Les présidents de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone ont été reçus mercredi à la Maison Blancje par le président Barack Obama avec qui ils ont fait le point sur l’évolution de la situation concernant la fièvre hémorragique à virus ebola et plaider pour une aide accrue des Etats-Unis pour éradiquer cette maladie afin de relancer l’économie de leurs pays respectifs.

Les présidents de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone ont été reçus mercredi à la Maison Blancje par le président Barack Obama avec qui ils ont fait le point sur l’évolution de la situation concernant la fièvre hémorragique à virus ebola et plaider pour une aide accrue des Etats-Unis pour éradiquer cette maladie afin de relancer l’économie de leurs pays respectifs.

“Nous avons besoin d’un soutien fort des Etats-Unis et il est important d’avoir un programme régional pour les trois pays afin d’arriver au cas zero et relancer l’économie de nos pays, a déclaré le chef de l’Etat guinéen, le Pr. Alpha Condé.

 

Lors d’une réception organisée en son honneur dans la soirée au Capitole à laquelle ont participé plusieurs législateurs américains, le chef de l’Etat a par ailleurs exprimé le désir d’avoir les moyens qui ont été déployés au Liberia puissent être mis à la disposition de son pays où existent encore des foyers de résistance à ebola.

En visite de travail à Washington le président de la République, Pr. Alpha Condé, s’est entretenu mardi avec le président de la sous commission Afrique chargé des questions de santé et des droits de l’homme à la Chambre des Représentants du Congrès, le républicain Chris Smith du New Jersey.

En visite de travail à Washington le président de la République, Pr. Alpha Condé, s’est entretenu mardi avec le président de la sous commission Afrique chargé des questions de santé et des droits de l’homme à la Chambre des Représentants du Congrès, le républicain Chris Smith du New Jersey.

Lors des entretiens qui ont duré environ une heure au Capitole, le chef de l’Etat a informé son interlocuteur des progrès enrégistrés dans la lutte contre Ebola en Guinée et dans la sous région.

 

Il a également mis en relief les nombreuses difficultés sur le terrain, avant de plaider pour une aide accrue des Etats-Unis afin de couper la chaine de contamination, notamment à la frontière entre la Guinée et la Sierra Leone – considérée comme la dernière poche de résistance dans son pays.

 

Ce à quoi M. Smith a favorablement repondu en s’engageant aux côtés de la Guinée et les autres pays affectés de mainière à leur apporter le soutien nécessaire pour éradiquer cette maladie et surmonter les difficultés économiques qui en découlent.

 

Le président guinéen et le législateur américain ont également abordé la question concernant la maternité infantile et ont conenu de travailler ensemble pour briser le cycle de la pauvreté. Et ce conformément à l’initiative “1000 Jours” qui encourage l’action et l’investissement pour améliorer la nutrition des mères et des enfants.

 

La visite du président guinéen, la 3ème aux Etats-Unis depuis 2014, s’inscrit dans le cadre d’une charme offensive destinée à mobiliser les efforts internationaux pour la reconstruction de l’économie des pays touchés par la fièvre hémorragique à virus ebola.

 

Pour le président Condé, la période après ebola devrait permettre aux pays de la Mano River Union de se doter des infrastructures sanitaires devant leur permettre de gérer les futures pandémies.

 

Au cours de cette journée de mardi , le chef de l’Etat a eu plusieurs autres rencontres dont celle avec la représentante de l’IGS (International Green Structures), d’une entreprise basée au Texas et spécialisée dans la construction des bâtiments sur la base des épis du riz.

 

Ce mercredi en compagnie de ses homologues du Liberia et de la Sierra Leone, M. Condé sera reçu à la Maison Blanche par le chef de l’exécutif américain M. Barack Obama avec qui il discutera du plan “Marshall” élaboré sous sa direction en qualité du président en exercice de la Mano River Union. AlloConakry

Les membres de la Cour constitutionnelle de Guinée ont prêté serment ce vendredi 3 avril 2015 devant le Président de la République, le Pr. Alpha Condé.

