Le Représentant résident du PNUD rencontre le nouveau Ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger

Chers Collègues

Pour Votre Information

Le Ministre des Affaires Étrangères et Guinéens de l’Etranger accorde une audience au Représentant résident du PNUD

Le nouveau Ministre des Affaires étrangères et Guinéens de l’Etranger a reçu Mercredi après-midi (le 10 Février 2021) le Représentant résident du PNUD en Guinée.

La présidence guinéenne du Groupe des 77, le renforcement des capacités du personnel diplomatique, la promotion des cadres guinéens dans les institutions internationales, le retour et l’utilisation optimale des compétences de la diaspora guinéenne ont été au centre des échanges entre M. Ibrahima Kalil Kaba et M. Luc Joël Grégoire.

Le Ministre des Affaires Etrangères et Guinéens de l’Etranger a commencé par remercier le Représentant résident le PNUD pour cette rencontre avant d’indiquer que le PNUD est une institution de référence en matière de coopération internationale et de coordination de l’aide publique au développement et un bon catalyseur pour faciliter la mobilisation des ressources. Je salue le soutien et les concours du PNUD à l’action de développement de notre pays et à l’efficacité du partenariat pour la coopération. Je remercie l’accompagnement du PNUD qui va apporter une assistance précieuse à la Présidence du G77 + la Chine que la Guinée assure depuis janvier 2021. Nous souhaitons également la mise en place du Centre de documentation et d’archivage diplomatique et le renforcement des capacités du personnel et la numérisation dans la gestion du courrier et des informations stratégiques.  Le Ministre a également souhaité l’accompagnement du PNUD pour traduire la nouvelle vision du Président de la République en termes de politique extérieure et de diplomatie économique pour que la Guinée soit un modèle. Nous sommes en train d’aménager le Centre de perfectionnement et de formation diplomatique à Koloma et nous serions très heureux que vous nous aidiez à matérialiser ce projet.

Le Représentant Résident du PNUD M. Luc Joël Grégoire, après avoir félicité le nouveau Ministre pour sa nomination a partagé avec lui les grands chantiers du Partenariat exemplaire qui lie son institution avec le Gouvernement de la République de Guinée. Il a évoqué à cet égard, les concours apportés à la planification du développement, à la gouvernance sécuritaire et aux droits humains, à la gouvernance économique et financière, à l’inclusion sociale et à l’employabilité ainsi qu’aux enjeux de l’économie bleue et verte et du développement durable sans oublier la promotion des innovations à travers notamment le Laboratoire mis en place.

Sur le plan de l’innovation, il a évoqué le fait que grâce à des département ministériels très engagés et visionnaires, nous allons promouvoir une Académie nationale du drone, une réglementation de l’usage des drones déjà très avancée, des plateformes de services pour une réponse décentralisée au niveau régional ainsi qu’une stratégie de digitalisation de certains services publics. Concernant vos attentes, Monsieur le Ministre, nous allons vous accompagner au-delà de l’assistance de l’appui à la Présidence du G77, pour la formation continue du personnel diplomatique et le développement de l’intelligence stratégique et de l’eco-diplomatie en priorisant les thématiques relatives aux enjeux diplomatiques, économiques ou environnementaux et en renforçant les capacités nationales des décideurs de haut rang, des experts et bien évidemment, des diplomates guinéens accrédités.   

Plusieurs autres questions liées notamment à la diplomatie économique, à veille stratégique, à la diplomatie préventive et à l’intelligence collective, au suivi des Accords et Commissions mixtes, à la promotion de la coopération Sud-Sud et à la préparation du Groupe Consultatif des partenaires de la Guinée, avec la BM et la BAD pour l’identification des opportunités et le financement du futur PNDES2 (2021-2025) ont été évoqués.

Cette réunion a été remarquablement constructive et conforte le haut niveau du dialogue, la qualité des liens de coopération et l’effectivité des concours du PNUD en République de Guinée.

