Période Précoloniale

Les Nalou et les Baga peuplent la région au viiie siècle. Du ixe siècle au xie siècle, le royaume mandingue, vassal de l’Empire du Ghana, s’établit du haut Sénégal au haut Niger. Ils seront rejoints par les Jalonkés d’origine mandée. Au xiiie siècle, le légendaire Soundiata Keïtaforme un immense empire ayant pour capitale Niani (aujourd’hui petit village guinéen). L’Empire du Mali décline au xve siècle. Entre-temps et jusqu’au xviiie siècle, les Peuls apportent l’Islam dans la région, repoussant les Soussous vers le littoral.

C’est sur les côtes que les Soussous et d’autres ethnies nouent des liens avec les commerçants européens voulant se procurer esclaves,ivoire et malaguette (ou maniguette, plante voisine du gingembre et réputée aphrodisiaque). C’est le commerce triangulaire.

Colonial Era

La zone côtière fut occupée au préalable par les Portugais, qui furent évincés par l’armée française, parce qu’affaiblis par l’occupation de la Guinée-Bissau. La Guinée est proclamée colonie française en 1891, indépendamment du Sénégal, auquel elle était précédemment rattachée. Cette nouvelle appellation remplace celle qu’elle portait jusque-là: les Rivières du Sud. Samory Touré, relayé ensuite par les peuples de la forêt, mène une guerre organisée contre l’occupation française sur la côte et dans les massifs montagneux du sud-est avant d’être vaincu en 1898. La guerre qui oppose les Français au Fouta-Djallon, à Porédaka, s’achève par la victoire des premiers. L’Almamy Bocar Biro Barry est assassiné près des bords du Bafing, à Kollen. Il a choisi cette option pour ne pas être soumis ou réduit en vassal de la puissance colonisatrice. Ses guerriers s’éparpillent ou préfèrent se donner la mort à ses côtés. Les régions du Haut-Niger sont annexées l’année suivante. En 1901, la Guinée devient une partie intégrante de l’Afrique-Occidentale française (AOF), administrée par un gouvernorat général. En 1904, dans le cadre de l’Entente cordiale entre la France et l’Angleterre, les îles de Los deviennent françaises en échange de l’abandon de droits sur le séchage de la morue à Terre-Neuve.

La Route vers l’Indépendance

Lors du référendum de septembre 1958, la Guinée est le seul pays d’Afrique francophone à rejeter la proposition du général de Gaulle concernant l’intégration des colonies de l’AOF au sein d’une Communauté française, ce qui entraîne une rupture immédiate des relations politiques et économiques avec la France9.

L’indépendance fut proclamée le . La France n’y mit aucun obstacle mais retira dans le mois qui suivit son armée, ses fonctionnaires et ses crédits. De Gaulle ignora la demande d’association à la Communauté que lui adressa Sékou Touré après la proclamation de l’indépendance. La Guinée, en perdant les cadres qui faisaient fonctionner son administration et son économie, fut déstabilisée. Le départ des fonctionnaires civils et militaires se fit rapidement sentir sur le plan économique

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    • Le pays accède à l’indépendance le 2 octobre 1958 et Ahmed Sékou Touré en devient le président à 36 ans. Il cherche à construire une Union Africaine avec Kwame Nkrumah, apôtre dupanafricanisme ; la Guinée et le Ghana forment une union le , rejoints le par le Mali10. Officiellement non-aligné, le régime s’appuie sur l’Union soviétique sans rejeter l’aide des États-Unis.
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    • Takeover by the Army

      Après la mort de Touré en 1984, le gouvernement intérimaire est rapidement renversé par Lansana Conté. Sous la pression des bailleurs de fond, il introduit le multipartisme en 1993 et organise des élections, qui l’ont confirmé par deux fois à la présidence, en 1993 et en 1998. Bien que globalement épargnée par les conflits des pays voisins, la Guinée est confrontée à l’afflux de plusieurs centaines de milliers de réfugiés venus du Libéria et de Sierra Leone.

      Après avoir révisé la Constitution pour pouvoir se présenter une troisième fois en décembre 2003, le chef de l’État, pourtant gravement malade, est réélu avec 95,63 % des suffrages face à un candidat issu d’un parti allié, les autres opposants ayant préféré ne pas participer à un scrutin joué d’avance. Fin avril 2004, le premier ministre François Lonsény Fall profite d’un voyage à l’étranger pour démissionner, arguant que « le président bloque tout »11. Le poste reste vacant plusieurs mois avant d’être confié à Cellou Dalein Diallo, qui sera démis de ses fonctions en avril 2006.

      Le pouvoir du président, sous influence d’hommes d’affaires comme Mamadou Sylla, est de plus en plus contesté. Début 2007 éclate une grève générale réprimée dans le sang12.

      Le , Lansana Conté décède des suites d’une longue maladie (leucémie et diabète aigu) à l’âge de 74 ans. Au cours de la nuit suivante, les proches du régime s’affairent pour organiser l’intérim suivant les procédures prévues par la Constitution mais le au matin, à la suite de l’annonce du décès de Lansana Conté, des dignitaires de l’armée annoncent unilatéralement la dissolution du gouvernement ainsi que la suspension de la Constitution, dans un discours à teneur résolument sociale. Ces événements laissent planer le doute sur l’effectivité d’un nouveau coup d’État. Le même jour, le capitaine Moussa Dadis Camara est porté à la tête du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) et devient le lendemain13, le troisième président de la République de Guinée.
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    • Le nouveau Chef de l’État guinéen a été élu démocratiquement sur un programme de modernisation et de reconstruction progressive de la Guinée.

      Le 7 novembre 2010, Alpha Condé (candidat du RPG et de l’Alliance Arc-En-Ciel) obtient 52,5 % des suffrages face à son adversaire Cellou Dalein Diallo (candidat de l’UFDG et de l’Alliance des bâtisseurs), qui a fini par accepter les résultats de la cour suprême qu’il avait initialement contestés en raison de soupçons d’irrégularités23.
      Le président Alpha Condé est élu pour un mandat de 5 ans.

      Le 11 octobre 2015, le président Alpha Condé, a obtenu 58 % des suffrages et a été réelu au premier tour de l’élection présidentielle pour un nouveau mandat de 5 ans.