruine du pays. Ce sont ses anciens ministres comme qui en sont responsables. Ils ont enlevé à l’Etat ses propriétés pour donner aux privés à des prix inférieurs à leurs valeurs réelles rien que pour remplir leurs poches.”

Le chef de l’Etat s’en est également pris à l’opposition qui, a t-il dit, a “ethnisé les débats politiques en Guinée”.

“Ils dissent qu’Alpha Condé n’aime pas les peuls. Et pourtant j’avais marié une femme peul, Mama Kani Diallo, fille d’un chef traditionnel du Foutah. Pour moi, dire que je suis contre les peuls est un pretexte pour diviser le pays.

En réalité, ils ne veulent pas de dialogue politique. Ils veulent un coup d’état, une violence et ils sont soutenus par des exploitants miniers qui veulent s’accaparer de nos ressources”, a martelé le chef de l’Eat.

Il a en outre évoqué les conditions misérables des diplomates guinéens. Dépourvus des moyens de base, ces derniers peuvent aller des mois sans salaire et nombreux chefs de mission n’ont plus de résidence officielle.

C’est le cas du représentant de la Guinée aux Nations-unies, l’ambassadeur Mamady Touré. Nommé en 2011, celui-ci vit encore dans un appartement à New York qu’il occupait pendant qu’il était fonctionnaire à l’ONU parce que la résidence qui lui est assignée à Bronx n’est plus habitable, faute d’entretiens depuis belle lurette.

Pour un président qui veut restaurer le prestige de son pays, il était impératif de commencer par payer les arriérés de cotisation de la Guinée.

“Quand je suis arrivé au pouvoir j’ai d’abord estimé qu’il fallait payer nos cotisations aux institutions dont la Guinée est membre. Certaines de ces cotisations n’avaient pas été payées depuis 15 ans”, a t-il dit.

Revenant aux réalisations effectuées sous sa présidence, Alpha Condé a toutefois estimé que ses quatre ans et demi de pouvoir ont produit plus d’opportunités de développement au pays que les 30 ans passés.

Il a cité en example des routes, des fermes agricoles, des centres de santé ainsi que de nombreux projets dans le domaine de l’habitat, entre autres.

Selon lui, les réformes structurelles et macro-économiques initiées par son gouvernement et marquées par l’unicité des caisses de l’Etat auguraient de bonnes perspectives pour la croissance économique du pays.“Mais avec Ebola tout a été bloqué et nous devons recommencer à zero”, s’est lamenté le chef de l’Etat, en invitant les Guinéens à la patience au moment où il cherche un soutien fort des partenaires internationaux pour le plan de la relance et la résilience post-Ebola dévoilé vendredi à Washington par les trois pays de la Mano River Union. AlloConakry