Les membres de la Cour constitutionnelle de Guinée ont prêté serment ce vendredi 3 avril 2015 devant le Président de la République, le Pr. Alpha Condé.

C’était lors d’une cérémonie à Sèkhoutouréya en présence du président de l’Assemblée nationale M. Kory Kondiano et de tous les corps constitués.

 

Au nombre de neuf, les membres de la Cour constitutionnelle de Guinée ont été confirmés le 30 mars dernier par le Président de la République.

 

Cette prestation de serment marque la prise de fonction officielle des membres d’une des plus hautes instances juridiques du pays. Placée en dehors du pouvoir judiciaire, la Cour constitutionnelle a des missions en matière constitutionnelle.

 

Elle traite essentiellement des questions liées à la protection des droits publics et privés, des  libertés fondamentales ainsi que des contentieux électoraux.

 

En recevant le serment des membres de la Cour constitutionnelle, le Président de la République, le Pr Alpha Condé les a invités à la loyauté et l’impartialité dans l’exercice de leurs fonctions.

 

Quant au Président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano, il a fait savoir que cet organe crée l’atmosphère de paix dans une Guinée qui en a toujours besoin.

 

Membres de la Cour Constitutionnelle.

Mr Sanoh Ahmed Fernand, au titre du Bureau de l’Assemblée Nationale ;

1.     Diallo Amadou, au titre de la Présidence de la République ;

Madame Barry Rougui, M. Théa Cessé, M. Sall Kéléfa, au titre des magistrats ;

Maître Mounir Houssein Mohamed, au titre des avocats,

1.     Bangoura Mohamed Lamine, au titre des professeurs de Droit Public et Universités

Dr Diaby Alia, Maitre Kaba Amadou Tidiane, au titre de l’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains.

 

Bureau de Presse de la Présidence

Le chef de l’Etat guinéen, Pr. Alpha Condé, est arrivé ce lundi 13 avril à Washington pour une visite de travail de cinq jours aux Etats-Unis, a t-on constaté sur place dans la capitale américaine.

Le chef de l’Etat guinéen, Pr. Alpha Condé, est arrivé ce lundi 13 avril à Washington pour une visite de travail de cinq jours aux Etats-Unis, a t-on constaté sur place dans la capitale américaine.

Il a été acceuilli à sa déscente d’avion à l’aéroport international de Dulles par la représentante du protocole diplomatique du département d’Etat, en présence de l’ambassadeur de Guinée aux Etats-Unis, M. Mamady Condé.

 

C’est à l’invitation du président de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, que le président Condé effectue le déplacement aux Etats-Unis pour participer à la réunion spéciale organisée par les institutions de Bretton Woods consacrée à la période post Ebola.

 

Cette réunion aura lieu le 17 avril et fait suite à la conférence des bailleurs de fonds tenue en février dernier à Bruxelles.

 

La présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, et celui de la Sierra Leone, Ernest Bay Koroma, y sont également invités.

 

Conformément à une résolution  de la conférence de Bruxelles, on s’attend à ce que le chef de l’Etat guinéen dévoile un “plan Marshall” pour assurer la relance économique des trois pays affectés par la fièvre hémorragique à virus ebola.

 

“Cette épidémie nous a frappés, alors que nous venions d’entamer une dynamique économique inédite et que nous venions de signer des contrats miniers de 30 milliards de dollars. Beaucoup d’entreprises ont suspendu leurs activités. Pour nous relever nous jugeons indispensable un effort international, un véritable plan Marshall ”, a déclaré récemment M. Alpha Condé dont le rôle leader, en sa qualité de président en exercice de l’Union du Fleuve Mano, a permis de sensibiliser l’opinion publique internationale face à la crise.