DISCOURS INAUGURAL DU MINISTRE LORS DE LA JOURNÉE DE PARTAGE AVEC LES PTF ET LES PS

DISCOURS INAUGURAL DU MINISTRE LORS DE LA JOURNÉE DE PARTAGE AVEC LES PTF ET LES PS

 

Conakry, le 09 février 2021

Monsieur le ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ;

Madame la Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi ;

Monsieur le Représentant Résident du PNUD en Guinée ;

Mesdames et Messieurs les partenaires techniques et financiers du secteur de l’éducation ;

Mesdames et Messieurs les partenaires sociaux ;

Mesdames et Messieurs les hauts cadres des ministères partenaires ;

Mesdames et Messieurs les hauts cadres du système éducatif ;

Mesdames, Messieurs ;

Je voudrais rendre grâce à Dieu et remercier le Président de la République, Pr. Alpha CONDE et le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Dr. Ibrahima Kassory FOFANA pour le renouvellement de la confiance placée en moi en me reconduisant au poste de ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation.

Je voudrais aussi vous remercier tous d’avoir répondu présent ce matin à l’invitation du MENA en dépit de vos charges. La rencontre d’aujourd’hui est la première d’une longue série que notre ministère souhaite avoir avec vous.

Nous souhaitons que nous inscrivions dans nos agendas respectifs deux rencontres annuelles. Une fois en début d’année pour présenter les activités que nous allons mettre en œuvre et la seconde en fin d’exercice budgétaire pour faire un bilan de nos actions et tirer les leçons.

Nous souhaitons que ces rencontres soient des moments de partage de tous les plans d’actions à l’intérieur de tous les projets et programmes développés au sein du MENA pour éviter les chevauchements, améliorer la synergie et la complémentarité, susciter des accompagnements dans des activités à faible financement et faciliter l’alignement de l’aide au développement comme le prévoit la déclaration de Paris.

Nous souhaitons enfin que ces rencontres soient un moment de convivialité entre des acteurs stressés que nous sommes pour raffermir notre fraternité au bénéfice de l’école Guinéenne.

Mesdames, Messieurs ;

Je ne vais pas vous encombrer de chiffres sur des taux et des totaux que vous connaissez parfois mieux que moi. Je ne vais pas le faire d’autant plus que nous rentrons dans une phase de collecte de données intenses au MENA qui remettra en question plusieurs de nos certitudes.

Je peux néanmoins répéter ce que vous savez tous :

1) La Guinée n’arrive pas à scolariser toutes ses filles et tous ses fils car il y a des familles, pour des raisons que nous devons découvrir, qui ne scolarisent pas tous leurs enfants. Même si toutes les familles de Guinée le voulaient, ce ne serait pas possible car notre offre éducative est faible avec des écoles en nombre insuffisant, plusieurs de celles qui existent sont vétustes, dégradées, en hangars, et plus souvent qu’autrement, en cycle incomplet au primaire et avec très peu d’écoles pour le préscolaire ;

2) Lorsque nous construisons des écoles, on le fait souvent pour faire face à une demande sociale et communautaire et non à partir de la demande éducative qui résulte de la carte scolaire. Au final, on a des écoles avec très peu d’élèves dans certaines parties du pays pour justifier le salaire des enseignants mobilisés et des classes surchargées ailleurs car la demande est forte et l’offre en infrastructure faible ;

3) Pour contourner le déficit du corps enseignant et la faiblesse des effectifs dans certaines zones du pays, on a multiplié les classes multigrades et les enseignants dits communautaires à la charge des populations qui peinent à assumer ce fardeau récurrent. Pour contourner la faiblesse de l’offre en infrastructures scolaires, on a proposé des classes à double vacation. Toutes nos données l’attestent, nous n’avons pas un enseignant pour chaque classe construite au primaire et pas suffisamment d’enseignants au secondaire dans les disciplines de base comme le français, les mathématiques et l’anglais. De plus, les plus qualifiés parmi les enseignants (les APS, les PEN et les CPMF), ceux qui ont le plus d’expérience, sont sortis de la classe pour des postes administratifs et rien n’a été fait jusqu’à date pour renouveler ces corps. En même temps que les meilleurs ont quitté la classe, les plus en difficultés, tant du point de vue académique que professionnelle, sont restés dans les classes. Au lieu d’avoir des directeurs d’écoles qualifiés, en particulier les CPMF, pour assurer un renforcement de qualité de proximité, moins cher et plus efficace, on a confié cette mission à une structure de plus qui d’année en année s’étoffe en personnel au détriment de la classe ;