 

Fort du soutien de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations unies, le chef de l’Etat guinéen devra plaider en faveur de l’annulation de la dette extérieure des pays affectés. La dette extérieure de la Guinée se chiffre actuellement à 1,6 milliard de dollars, un “boulet susceptible d’empêcher les efforts de développement” dans le pays.

 

La réunion sur le post Ebola en avril coincide avec la session du printemps de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International, session au cours de laquelle participeront de nombreux ministres et hauts cadres guinéens.

 

A l’agenda du président mardi, un entretien au Capitole avec le congressman Chris Smith du New Jersey, président de la sous commission afrique chargé des questions de santé et des droits de l’homme., avant d’être reçu par de nombreux législateurs et le Black Caucus. AlloConakry

En prélude à la prochaine visite du président Alpha Condé aux Etats-Unis, l’ambassadeur de Guinée, M. Mamady Condé, a eu ce samedi une séance de travail avec le Bureau de la Communuate guinéenne de Washington.

En prélude à la prochaine visite du président Alpha Condé aux Etats-Unis, l’ambassadeur de Guinée, M. Mamady Condé, a eu ce samedi une séance de travail avec le Bureau de la Communuate guinéenne de Washington.

L’objet de la rencontre a porté sur les dispositions à prendre en vue de conférer un succès à la rencontre que le chef de l’Etat aura avec la communauté le vendredi 17 avril 2015.

 

Le président Alpha Condé est attendu à Washington en début de semaine pour une visite de 5 jours aux Etats-Unis, à l’invitation du président de la Banque mondiale Jim Yong Kim.

 

Au cours de cette visite. le président guinéen, en compagnie de ses homologues de la Sierra-Leone et du Liberia, doit présenter aux institutions de Bretton Woods un plan d’urgence destiné à booster l’économie des trois pays affectés par la fièvre hémorragique à virus ebola.

 

L’initiative a été laissée au Bureau de la communauté guinéenne de Washington d’organiser la rencontre avec le chef de l’Etat, une rencontre qui aura lieu dans un grand hôtel de la place.   Par ailleurs, le ministre d’Etat en charge de l’économie et des finances, Mohamed Diaré, est arrivé à Washington pour l’assemblée de printemps du FMI et du groupe de la Baque mondiale. AlloConakry

L’ambassadeur de Guinée aux Etats-Unis a défendu mercredi le chronogramme fixé par la CENI selon lequel le premier tour de l’élection présidentielle sera tenu le 11 octobre prochain, une date acceptée par le pouvoir mais rejectée d’emblée par l’opposition qui brandit la menace.

L’ambassadeur de Guinée aux Etats-Unis a défendu mercredi le chronogramme fixé par la CENI selon lequel le premier tour de l’élection présidentielle sera tenu le 11 octobre prochain, une date acceptée par le pouvoir mais rejectée d’emblée par l’opposition qui brandit la menace.

Dans une interview accordée à la Voix de l’Amérique, M. Condé a estimé que la CENI est la seule institution habilitée à fixer le chronogramme des consultations populaires en Guinée et que bafouer cette instance mettrait en péril le processus démocratique.

 

“La CENI est un organe indépendant chargé de l’organisation de toutes les élections. En conséquence chaque partie a le devoir de la respecter pour continuer le processus démocratique”, a t-il lancé, en ajoutant que le président de la République ne peut qu’entériner la décision de la CENI conformément à la Constitution du pays.

 

En annonçant la nouvelle mardi le président de la CENI, M. Bakary Fofana, avait par ailleurs précisé que le second tour de la présidentielle, s’il devait en avoir un, aura lieu deux semaines après la proclamation des résultats définitifs du premier tour et que les élections locales “auront lieu fin mars 2016.

 

Ce calendrier est vivement critiqué par l’opposition qui souhaitait, cette année, une élection présidentielle couplée avec les locales, mais en vain.

 

Le calendrier de la CENI est un «coup de force contre la démocratie», a déploré mercredi le leader de l’UFDG, M. Cellou Dalein Diallo, en menaçant de faire gronder la rue.