4) Le MENA est devenu la portée d’entrée pour accéder à la fonction publique. Dès après le recrutement, les uns deviennent malades, les autres ne supportent pas la craie, les autres aussi trouvent des suppléants à qui ils donnent une part de leur salaire et les autres enfin se font leur salaire mensuel et exercent une autre activité à Conakry et même à l’étranger ;

5) Lorsque nous arrivons à scolariser les enfants de Guinée, près de la moitié de ceux-ci ne survit pas pendant 10 ans au sein du système avec des redoublements et des abandons nombreux ;

6) Et tous ceux qui y survivent n’arrivent pas à acquérir les compétences essentielles attendues d’un système éducatif de qualité avec des examens dans les classes intermédiaires non normalisés et des examens nationaux coûteux, émaillés de fraudes à grande échelle autant pendant leur préparation que durant leur déroulement. Pour édifier les uns et les autres sur la problématique de l’évaluation des enseignements/apprentissages, je suggère que nous tous lisions le rapport d’évaluation financé par la GIZ sur les évaluations au CE2 et les deux autres rapports en cours de finalisation que sont l’évaluation réalisée au compte de la CONFEMEN en début et fin de cycle et l’analyse des copies d’examens de 2019-2020 réalisé par le service d’évaluation du MENA.

Mesdames, Messieurs ;

Le lycée actuel de la République de Guinée est celui légué par Madame Aicha BAH (ancienne Ministre du secteur) au terme de sa réforme menée entre 1989 et 1996. Ce lycée garde encore ses qualités d’alors et les défauts de l’époque et de la nôtre.

C’est un lycée sans conseillers à l’orientation. Ceux qui exercent cette mission importante de régulation et d’adéquation entre les ambitions individuelles et les qualités des élèves, s’ils existent, ne sont pas des professionnels formés à cet effet.

Alors que pour la plupart des pays voulant se doter d’un système performant, l’offre de formation au lycée est diversifiée, amarrée à l’enseignement supérieur et au monde de l’emploi avec des lycées professionnels, techniques et de formation générale, la Guinée ne compte jusque ce matin que trois filières dans son lycée général (sciences sociales, sciences expérimentales et sciences mathématiques) sans laboratoires pour asseoir un vécu, du doigté et de la préparation à l’activité.

Alors que l’offre du supérieur de la Guinée est calibrée à 65% pour recevoir des bacheliers des filières scientifiques, techniques et en mathématiques, 50% des lycéens Guinéens sont inscrits en sciences sociales d’où les contraintes en matière d’orientation après chaque baccalauréat avec des milliers de bacheliers dans les programmes dont-on a peu besoin et une absence notaire de bacheliers dans les programmes utiles pour le pays. Au final, on a des diplômés non employables et des offres d’emplois sans candidats.

Mesdames, Messieurs ;

L’alphabétisation a toujours été pensée pour son côté utilitaire, pour rendre fonctionnel ceux qui ont raté le train de la scolarisation à leur plus jeune âge (essentiellement les populations rurales et plus spécifiquement les femmes). Même dans ce cas, il y a très peu de réalisations en l’absence de financement et de l’Etat et des partenaires techniques et financiers. L’éducation informelle souffre sérieusement du désengagement de l’UNICEF des centres NAFA.

De nos jours, même lorsqu’on souhaite relancer l’alphabétisation en langues nationales, le chemin sera ardu car les manuels et les lexiques produits sous la première République sont éparpillés au 4 coins de Conakry, les linguistes formés à l’époque sont entre la retraite et la mort. Ceux des cadres disponibles sont préparés plus à passer des contrats pour « faire faire » et non « faire ».

Pourtant, l’alphabétisation dans nos langues nationales ne doit pas être réservée exclusivement à la fonctionnalité des analphabètes, elle doit être pensée comme la possibilité offerte à tous les Guinéens, et surtout aux élites, d’apprendre une langue autre que leur langue maternelle pour assurer la consolidation de l’unité nationale.

Mesdames, Messieurs ;

Les documents de structuration et d’organisation du travail du cabinet, des Inspections Régionales et des Directions Communales et Préfectorales de l’éducation réalisés avec le soutien financier et technique de l’USAID ont été abandonnés et en lieu et places on a vidé les enseignants des classes et on a rempli les bureaux de la base au sommet.

Mesdames, Messieurs ;

Les actions qui vont vous être présentées ce matin expriment, en partie, quelques-unes des solutions de remédiations que j’ai hérité de mon prédécesseur et de mon impulsion personnelle après 7 mois passés à la tête de ce stratégique ministère. Il s’agit de :

Qualifier la gestion et le pilotage du système éducatif :

1. À travers la digitalisation de l’ensemble des domaines de gestion (ressources humaines, matérielles et financières, infrastructures, équipements, données statistiques et examens, enseignement/apprentissages en ligne pour les enseignants en situation de classe et pour les élèves) ;

2. À travers la restructuration des services centraux et déconcentrés du Ministère en s’appuyant sur les travaux réalisés par le projet NFQE sur appui technique et financier de l’USAID et en les actualisant ;

Accélérer l’Accès équitable à l’Enseignement Général par :

1) L’élargissement de l’accès à tous en respectant l’équité et la justice sociale par la réalisation d’études fines pour comprendre les motivations des populations qui scolarisent peu ou pas du tout, par la rénovation des écoles les plus dégradées, le remplacement des écoles hangars sur l’ensemble du territoire national, l’extension des écoles à cycle incomplet partout où la demande scolaire l’impose et la construction de nouvelles écoles dans les zones à forte demande scolaire ;

2) Le recrutement sur la base de fiches de postes de nouveaux enseignants plus qualifiés et de nouveaux cadres dans les services d’appui et rattachés à partir de fiches de postes. Désormais, le MENA sera une porte d’entrée, mais sans porte de sortie avant la fin du contrat décennal qui liera le personnel avec l’Etat ;

3) L’élargissement de l’éducation de base jusqu’à la fin du premier cycle du secondaire (10 ans) par l’offre du préscolaire et des cantines comme instrument d’inscription, de maintien et de réussite.

Améliorer la Qualité des enseignements et des apprentissages par :

1) Le rehaussement du niveau académique et professionnel des cadres du Ministère à travers des formations diplômantes ;

2) La requalification académique et professionnelle des enseignants dans la langue d’enseignement qu’est le français pour les enseignants du primaire et du secondaire, du calcul pour ceux du primaire et en mathématiques pour ceux du secondaire, l’introduction de l’enseignement de l’anglais à tous les niveaux du système et le renforcement des capacités académiques et professionnelles de la chaîne pédagogique et administrative ;

3) La révision du cadre d’orientation curriculaire de l’école fondamentale et la diversification du lycée pour l’amarrer à l’enseignement supérieur et au marché de l’emploi ;

4) Le développement d’une offre mixte de formation en présentielle et à distance pour les enseignants et les apprenants.

Impulser une dynamique nouvelle pour l’Alphabétisation et l’Education des Adultes :

3. En renforçant les compétences linguistiques, pédagogiques et andragogiques des moniteurs, des éducateurs et des animateurs d’alphabétisation ;

4. En donnant un nouveau souffle à l’éducation formelle à travers la redynamisation des centres NAFA ;

5. En développant un mécanisme inédit pour l’apprentissage des langues nationales dans les écoles et les services publics afin d’aider à la consolidation de l’unité nationale.

Mesdames, Messieurs ;

La décentralisation du système éducatif pour rendre l’école et son contenu (enseignants et apprenants) aux collectivités est en route. Je m’engage à porter ce projet jusqu’à terme.

Mais on ne doit décentraliser que ce que l’on connait, qu’on supervise et que l’on contrôle. Le moins d’Etat central exige du mieux d’Etat. Plus vite sera la digitalisation, plus rapide sera le transfert de l’école aux collectivités en assurant par nos services techniques centraux et déconcentrés le contrôle qualité de façon certaine.

Le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation s’engage dans la digitalisation pour mieux gérer les ressources humaines (enseignants, encadreurs), les infrastructures scolaires, les élèves et les intrants pédagogiques (livres, matériels didactiques, trousses scolaires, etc.).

Par la digitalisation, le MENA sera en mesure de coordonner le mouvement du personnel tant à l’intérieur des structures déconcentrées qu’entre le MENA et les autres ministères et assurer le contrôle de la présence physique des uns et des autres au poste de travail. La digitalisation est le moyen le plus économique et le mois aléatoire de contrôle du personnel à son poste de travail. C’est la réponse la plus pertinente aussi bien en ce qui concerne l’enseignement lui-même que la gestion du système et la bonne gouvernance.