 

«Non seulement cette menace sera mise à exécution, mais on va reprendre les manifestations, inciter et demander à la population de ne plus se soumettre à l’autorité des délégations spéciales qui n’auront aucune légitimité.

“L’émergence de la Guinée est une question de temps”, l’ambassadeur Condé

“L’émergence de la Guinée est une question de temps”, l’ambassadeur Condé

S’appuyant sur des grands chantiers du pays porteurs d’espoir, l’ambassadeur de Guinée aux Etats-Unis, M. Mamady Condé, a estimé mardi que l’émergence d’une Guineée prospère n’est désormais qu’une question de temps.

 

“Les cinq prochaines années du président Alpha Condé permettront à la Guinée d’être préparée à l’émergence. Nous avons des grands projets en vue qui vont reprendre une fois Ebola taclée”, a indiqué le diplomate guinéen, lors d’un entretien avec la presse.

 

Au nombre des grands projets en vue, a t-il poursuivi, figure en bonne place l’exploitation des gisements de fer de Simandou, dans le sud est du pays. Il s’agit d’un projet de “classe mondiale” avec un investisement initial de 20 milliards de dollars prévoyant la construction d’un chemin de fer de 650 km, d’un port en eaux profondes et créant, dans la foulée, plus de 20 milles emplois.

 

M. Condé a d’autre part mis en relief les démarches du gouvernement guinéen visant à résoudre le problème d’électricité dans le pays.

 

“Au mois de mai prochain, nous lancerons un nouveau barrage hydroélectrique qui permettra d’alimenter une bonne partie du pays. A cela s’ajoutera le barrage de Souapiti dont la construction suivra immédiatement et qui, à terme, permettra à la Guinée de vendre l’électricité à ses voisins”, a t-il dit.

 

Le diplomate guinéen s’exprimait lors d’un entretien accordé au journal américain (Foreign Policy Magazine) où il a été également question de la fièvre hémorragique à virus ebola et les prochaines écheances électorales.

 

Sur ce dernier point, l’ambassadeur Condé a rassuré qu’à l’image des élections législatives de 2013, les prochaines élections dont la présidentielle prévues pour fin 2015, seront libres, transparentes et équitables.

 

“L’assemblée nationale de Guinée est l’une des Assemblées les plus multicolores d’Afrique sinon du monde. Sur 114 sièges, seulement 76 sièges reviennent à la mouvance présidentielle, c’est à dire le RPG-arc-en ciel. Il suffit de regarder au-delà de nos frontières pour apprécier le progrès que nous avons accompli en matière de transparence électorale”, a conclu le diplomate guinéen.

Poursuivant sa politique de proximité avec ses compatriotes, l’ambassadeur de Guinée aux Etats-Unis, SEM. Mamady Condé, a reçu ce dimanche 5 avril le Bureau de la communauté guinéenne de Washington.

Poursuivant sa politique de proximité avec ses compatriotes, l’ambassadeur de Guinée aux Etats-Unis, SEM. Mamady Condé, a reçu ce dimanche 5 avril le Bureau de la communauté guinéenne de Washington.

Cette réunion informelle fait suite à la visite que le Bureau de l’AGDMV a rendu à l’ambassadeur Condé il y quelques mois alors qu’il venait juste d’assumer ses fonctions dans la capitale américaine.

 

Le diplomate guinéen a profité de l’occasion pour féliciter l’AGDMV de Washington pour sa disponibilité et ses actions salvatrices, notamment dans la lutte contre Ebola.   La rencontre a également permis d’échanger sur un nombre de questions visant à impulser un dynamisme nouveau aux actions de la communauté.

 

En cela, l’ambassadeur a réitéré sa disponiblité à appuyer toutes les bonnes initiatives de l’AGDMV y compris son projet phare portant sur l’acquisition, dans un futur proche, d’un centre culturel nécessaire et adapté aux besoins des Guinéens.