La digitalisation servira aussi à affecter à chaque infrastructure scolaire un identifiant et ainsi faciliter le respect des critères de la carte scolaire et éviter ainsi le recyclage des projets de construction.

Les données sur les élèves du privé et du public vont permettre de générer un identifiant universel unique qui permettra d’assurer leur traçabilité et leur mouvement d’un établissement à un autre et d’un cycle à un autre.

Avec cet identifiant universel unique, nous facilitons la mobilité des élèves dans le pays et à l’étranger. Nous nous assurons de mettre fin à « l’homonymie » et de traquer les « sessions rapprochées ».

C’est par la digitalisation que le MENA veut organiser la planification et la gestion informatisée des examens nationaux en éliminant toutes les sources de fraude de la confection des listes jusqu’à la délivrance des diplômes.

C’est aussi par la digitalisation que le MENA veut se préparer à assurer, en toute circonstance, la continuité pédagogique par la mise en place d’une plate-forme de formation à distance (FAD) autant pour les élèves que pour les enseignants et un mécanisme automatisé d’évaluation des enseignements et des enseignants.

Mesdames et Messieurs les partenaires techniques et financiers du secteur de l’éducation ;

Je suis très satisfait de votre réceptivité pour ce projet phare de la digitalisation. Dans ce projet sur la digitalisation, il y a déjà des engagements financiers importants de la Banque Mondiale que je souhaite remercier.

Je suis aussi très satisfait de l’ouverture d’esprit et la proactivité du PNUD et l’UNICEF.

L’UNICEF s’est engagé et a pris en charge, dans des délais rapides, l’élaboration et la diffusion des TDR pour procéder au diagnostic de la situation des différentes bases de données au sein du MENA, les différentes initiatives dans les TIC en Guinée et la dimension juridique et institutionnelle liée à la digitalisation. Cambridge University a été retenu et le travail d’audit va démarrer incessamment.

Parallèlement à cette mission de diagnostic, les questionnaires qui servent à collecter les données des élèves du privé et du public, les enseignants du privé et du public et toutes les infrastructures scolaires sont élaborés, discutés au MENA et seront finalisés dans les prochains jours.

Les 400 tablettes qui doivent être utilisées pour collecter les données y compris les photos et la biométrie des élèves et des enseignants sont commandées et payées par le MENA. Les tablettes seront à Conakry vers la fin du mois de février et la collecte des données se fera au mois de Mars 2021.

Mesdames et Messieurs les partenaire techniques et financiers, il y a de la place pour tous dans la digitalisation. Car la digitalisation est un grand chantier technique et financier entre l’achat des logiciels, la création de la plate-forme, la production des contenus pédagogiques, l’achat de domaine, le paiement des hébergeurs professionnels, l’achat des tablettes pour les utilisateurs en situation de classe et de la chaîne administrative, de la formation du personnel utilisateur, de la supervision de ce processus.

Sur ce dossier, fédérons nos énergies, additionnons nos moyens et soyons comme Jacques Bauer dans la série 24 H Chrono : « on fait tout, tout de suite et on sort toujours victorieux ».

Mesdames et Messieurs ;

Le projet de digitalisation va changer la Guinée, son système éducatif entrera dans la quatrième révolution industrielle telle que souhaitée par le Président de la République, Pr. Alpha CONDE.

Dieu Merci, avec le discours programme du 30 janvier 2021 de Monsieur le Président de la République, nous savons que désormais la digitalisation n’est pas un projet isolé de notre ministère, c’est une orientation stratégique de Monsieur le Président.

La digitalisation, c’est la qualification de la gouvernance administrative, financière et pédagogique. C’est la fin de l’anarchie et le début d’une nouvelle ère. C’est le désenclavement le plus rapide et le moins coûteux de la Guinée en rapprochant les villages les plus reculés entre eux et entre eux et l’administration centrale et le savoir universel.

C’est la valorisation de la fibre optique qui est sous nos pieds et qui irrigue le territoire national. C’est l’assurance-qualité par excellence. Dans quelques années, au terme de la digitalisation, il y aura une Guinée d’avant et une Guinée d’après.

Mesdames et Messieurs ;

En déclarant ouverte la journée de partage des activités en cours et celles projetées au MENA, j’implore la bénédiction divine pour la Guinée et rêve d’une scolarisation pour toutes les filles et tous les fils de Guinée avec des enseignements de qualité.

Je vous remercie.

Dr Alpha Amadou Bano Barry

Ministre de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation

APPEL A CANDIDATURE POUR LE RECRUTEMENT D’ÉTUDIANTS A LA FACULTÉ DES SCIENCES ET TECHNIQUES DE LA SANTÉ DE L’UNIVERSITÉ GAMAL ABDEL NASSER DE CONAKRY

La Direction Générale de l’Enseignement Supérieur en collaboration avec l’Université Gamal Abdel NASSER de Conakry (UGANC), organise le concours de recrutement d’étudiants dans les programmes de formation de la Faculté des Sciences et Techniques de la Santé (FSTS) au compte de l’année universitaire 2020-2021.

1-   Profil des candidats

Sont concernés par cet appel, les bacheliers de la session 2020 des profils Sciences Mathématiques et Sciences Expérimentales ayant obtenu :

ü les mentions  Très Bien ou Bien  pour les candidats aux études en Sciences  médicales  (Médecine, Pharmacie et Odontologie)

ü au moins la mention Assez Bien pour les candidats aux Licences professionnelles (Infirmiers d’état, Sages-femmes, Techniciens Supérieurs de Laboratoire, Préparateurs en Pharmacie).

2-   Procédure

2.1  Phase 1 : Dépôt des Candidatures

 

Le dossier de candidature doit comprendre :

        Une demande de candidature adressée au Doyen de la Faculté des Sciences et Techniques de la Santé ;

        Une copie légalisée du diplôme de baccalauréat session 2020.

Chaque candidat est autorisé à faire un maximum de cinq choix par ordre de préférence.

Ce dossier de candidature doit parvenir à l’adresse électronique : scolaritegamal@yahoo.fr au plus tard le 14 janvier 2021 à 12 heures.

 

2. 2 Phase 2 : Organisation du Concours

 

Le concours aura lieu au Campus Principal de l’Université Gamal Abdel NASSER de Conakry, centre unique, les 19 et 20 janvier 2021 à 8heures.

 

Les épreuves, de niveau Terminales SM et SE comporteront :

        Une épreuve de Mathématiques  de 2 heures ;

        Une épreuve de Physique de 2 heures ;

        Une épreuve de Chimie de 2 heures ;

        Une épreuve de Français de 2 heures.

  

Pr Momo BANGOURA

Directeur Général de l’Enseignement Supérieur

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

NOUVEL AN : L’ADRESSE A LA NATION DU CHEF DE L’ÉTAT ALPHA CONDÉ

Conakry, le 31 décembre 2020 –

Guinéennes, Guinéens,

Mes chers compatriotes de la Guinée et de la diaspora

Au seuil de l’année 2021, je voudrais remercier chacun d’entre vous, pour l’effort collectif que nous avons entrepris ensemble, au cours de cette année 2020 qui a éprouvé le monde et bouleversé nos vies, et qui nous a permis de franchir le cap de l’année 2020.

A l’instar de tous les pays, la Guinée a été durant cette année 2020, confrontée à une pandémie qui a causé des pertes en vies humaines, ralenti certaines de nos activités économiques et réduit notre espace de mobilité sociale. Face à cette situation, je voudrais saluer la résilience guinéenne, devant le fléau du corona virus. Il faut se réjouir que le taux de mortalité en Guinée soit parmi les plus faibles au monde. Nous avons aussi achevé l’année 2020 par la mobilisation de moyens considérables et de nombreux sacrifices acceptés pour briser la chaine de contamination pour que le taux de guérison soit en hausse constante.

Dès le 13 mars 2020, la Guinée a pris des mesures urgentes pour contenir la propagation du corona virus, en instaurant des règles basées sur : le suivi automatique de voyageurs provenant de pays à risque, l’interdiction dans la capitale de rassemblement de masse, la fermeture des frontières terrestres et maritimes, le port obligatoire du masque et l’instauration du couvre feu, ainsi que la limitation du nombre de passagers dans les taxis et voitures individuelles.