 

M. Condé a par ailleurs insité sur la nécessité de réformer le GACU en lui dotant des structures viables et inclusives afin de pouvoir coordonner les actions de toutes les associations guinéennes sur le territoire américain.

 

En outre, poursuit-il, une telle organisation servirait d’intermédiaire idéal entre l’Ambassade et la Communauté. Sur la question, le président de l’AGDMV, Sam Soumah, a dit que des consultations sont en cours et qu’une convention sera organisée cette année afin de renforcer le rôle de GACU et mettre en place un nouveau bureau qui repondrait aux aspirations de l’ensemble des Guinéens.

 

Celui-ci a également informé l’ambassadeur de la tenue, dimanche prochain, d’un forum de discussions portant sur les états généraux de la communauté guinéenne de Washington.

 

Après la réunion, qui s’est déroulée dans une athmophère détendue, l’ambassadeur Condé a partagé un repas de circonstance avec les participants. AlloConakry

L’ambassadeur Condé insiste sur la mise en place d’un “Conseil” de Guinéens élargi

L’ambassadeur Condé insiste sur la mise en place d’un “Conseil” de Guinéens élargi

Le bureau de l’association des femmes guinéennes de la zone métropolitaine de Washington a célébré samedi à Cheverly, dans le Maryland, la journée internationale de la Femme, à travers une soirée de levée de fonds destinés à soutenir les efforts de lutte contre Ebola en Guinée.

 

L’événement a été rehaussé par la présence de l’ambassadeur de Guinée aux Etats-Unis M. Mamady Condé, accompagné de son épouse Odia K. Condé ainsi que de ses proches collaborateurs.

 

Le diplomate guinéen a mis l’occasion à profit pour saluer le courage et la détermination de la Femme guinéenne en tant que pilier de “développement socio-économique” du pays.

 

M. Condé a par ailleurs réitéré son appel à l’esprit de solidarité entre les guinéens des Etats-Unis en invitant la GACU à élargir ses bases par la mise sur pied d’un Conseil unique, incluant toutes les composantes de la communauté.

 

“Un tel cadre faciliterait le travail collectif et pourrait davantage mobiliser les ressources en faveur de notre pays”, a martélé M. Condé, en mentionnant une proposition formulée dans ce sens par le département en charge des guinéens de l’étranger.

L’ambassadeur s’est ensuite félicité de “l’heureuse nouvelle” concernant l’essai du vaccin contre ebola sur des personnalités guinéennes et d’autres, samedi, à Conakry.

 

Ce qui, a ses yeux, représente une “avancée significative”, même s’il exite encore quelques poches de résistance empêchant l’éradication complète de cette terrible maladie.

 

A l’ouverture de la cérémonie, la présidente des femmes guinéennes de Washington, Mme Marie Louise Soumah, avait fait un exposé sur la signification de la journée du 8 mars et sur les préoccupations de son organisation, en mettant l’accent sur la contribution de celle-ci dans la campagne contre ebola.

 

Depuis l’éruption de cette épidemie en Guinée, a t-elle rappelé, l’association des femmes guinéennes de Washington participe aux efforts de sensibilisation sur le terrain où elle a déjà distribué de nombreux kits sanitaires.

Les trois pays frappés par Ebola ont appelé mardi la communauté internationale à lancer un “plan Marshall” pour aider à leur redressement économique et gagner la guerre contre Ebola, lors d’une conférence à Bruxelles visant à coordonner les combats encore à livrer contre l’épidémie.

Les trois pays frappés par Ebola ont appelé mardi la communauté internationale à lancer un “plan Marshall” pour aider à leur redressement économique et gagner la guerre contre Ebola, lors d’une conférence à Bruxelles visant à coordonner les combats encore à livrer contre l’épidémie.

“L’impact d’Ebola sur nos économies a été profond” et cela impose “des plans et stratégies de redressement” pour accompagner à long terme les pays frappés, a déclaré la présidente du Liberia, Ellen Jonhson Sirleaf, devant les principaux acteurs de la lutte contre Ebola réunis dans un palais gouvernemental bruxellois.

“Il n’y a aucun doute que cela va requérir des ressources significatives, même un plan Mashall”, sur le modèle du plan américain de reconstruction de l’Europe après la Seconde guerre mondiale, a-t-elle ajouté.

Le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée vont “présenter un plan régional” en ce sens lors d’une réunion en avril de la Banque Mondiale et du FMI, a indiqué le président guinéen Alpha Condé. Il a aussi appelé les pays donateurs “à ne pas en rester aux annonces mais à débourser les aides promises”, dénonçant des retards en la matière.

Sur les 4,9 milliards de dollars engagés jusque là contre Ebola, 2,4 ont déjà été déboursés, selon une source européenne, pour qui il s’agit d’une rapidité “rare”.

Les trois pays doivent particulièrement être soutenus pour reconstruire “de manière urgente leurs services sociaux”, en particulier en matière de santé et d’éducation, a relevé le président de Sierra Leone, Ernest Bai Koroma.

Chute de 12% du PIB de la région touchée, systèmes de santé sinistrés avec le risque de voir le sida ou la malaria regagner du terrain, production agricole réduite de moitié, secteur minier affecté: un soutien à long terme est de fait requis pour faire face au désastreux impact économique et social de l’épidémie, selon la Commission européenne.

Le FMI a pour sa part annoncé lundi avoir accordé à la Sierra Leone une extension de crédit et un allègement de dette pour un montant total de plus de 187 millions de dollars, espérant que cela aidera “à réunir davantage d’aide financière de la part de la communauté financière internationale”.

– Le “zéro cas” visé pour mi-avril –

Les trois dirigeants ont aussi fait front commun contre tout relâchement des efforts livrés sur le terrain pour arriver au “zéro cas” humain. Mme Sirleaf a rappelé qu’ils s’étaient fixés mi-avril pour atteindre cet objectif.

“Il n’y aura pas de victoire totale tant qu’il n’y aura pas zéro cas”, a souligné M. Koroma.

Après un “manque de coopération”, “cette réponse régionale est une première et c’est intéressant”, a salué pour l’AFP la secrétaire d?État française au Développement, Annick Girardin.

L’engagement à redoubler de mobilisation pour éradiquer la fièvre hémorragique était relayé par tous les participants : agences de l’ONU, Banque mondiale, ONG ainsi que délégations européennes, américaine, chinoise, cubaine ou australienne.

Même si la contamination reflue, “l’épidémie n’est pas finie”, a insisté la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

“Cela va être une tâche très difficile et méticuleuse”, a souligné le coordinateur de l’ONU pour la lutte contre l’épidémie, David Nabarro.

Depuis le pic de l’épidémie, pendant l’automne, les nouveaux cas ont été divisés par dix, passant de quelque 900 à une centaine en moyenne par semaine, selon l’ONU. Quoique tardifs, le sursaut international et l’engagement africain ont permis de contenir l’épidémie, qui a fait quelque 9.700 morts recensés.

Si parmi les trois pays les plus touchés, le Liberia est sur la bonne voie, la tendance est toutefois repartie à la hausse dans certaines zones côtières de Guinée et de Sierra Leone, avec une persistance de foyers aléatoires dans des zones reculées de ces pays d’Afrique de l’Ouest.

Parmi les priorités, la mise en place d’équipes sanitaires volantes pour mieux ventiler la riposte. Une des préoccupations est de convaincre des “communautés qui résistent encore” d’adopter les bonnes pratiques, selon Ismaïl Ould cheikh Ahmed, qui dirige la mission de coordination des Nations unies pour Ebola.

En matière de personnel, “il manque encore de 200 à 300 spécialistes de santé publique”, à trouver surtout en Afrique pour plus d’efficacité, a précisé M. Nabarro à l’AFP.