Notre pays a installé des infrastructures sanitaires appropriées, pour faire face à la pandémie avec la création de 38 centres de traitement épidémiologiques, 8 équipes régionales, 33 équipes préfectorales d’alertes et de réponses et de 33 centres d’opérations d’urgence. Avec aussi, la construction, la réhabilitation, l’extension, l’équipement des infrastructures sanitaires à l’intérieur du pays et à Conakry. En plus de l’hôpital Donka, il y a celui de Matam équipé de 500 lits. Un autre hôpital à Gbéssia qui peut accueillir jusqu’à 300 personnes. Ainsi que sur des lieux spécialement aménagés qui peuvent contenir jusqu’à 300 à 400 personnes.

Guinéennes et Guinéens, mes chers compatriotes

Pour riposter aux conséquences de la pandémie, le gouvernement a prévu un budget de 563 milliards de francs guinéens qui s’est traduit entre avril et juin 2020 par : la prise en charge intégrale par l’État des factures, pour les abonnés au tarif social de l’électricité et de l’eau. Et pour les autres consommateurs, par : un report des échéances de paiement des factures d’eau et d’électricité, pour la même période, avec la mise en place de facilités de paiement. Le gel des prix des produits de santé et de première nécessité et le blocage des loyers sur les bâtiments publics pour la période d’avril à décembre 2020 ont également été décidés.

Pour les entreprises, dans le même espace de temps, par un report temporaire de l’ensemble des charges fiscales et sociales des entreprises du secteur du tourisme et de l’hôtellerie, y compris les contributions de sécurité sociale. Ainsi qu’un report des factures d’eau et d’électricité pour les avances des entreprises du tourisme et de l’hôtellerie, la renonciation à la Tva sur les factures d’eau et d’électricité. Une exonération de droits et taxes sur les équipements de santé et produits assimilés, le report du paiement des impôts, taxes et versements assimilés à l’État, la réduction des délais de remboursement des crédits de Tva. La suspension de la facturation de la surestarie portuaire, le règlement progressif de la dette intérieure de l’État, la mise en place d’un fonds spécifique pour les groupements d’intérêt économique, pour les aider à mieux absorber le choc économique et accompagner leur formalisation. La Guinée a adopté un plan de riposte de 350 milliards de francs guinéens. Car, selon les prévisions du ministère du Budget, les conséquences de la Covid-19 pourraient se traduire par une baisse atteignant 0,7% du PIB en 2020. Et enfin, la Guinée s’engage dans la création d’un Fonds de riposte Covid-19, pour un montant de plus de 2.500 milliards de francs guinéens. Plus que jamais nous devons continuer à respecter les gestes barrières et toutes les règles sanitaires prescrites, en attendant l’accès de tous les pays du monde à un vaccin qui pourrait définitivement vaincre la maladie.

En dépit de tout cela, nous avons pu organiser trois élections, sans le moindre concours financier extérieur. Ce qui est une expression éloquente de notre souveraineté et de notre indépendance nationale. Plus que jamais, notre destin est entre nos mains.

Nous avons pu conclure, la cinquième et sixième revue de notre programme avec le Fonds monétaire international. Je suis heureux de constater avec vous, qu’aucune des prévisions catastrophistes véhiculées contre notre pays par les esprits mal intentionnés, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur pour nous déstabiliser ne se sont réalisées, grâce au sens de l’intérêt national, du patriotisme qui caractérise notre nation.

Guinéennes, Guinéens, mes chers compatriotes

Dans cette nouvelle année 2021 qui s’ouvre, l’accent sera mis sur la création de richesses nationales par la concrétisation des projets mis en route sur le partage des ressources pour une Guinée encore meilleure pour ses filles et fils. L’amélioration de la vie quotidienne va concerner l’accroissement de la fourniture d’eau et d’électricité. Après le barrage de Kaleta (240 mgw), cette année verra le démarrage du barrage de Souapiti (450 mgw) et dans la foulée, celui d’Amaria (300 mgw) Foumi et Kogbedou en Haute Guinée, Keno, Zegbela et Lokua en Guinée forestière et Koukoutamba au Foutah.

Sans compter les barrages régionaux prévus dans notre plan énergétique. Pour aider le développement de l’intérieur du pays, 15% des recettes minières ont été affectés aux collectivités locales, par l’Agence nationale de financement des collectivités (Anafic) dont les moyens de fonctionnement devraient atteindre la somme de 700 milliards de francs guinéens les cinq prochaines années. Le pays s’engage à décentraliser le partage des richesses avec un fonds qui va offrir plus de 125 milliards de francs guinéens par an aux régions minières. Nous devons continuer d’œuvrer pour réduire la pauvreté, avec le projet d’inclusion économique financière et sociale nécessaire pour lutter contre la pauvreté, financé à 70 millions de dollars par la Banque mondiale. Pour l’autonomisation des femmes, un budget de 25 milliards de francs guinéens a déjà été réuni pour le renforcement des capacités dans la création et le développement des activités génératrices d’emplois. Un autre fonds de 150 milliards de francs guinéens, sera investi pour le renforcement de la parité. Tandis que 300 milliards supplémentaires iront au financement des activités de la jeunesse, la formation, l’accès au numérique et à la technologie.

Nos priorités seront la construction des routes, l’amélioration de la fourniture d’eau. Nous allons accélérer la construction des routes dans les quatre régions ainsi que les pistes rurales. Nous allons renforcer notre agrobusiness à travers les chaines de valeurs. Cela, non seulement pour assurer l’autosuffisance alimentaire, mais aussi la transformation sur place, de la plupart de nos produits. La création de jeunes et femmes entrepreneurs sera aussi au cœur de notre politique d’améliorer le panier de la ménagère, c’est-à-dire le social.

Enfin et surtout gouverner autrement en luttant contre la corruption, le clientélisme, le copinage. Instaurer le respect de l’Etat et des institutions. Nous allons récupérer tous les terrains illégalement vendus ou occupés, ainsi que les bâtiments du contentieux franco-guinéen abusivement et illégalement occupés.

J’envisage très bientôt d’organiser une conférence de presse pour expliquer et faire comprendre à tous, le « gouverner autrement ». Les spéculations dans la cité et les manœuvres de toutes sortes de prétendus faiseurs de roi et influenceurs du microcosme n’inspirent pas mes décisions et me laissent indifférents.

Je n’ai pas été élu pour servir la cause d’une élite, mais pour répondre aux aspirations légitime du peuple de Guinée qui se résument à une gouvernance plus équitable, judicieuse et vertueuse à savoir : la justice sociale, l’égalité des chances, la culture du mérite et de l’excellence. Pour la réalisation de cette ambition que nous partageons, je suis prêt à travailler avec tous les Guinéens de bonne volonté et animés de bonnes intentions pour la Guinée et les Guinéens.

Guinéennes, Guinéens, mes chers compatriotes

En ce début d’année 2021, nos pensées se tournent vers nos forces de défense et de sécurité. Les Guinéens peuvent aujourd’hui être fiers de leurs Forces de défense et de sécurité, notre armée nationale reformée sur une base de modernité et d’esprit républicain. Une armée qui défend aujourd’hui nos valeurs sur les champs de bataille pour la paix sur le continent, comme en témoigne encore la présence de nos 650 soldats engagés dans le maintien de la paix au Mali, notre pays frère.

Nos pensées se tournent vers l’Afrique et notre région touchée par la pandémie du corona virus qui s’ajoute aux menaces contre la paix et la sécurité. Notre devoir aujourd’hui est de circonscrire les périls dus à la guerre, au terrorisme, et au fondamentalisme religieux. Car nous avons besoin de paix pour asseoir notre développement et offrir un meilleur espoir à la jeunesse pour qu’elle ait confiance en l’Afrique.

En cette fin d’année, la tradition impose de rendre hommage à nos anciens, aux populations les plus démunies, à toutes les couches sociales atteintes par le corona virus et à ceux qui le combattent. Notamment le personnel soignant. Nos pensées vont vers nos compatriotes vivant à l’Etranger qui doivent être des acteurs impliqués dans notre processus de développement.

Nos pensées vont aussi à nos frères africains présents sur notre territoire national, dans une Guinée qui honore le panafricanisme et l’intégration africaine.

Au nom de notre idéal commun, je souhaite une bonne fête de fin d’année à chacun d’entre vous et à vos familles, ainsi que mes vœux de bonne santé, de paix et de prospérité. Plus que jamais, la Guinée, notre maison commune, a besoin de l’engagement de chacune et chacun d’entre vous. Pour bâtir ensemble, un avenir de paix, d’unité et de prospérité.

Vive la République de Guinée, libre, prospère et fraternelle

Que Dieu bénisse notre pays.

 

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement