Message de fin d’année du président de la République, Pr. Alpha Condé

Message de fin d’année du président de la République, Pr. Alpha Condé

A l’occasion du Nouvel An 2018 le chef de l’Etat, Pr. Alpha Condé, s’est adressé aux Guinéens, le dimanche 31 décembre, dans un message dont voici la teneur.

Guinéennes et Guinéens,
Mes chers compatriotes

En ce début de l’année 2018, je voudrai présenter à chacun d’entre vous, à vos familles ainsi qu’à tous vos proches, tous mes vœux de santé, de bonheur et de prospérité. Je souhaite à chacun d’entre vous, Guinéens de l’Intérieur, comme del’Extérieur, une vie meilleure, en espérant que ceux qui connaissent des moments difficiles, surmontent toutes les épreuves dans la paix et la dignité. Aux ressortissants des pays frères et amis qui ont choisi de vivre chez nous, j’adresse mes meilleurs vœux et je veux les rassurer de notre traditionnelle hospitalité.

Ces vœux s’adressent également à nos forces de défense et de sécurité qui sont dévouées à la protection de notre territoireet contribuent avec courage, aux côtés de leurs frères d’armes de la Minusma, au rétablissement de la paix et de la sécurité dans notre région. La nouvelle année marque le soixantième anniversaire de notre indépendance nationale, acquise après le vote historique du 28 septembre 1958, qui a conduit notre pays à la souveraineté internationale et fait de notre peuple, une communauté profondément attachée à la liberté et à la construction de l’unité africaine. Je suis fier de partager avec vous, la célébration de cette période de notre histoire, au moment où je m’apprête à transmettre le flambeau de la présidence en exercice de l’Union Africaine.

Cette présidence de l’Union Africaine a permis à notre pays de hisser très haut, la vision que notre continent a sur les grandes causes du moment que sont, la paix, les luttes contre le terrorisme, le péril climatique, ainsi que l’engagement qu’il a pour un développement économique centré sur l’amélioration des conditions de vie de nos populations. Les périls humains  auxquels sont exposées certaines de nos populations qui bravent  les mers, au risque de leurs vies, nous interpellent, surtout lorsque s’étale sous  nos yeux, le drame du trafic d’êtres humains dévoilé récemment en Libye et qui mobilise notre conscience d’africain et de citoyen du monde.

Guinéennes et Guinéens,

Dans quelques semaines, nos citoyens participeront à de nouvelles consultations électorales avec la tenue des élections communales que je souhaite consensuelles et apaisées. J’encourage la classe politique à garder le cap sur les points de convergence qui peuvent aider notre pays à privilégier la défense de l’intérêt général et le respect de nos lois, face à certaines manifestations injustifiées qui sont susceptibles de troubler l’ordre public et la quiétude de nos villes et campagnes.

Le dialogue politique ouvert en 2011, nous a permis de franchir des étapes, avant d’arriver à l’accord conclu le 20 août 2015 et revisité en 2016, avec pour principal contenu: une réforme partielle de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), ainsi que la révision du code électoral soumise à l’Assemblée nationale. Il faut également noter l’adoption du code général des collectivités locales, la libération de toutes les personnes interpellées dans le cadre des manifestations publiques. L’identification et la poursuite des auteurs des violences durant les manifestations politiques sont en cours.

L’inscription d’un taux forfaitaire dans la Loi des Finances 2017 en faveur des victimes concernées par les manifestations politiques est également engagée. A ce propos,nous avons une pensée à l’endroit des victimes des violences politiques d’avant l’indépendance jusqu’aujourd’hui. C’est dans ce sens que j’invite le Gouvernement et les partis politiques à poursuivre le dialogue et à se pencher sur toutes les réformes futures susceptibles de préserver et d’améliorer nos acquis démocratiques, notre stabilité et notre volonté de vivre ensemble. L’année 2017 s’achève avec un bilan économique prometteur pour notre pays.

En plus des  changements économiques, un cadre attractif a été créé pour favoriser les investissements extérieurs. Notre économie a progressé de 10 points dans le classement du doing business, elle est également classée par la Banque Mondiale, parmi les cinq pays qui se distinguent sur le plan de la compétitivité. Avec un taux de croissance économique de plus de 6%, un déficit budgétaire contenu, le taux d’inflation est  aujourd’hui passé de 21 % à 8%. Cette  année, notre budget   2018 connaitra une forte augmentation du poste d’investissement par rapport à 2017.

 

Mes chers compatriotes

Notre pays est porteur de nombreux projets économiques depuis la conclusion avec le Fonds monétaire international (FMI) d’un accord au mois de décembre 2017. Ce dernier inaugure un nouveau programme de facilité élargie de crédit par lequel, la Guinée a la possibilité d’obtenir des prêts non concessionnels à hauteur de 650 millions de dollars, en complément d’autres financements identifiés pour le plan triennal 2017-2020. Un financement de projets prioritaires de 20 milliards de dollars a été également conclu en septembre 2017, avec la Chine, sur une durée de 20 ans. Il concerne les infrastructures et les secteurs vitaux de notre économie. Trois milliards seront déjà disponibles dès 2018, pour la construction de la route Coyah-Mamou-Dabola, l’assainissement des voiries de Conakry, la construction de la première université sur les quatre prévues. Sont également programmés le financement de la ligne de transmission électrique Linsan-Fomi, l’extension du port de Conakry et la construction du barrage hydro électrique de Souapiti.

Dans le domaine économique et social, à la réunion du 16 novembre dernier à Paris, du groupe  consultatif  pour le financement du Plan national de développement économique et social (PNDES), la Guinée s’est vu accorder 21 milliards de dollars de promesses d’engagement en lieu et place des 14 milliards attendus.

Après   24  années  de  fermeture,  l’usine militaire de confection de tenues va s’ouvrir au camp Alpha Yaya, avec un coût de réalisation de 32 millions de dollars et la création de 1558 emplois.Des investissements importants destinés à soutenir le monde rural seront faits dans le domaine de l’agriculture afin de diversifier notre potentiel agricole et nos variétés de culture L’accent est mis sur la culture de la noix de cajou, du café, du   cacao,  du  sésame  de  l’huile  de  palme. Les aménagements des espaces cultivables pour le riz, ont été d’ores et déjà engagés pour réduire notre dépendance extérieure.

A la  faveur de   notre  politique  minière,   d’importants  investissements  ont  été réalisés dans ce secteur, notamment, dans la mise en exploitation d’une nouvelle mine de bauxite à Boké, promue au rang de zone économique. La construction d’un terminal  à conteneurs dans le port de Kamsar et la rénovation des infrastructures ferroviaires  sont  également  projetées. Ces réalisations seront achevées en   2020. Elles  font  aujourd’hui de notre pays, un des plus grands producteurs de bauxite au monde. Plus de deux  milliards de dollars d’investissement sont prévus pour  les prochaines années. Par ailleurs, des programmes d’électrification des communes rurales et  la valorisation des énergies renouvelables, sont en cours d’exécution.

 

Guinéennes et Guinéens

Notre programme national de développement   économique et social s’exerce aujourd’hui dans un contexte politique serein. Cette gouvernance confirme notre ancrage dans la démocratie, qui est la base de notre stabilité politique. A ce jour, toutes les institutions prévues par la constitution, ont été mises en place. Nous poursuivrons la réforme des forces de défense et de sécurité, qui a permis de rapprocher les services de sécurité des populations et a changé radicalement l’image des forces de défense et de sécurité dans l’opinion nationale.

Par ailleurs les états généraux de la sécurité routière, et la tenue de la semaine nationale de la citoyenneté ont contribué à renforcer le civisme et le respect de la loi. Dans cet esprit, la réforme de la justice a été amorcée dès 2011. Elle a pour objectifs  de rapprocher la justice du citoyen, de crédibiliser  le système judiciaire, et de créer un environnement judiciaire favorable conforme à un état de droit. La Guinée dispose d’un cadre institutionnel propice à l’exercice des libertés, comme   celle   de  la   presse,  avec   une   loi   qui   dépénalise   les   délits   de   presse.

L’existence d’une institution indépendante de régulation composée de responsables des associations de presse s’inscrit dans ce cadre. J’encourage la presse publique et privée à continuer d’œuvrer pour la défense de nos valeurs démocratiques, dans le respect de nos lois et règlements, afin de mieux asseoir notre démocratie.

 

Guinéennes et Guinéens, mes chers compatriotes

La  promotion de la femme est un axe essentiel de la politique sociale du Gouvernement. Je  voudrai à ce titre, rappeler que de nombreuses initiatives destinées à promouvoir l’autonomisation des femmes sur le plan économique ont été prises. Une banque de micro finance destinée aux femmes a été mise sur pied sur l’ensemble du territoire   national. Cette banque permet aux femmes d’accéder à des ressources avec des   conditions avantageuses. Des investissements importants ont été réalisés pour promouvoir des activités dans l’artisanat, le maraîchage et la teinture. Ainsi que dans le développement de la filière du beurre de karité, le miel et le fonio. La politique de promotion de la femme a intégré la dimension du genre dans l’accès aux postes de décision. Une direction Genre et Equité a été créée au sein de tous les départements ministériels. Par ailleurs la lutte contre les mutilations génitales féminines constitue une priorité dans la politique de protection de l’intégrité physique de la femme. La scolarisation et le maintien de la jeune fille à l’école, la lutte contre le mariage précoce s’inscrivent dans le même esprit.

 

Guinéennes et guinéens

Je voudrai surtout m’adresser aux jeunes qui   occupent  une place importante dans notre projet de société et dans les investissements à venir. Un ensemble de projets sera mis en œuvre dès ce mois de janvier 2018, conformément à la volonté de l’Union Africaine de consacrer la nouvelle année au thème « investir dans la jeunesse». Un des actes importants posés pour la promotion des jeunes est l’élaboration de la politique d’insertion dans le circuit de l’économie nationale. Un programme national doté d’un fonds important a été mis en œuvre pour permettre aux jeunes de créer des entreprises et de faciliter leur accès aux nouvelles technologies. Des maisons de jeunes, équipées de matériels informatiques ont été construites dans les communes de la capitale. Des centres multifonctionnels sont en cours d’édification à Conakry.

Une politique volontariste en matière de santé publique a été mise en œuvre pour inverser les tendances observées dans ce domaine en Guinée. Le taux de couverture vaccinale est presque complet. Il en est de même du nombre de centres de santé communautaire et  de  structures préfectorales qui se sont accrues. Nous avons également amélioré la capacité nationale de riposte aux épidémies.

Dans le domaine de l’éducation nationale, une réforme en profondeur est en cours avec l’organisation des états généraux dans ce domaine,   prévue prochainement. Dans un premier temps, les efforts ont été concentrés sur les formations de base. Près de 10.000 classes ont été construites dans l’ensemble du pays. Plus de 5.000 enseignants ont été recrutés. Le recensement biométrique et l’introduction   du   traitement informatique des dossiers d’orientation et de gestion des étudiants ont contribué à une meilleure maitrise des effectifs dans l’enseignement supérieur. Le système national d’enseignement s’oriente de plus en plus vers la prise en compte de l’adéquation entre formation et emploi et celle des attentes des employeurs. Un accent particulier a été mis sur l’enseignement technique, avec entre autres, la construction de nouveaux centres de formation.

Nous allons doter nos forces de sécurité de moyens conséquents leur permettantde mettre fin à l’insécurité et au grand banditisme. Je   souhaite que l’année nouvelle soit pour  nous  tous, une occasion d’offrir encore à notre pays, le meilleur de nous-mêmes.

A tous et à toutes, je souhaite une bonne et heureuse année 2018

Le Conseil des ministres approuve la convention de base de la Société TBEA

Le Conseil des ministres approuve la convention de base de la Société TBEA

Le Conseil des ministres a tenu sa Session ordinaire, jeudi, 28 décembre 2017, au Palais Sèkhoutouréya à Conakry, de 10h à 12h TU, sous la présidence du président de la République,   chef   de   l’Etat,   Pr   Alpha   Condé, rapporte le porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara, ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail.
Elle s’est tenue autour de quatre points à son ordre du jour:
1. Message du président de la République;
2. Compte-rendu de la Session ordinaire du Conseil interministériel tenue le 26 décembre 2017;
3. Décisions; et 4. Divers.
Le Conseil a, dans les décisions, approuvé la Convention de base de la Société TBEA Group, présentée par le ministre des Mines et de la Géologie (MG), Abdoulaye Magassouba.
Auparavant,   dans   le   premier   point   de   l’ordre   du   jour,   le   président   de   la République, chef de l’Etat, Pr Alpha Condé a demandé au gouvernement, d’être vigilant sur le potentiel de pollution des sources d’énergie qui doivent alimenter les différents projets, notamment dans le secteur minier.
Le chef de l’Etat a instruit les départements concernés de prendre toutes les dispositions avant la fin de l’année, pour proroger ou réorienter les différents projets qui souffrent d’un retard d’exécution.
Le   président   de   la  République  a  rappelé   la   nécessité   de   réguler   le dysfonctionnement   qui   consiste,   pour   des   cadres   de   la   Fonction   publique (notamment dans les secteurs de la Santé et de l’Enseignement), à exercer dans des structures privées au détriment de leur mission de service public.
Le chef de l’Etat a insisté auprès du ministre en charge du Travail, pour que des contrôles   stricts   soient   effectués   auprès   des   entreprises,   afin   de   vérifier   et sanctionner les manquements aux règles d’immatriculation à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), aux normes de santé et sécurité sur les lieux de travail et aux procédures de licenciement.
Pr Alpha Condé   a  demandé  aux   ministres  en  charge  des Transports et des Finances de procéder, dans les meilleurs délais, au règlement des droits des travailleurs de la SOTRAGUI, avant la relance du nouveau service de transport public.
Il a instruit le ministre de la Santé, de se mettre en rapport avec son homologue en charge de la Fonction publique pour l’engagement des médecins remplissant les conditions d’engagement  sur titre, afin de les affecter en province pour renforcer les structures locales de Santé.
Ensuite, le premier ministre, chef du gouvernement, Mamady Youla a introduit le compte-rendu de la Session ordinaire du Conseil interministériel, tenue mardi, 26 décembre dernier.
Le Conseil a ainsi entendu successivement  la ministre de l’Economie et des Finances, Malado Kaba,  qui a fait une communication relative au processus d’opérationnalisation du Compte Unique du Trésor (CUT).
Elle a précisé que la Trésorerie publique est incarnée par le CUT conformément au principe   de   l’unité   de   la   trésorerie   consacrée   par   l’article   43   de   la Loi Organique relative aux Lois de Finances (LOLF) et les articles 35, 36, 37, 40, 116 du Règlement  Général de la Gestion  Budgétaire   et   de  la  Comptabilité Publique (RGGBCP).
La ministre a révélé, que la gestion des finances publiques est restée longtemps caractérisée par une fragmentation de la trésorerie publique qui s’est accentuée au fil des années par des pratiques qui émiettent la trésorerie publique et sont contraires à la législation.
Elle a affirmé, que le CUT est une structure unifiée des comptes bancaires des Administrations Publiques, opérée par le Trésor, donnant une vue consolidée des liquidités   disponibles   et   permettant   leur   fongibilité.   Le   Compte   Unique   du Trésor présente des avantages aussi bien pour le Trésor Public que pour les secteurs.
«A date, la réalisation du CUT se trouve confrontée à un certain nombre de difficultés   parmi   lesquelles,   l’existence   dans   les   livres   des   banques commerciales, de comptes d’entités publiques n’ayant pas le droit d’en ouvrir, avec parfois des positions débitrices au mépris de la convention liant le Trésor Public, la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) et les banques commerciales;  la multiplicité  de   comptes de  disponibilités   pour  une même entité publique,  voire  pour un  même poste comptable dans les livres de la Banque   Centrale   et   des   banques   commerciales; l’ouverture   de   comptes de dépôts directement dans les livres de la BCRG, alors qu’ils doivent être tenus dans les écritures du Trésor Public où leurs opérations seront individualisées», a cité la ministre».
Au cours  des débats,  les  observations  essentielles  ont  porté  sur la nécessité d’ouvrir les Bons du Trésor au public, d’approfondir la réflexion concernant les sociétés qui ont des activités purement  commerciales afin de  préserver leur situation de concurrence, de faire la part entre les déposants au CUT et les déposants à la BCRG et non dans le CUT, de prendre des textes d’application de la Loi Organique relative aux Lois des Finances.
De   son   côté,   le   ministre   des   Mines   et   de   la   Géologie   (MG),   Abdoulaye Magassouba a fait une communication relative au projet de Convention Minière entre la République de Guinée et la Société TBEA Group CO. LTD.
Il a déclaré que la société TBEA est une société de droit privé chinoise cotée en Bourse,  basée  dans  la  zone de  développement  pour  les  hautes  et nouvelles technologies, dans la ville d’Urumqi (Xinjiang, République Populaire de Chine).
La   société   évolue   dans   l’exploitation   minière,   la   production   industrielle (aluminium   et   produits   dérivés),   dans   la   production   d’électricité et d’équipements électriques, a fait savoir le ministre. Il   a   informé,   que   la   société   TBEA Group   Co.   Ltd   désire,   à   travers   cette convention de base, exploiter et valoriser les ressources bauxitiques (notamment le   bloc   dit   de   Santou   Nord   et   des   périmètres   de   recherche   de   ressources additionnelles) situées dans les préfectures de Boffa, Télémélé et Boké. Il a souligné, que le projet que la société entend réaliser, au terme de cette Convention de base, est ambitieux et stratégique pour la République de Guinée, parce qu’il porte sur le développement par phases sur le territoire de la Guinée d’une chaine de production intégrée de la bauxite à l’aluminium, assortie d’infrastructures portuaires, énergétiques et ferroviaires et d’une zone industrielle multi-activités et multi-secteurs.
Le ministre a expliqué:
«Au cours de la première phase du projet, la société TBEA procèdera à la construction et à l’exploitation d’une mine de bauxite d’une   capacité   initiale   de 10 millions de tonnes par an, d’une raffinerie d’alumine   d’une   capacité   d’1   million   de   tonnes par an, d’une fonderie d’aluminium d’une capacité   de   200.000 tonnes par an et  d’une centrale thermique avec une capacité initiale de 75 mégawatts, ainsi que la centrale hydroélectrique d’Amaria (300 MW).
La date de démarrage de la production de bauxite a été fixée au 30 juin 2019, et celle de l’alumine au 30 juin 2021. La mise en service de cette fonderie est attendue dans un délai de 07 ans et demi à compter de l’entrée en vigueur de la convention de base. La centrale thermique, la centrale hydroélectrique et le port à réaliser par TBEA au cours de cette phase initiale seront accessibles aux tiers.
Plusieurs phases additionnelles portant sur la réalisation d’autres infrastructures transformatrices sont prévues pour la République de Guinée. Si la réalisation de ces phases additionnelles nécessite la conclusion d’accords complémentaires entre la République de Guinée et TBEA, un certain nombre de principes fondateurs doivent être dès à présent actés par la convention de base».
Le ministre des MG a noté l’engagement de  l’investisseur à réaliser un Investissement Initial d’un montant de deux milliards huit-cent quatre-vingt-dix millions   de   dollars   (2 890 000 000 USD).   «Au-regard   de  l’ampleur des investissements et de l’engagement de la société, il a été accepté de favoriser un tel investissement par la mise en place de mesures spécifiques d’incitations fiscales et  d’accompagnement à travers  un  Comité d’Appui et  de   Suivi du Projet».
Abdoulaye Magassouba a rassuré : «Les droits spécifiques que le Code minier accorde à la Guinée afin de favoriser l’impact positif des projets miniers sur l’économie nationale, ont été préservés. En effet, la Société s’engage à appliquer l’ensemble   des   normes   et   pratiques   environnementales.   Les droits de commercialisation et participation de l’État sont également préservés. La société entend créer plus de 10 000 emplois locaux directs et indirects».
Le ministre de la Santé, Dr Abdourahamane Diallo a fait une communication relative à l’Audit institutionnel, organisationnel et fonctionnel du Ministère de la Santé.
Il a rappelé que la Guinée a subi l’épidémie de la maladie à virus Ebola de 2014 à 2016 et qui a dévoilé les faiblesses de son système de santé. Ce qui a conduit le gouvernement, en collaboration avec ses partenaires, à élaborer la nouvelle Politique Nationale de la Santé (PNS) et le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS 2015-2024).
C’est dans ce cadre que le ministre de la Santé a fait le choix d’organiser l’audit institutionnel, organisationnel et fonctionnel du Ministère de la Santé en 2016, afin d’adapter ses fonctions au contexte changeant (offre, demande, besoin).Il a informé que l’équipe d’auditeurs était composée de 07 experts nationaux, 05 experts   internationaux   et   spécialistes   en   développement   organisationnel, finances, ressources humaines, juriste, santé publique, administration. L’audit a été financé par l’UE et l’USAID.
Le ministre a annoncé, que la méthodologie adoptée consiste à la mise en place d’un   Comité   de   pilotage   pour   l’orientation   de   la   mission,   l’élaboration la validation des TDR et outils de collecte de données et la phase d’investigation.
Les ateliers régionaux de restitution et de partage ont été organisés avec les responsables régionaux, préfectoraux et communaux. Une feuille de route pour la mise en œuvre des recommandations a également été élaborée. Il a indiqué, que des constats ont été enregistrés lors de l’audit, notamment «la faible performance globale du système de santé, la gouvernance inappropriée, la gestion   des   ressources   humaines   inefficace, le   financement de la santé inadéquat, le secteur pharmaceutique peu performant, les   infrastructures   et équipements vétustes, et le système d’information sanitaire déficient».
Le ministre a indiqué, que la mise en œuvre de certaines recommandations de l’Audit est en cours, conformément à la feuille de route.
Au cours des débats, les observations ont porté sur la nécessité de réguler le secteur de la pharmacie, la nécessité de la prise en charge des résultats de cet audit pour la réforme de l’Administration de la Santé.
Au terme des débats, le Conseil encourage le ministre à poursuivre les efforts de réforme, en vue de l’utilisation rationnelle des ressources humaines dans la gestion des structures sanitaires du pays.
A l’issue des débats sur les différentes questions suscitées, le Conseil a décidé ce
qui suit :
1. Le Conseil apporte son soutien à Madame la Ministre des Finances et l’invite à finaliser les réformes relatives à l’opérationnalisation effective du Compte Unique du Trésor.
2.   Le Conseil approuve la  convention de base de la Société TBEA Group présentée par le Ministre des Mines et de la Géologie.
Dans les  divers,  le ministre de l’Industrie, des PME et de la Promotion du Secteur Privé, Boubacar Barry a informé d’un accident de travail survenu aux Grands Moulins de Conakry, ayant causé la mort de trois travailleurs.Le   ministre, porte-parole du gouvernement, Albert   Damantang Camara a informé   du   décès   de   Mohamed   Camara,   membre   de   la   Cellule   de
Communication du gouvernement, survenu dimanche, 24 décembre 2017, suite à un accident de la circulation.
Avant de lever la séance, le président de la République, chef de l’Etat a donné de larges informations sur actualité africaine et internationale.

Compte-rendu du Conseil des Ministres du 21/12/2017

Compte-rendu du Conseil des Ministres du 21/12/2017

Le Conseil des ministres de la Guinée a tenu sa Session ordinaire, jeudi, 21 décembre 2017, de 10h à 12h TU, au Palais Sèkhoutouréya à Conakry, sous la présidence du président de  la République, chef de l’Etat, Pr Alpha Condé,rapporte le porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara.

·         Le Conseil s’est tenu autour de l’ordre du jour suivant :

·          1. Message du president de   la   République ;

·           2.   Compte   rendu   des   Sessions   ordinaires   du   Conseil

interministériel tenues les 12 et 19 décembre 2017 ;

3. Décisions ; et 4. Divers.

·         A travers les décisions prises, le Conseil a demandé aux Ministères concernés de prendre les mesures nécessaires pour déconcentrer le système de passation des marchés publics. Cette nouvelle procédure doit permettre que ces opérations se déroulent désormais au sein des départements ministériels sous la supervision d’une structure de contrôle et de suivi.

Il a demandé au ministre en charge des Mines, en relation avec le Ministère de la Communication, le Gouvernorat de Conakry et les services de Sécurité, de faire libérer les emprises de la voie ferroviaire en commençant par une campagne de sensibilisation.

Auparavant, le président de la République, chef de l’Etat, Pr Alpha Condé a félicité la ministre du Plan et de la Coopération Internationale (PCI), pour les résultats significatifs de la réunion du Groupe consultatif, tenue à Paris (France) les 16 et 17 novembre 2017.

Le chef de l’Etat a insisté pour que les mécanismes de passation des marchés publics  soient   améliorés,  afin   de  permettre   une   plus   grande absorption des sommes qui ont été collectées à cette occasion.

Le président de la République a demandé aux ministres en charge de la Sécurité et de la   Défense,   de   mettre   à   profit   les   nouvelles dotations en matériel et équipements pour éradiquer le grand banditisme, caractérisé ces derniers temps par des enlèvements contre rançon.Il a invité le ministre en charge de l’Urbanisme, à vérifier systématiquement que  es nouvelles constructions à Conakry sont compatibles avec le Projet Conakry 2040.

Le président de la République a demandé au ministre en charge des Transports, de veiller à ce que la Guinée soit en conformité avec les règles de l’IATA.

Il est ensuite revenu au premier   ministre, chef  du gouvernement, Mamady Youla, d’introduire le compte-rendu des Sessions ordinaires du Conseil interministériel, tenues les 12 et 19 décembre dernier.

Le Conseil a ainsi entendu successivement pour la Session du 12 décembre, le compte-rendu de mission du ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de

l’Etranger, relatif aux travaux de la Commission Mixte de Coopération Guinée-Algérie, tenue du 04 au 05 décembre.

·          Il a informé le Conseil des entretiens et audience qu’il a eus avec les autorités algériennes,   qui   ont   porté   sur   des   questions   d’intérêts   communs   aux   plans

·          bilatéral, continental et international.

Au cours des rencontres, il a été également évoqué la nécessité de renforcer la coopération bilatérale et d’œuvrer à instituer entre la Guinée et l’Algérie des consultations régulières, afin de promouvoir une concertation bilatérale efficace et un appui international approprié en vue de garantir la paix, la sécurité et le développement des deux pays.

Le ministre a rappelé, que lors de cette Session, un accent particulier a été mis  ur les questions relatives à la dette entre la Banque d’Algérie et l’ancienne Banque   Guinéenne   du  Commerce   Extérieur,   d’un   montant   de 2.866.910,95USD.

Le Conseil a invité le ministre à un suivi régulier des dossiers concernés dans le cadre des préparatifs de la Session de Conakry.

Au  titre de la communication, le gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) a fait une communication relative à la création d’une Société Nationale de Réassurance et d’une Société Nationale d’AssuranceAgricole.

Il a indiqué que le premier projet relatif à la création d’une Société Nationale de Réassurance s’inscrit dans le cadre du développement du secteur des Assurances en Guinée. Cette initiative hautement stratégique découle de la nécessité de maîtriser le phénomène de la fuite des capitaux et la délocalisation des gros risques à l’étranger.

Le gouverneur de la BCRG a précisé, qu’à l’issue des consultations, la Commission mis en place à cet effet a proposé de fixer le niveau du Capital Social de la Société, pour un départ, à un montant de 20 millions de dollars américains, répartis comme suit:

l’Etat   guinéen   a  25% ;

les acteurs   privés  uinéens ont 35%

et les partenaires techniques et financiers étrangers ont 40%.

Sur cette base, la Banque Centrale a adressé des courriers aux acteurs concernés. Il a soutenu que le Ministère de l’Economie et des Finances a marqué son accord d e principe pour les  25%  dans le capital de la   future Société. Les autres Partenaires, tout en saluant le projet, souhaitent obtenir le plan d’affaires, le cadre de gouvernance et la stratégie de réglementation de la Société, avant toute prise de décision.

En ce qui concerne le second projet relatif à la création d’une Société Nationale d’Assurance Agricole en Guinée, le gouverneur a rappelé l’article 60 du Code des Assurances, qui  éfinit  les   risques   agricoles   comme   étant   «des   risques auxquels sont exposées les personnes physiques ou morales exerçant exclusivement ou principalement une profession   agricole   ou   connexe   à l’agriculture, les membres du personnel et les membres des familles de ces agriculteurs».

Au terme des débats,  le Conseil a dit apporté son soutien au gouverneur et l’encourage à poursuivre la réflexion en prenant en compte les observations formulées, afin de soumettre un projet final à un prochain Conseil.

Pour la session du 19 décembre, au titre du compte rendu, le ministre des Transports a fait un compte-rendu relatif à la réunion sur le lancement du marché unique du transport aérien en Afrique, du 05 au 08 décembre 2017, à Addis-Abeba (Ethiopie).Il a indiqué que la réunion a eu pour objectif, d’examiner les résultats du Sommet de l’Union Africaine (UA) de juillet 2017, d’adopter un mécanisme de mise en œuvre et de suivi-évaluation du plan d’actions des transports, en prélude au lancement du marché unique de transport aérien en Afrique.

Le ministre a affirmé, que la mise en œuvre du marché unique de transport aérien en Afrique favorisera la mobilité des populations au niveau du continent.Ce marché unique de transport aérien se caractérise par la libération complète des droits de trafic pour les services aériens réguliers, y compris le développement du fret.

Il  a  souligné que les vingt-trois (23)  Etats africains engagés à entériner la déclaration sur le Marché Unique se sont constitués en groupes de travail ministériels chargés de suivre sa mise en œuvre et de sensibiliser les autres Etats pour qu’ils adhèrent à ce marché, qui devra voir le jour au prochain Sommet des chefs d’Etat de l’UA, prévu à Addis-Abeba du 25 au 28 janvier 2018.

Le   Ministre a indiqué que la réussite du lancement du marché unique de transport aérien nécessite, pour tous les Etats de l’Union, la réalisation de sept (7) activités, dont entre autres, la ratification de la décision de Yamoussoukro sur la libération du transport aérien en Afrique, la signature et la notification de l’engagement   solennel   de   sa   mise   en   œuvre  à la  Commission  africaine de l’Aviation Civile   (CAFAC), la célébration de la journée de la décision de Yamoussoukro, le 14 novembre de chaque année.

Au cours des débats,  les observations ont porté sur la   nécessité de mettre d’abord en place les préalables en termes d’infrastructures aéroportuaires avant l’entrée de la Guinée dans ce marché unique, la problématique de la création d’une Compagnie nationale aérienne, vu que les aéroports de l’intérieur du pays ne sont pas opérationnels, excepté celui de Faranah.

· Au   titre   des communications,  la   ministre du Plan et de la Coopération Internationale (PCI) a fait une communication relative à la réunion du Groupe Consultatif sur le  Plan National de Développement Economique et  Social (PNDES), tenue du 16 au 17 novembre 2017, à Paris (France). Elle a rappelé, que sous la présidence du chef de l’Etat, la réunion du Groupe Consultatif sur  le PNDES a été organisée par le gouvernement guinéen, en collaboration avec la Banque Mondiale, l’appui de la BAD, du PNUD, de la

BID et de la BADEA.

La réunion de Paris a regroupé des partenaires bilatéraux, des Institutions et Agences de financement du développement, des Organisations Non Gouvernementales Internationales (ONGI) opérant  en  Guinée, ainsi que des opérateurs privés nationaux et internationaux.

La ministre a indiqué, que toutes les personnalités intervenues, ont exprimé leur soutien aux efforts de développement de la Guinée et plus particulièrement au financement de la mise en œuvre du PNDES. Elle a affirmé, que les travaux de la réunion du Groupe Consultatif se sont déroulés en dix (10) Sessions, dont six (06) en plénière et quatre (04) en Focus parallèles sur le secteur privé, l’agriculture et l’énergie.

La ministre de la PCI a soutenu, que la Session consacrée aux déclarations et aux annonces, ainsi que la session permanente portant sur les opportunités de partenariats ont permis d’enregistrer des contributions d’environ 21,755 milliards de dollars américains répartis comme suit :

–         Secteur privé                                         7,747 milliards US, soit 35,49%

–         Secteur public (bilatéraux) :                  6,504 milliards US, soit 30,14%

–         Partenaires Techniques et Financiers    7,504 milliards US, soit 34,37%.

Elle a noté la satisfaction de tous les partenaires, non seulement par la qualité de l’organisation de la Réunion et celle des documents présentés, ainsi que des perspectives de  développement économique et social qui s’ouvrent pour la Guinée.

Toutefois, les   partenaires ont souligné les défis majeurs auxquels le Gouvernement devrait trouver des réponses appropriées, notamment le renforcement de la bonne gouvernance et de l’État de droit, l’amélioration du climat des affaires et le choix judicieux de projets structurants pouvant contribuer significativement à la réduction de la pauvreté.

· La ministre a indiqué, que le gouvernement et ses partenaires ont convenu de poursuivre les discussions dans le cadre de consultations thématiques et sectorielles axées sur les grands défis du PNDES, mais aussi d’un mécanisme de suivi et évaluation de la mise en œuvre du PNDES et du respect des engagements pris.

Au cours des débats, les observations ont essentiellement porté sur la nécessité de prendre les dispositions nécessaires pour mobiliser les montants annoncés, faire une bonne communication autour du PNDES et de son financement, mettre en place des dispositifs de mise en œuvre et de suivi-évaluation rigoureux du PNDES, revoir la durée des procédures de passation des marchés ainsi que de suivi et évaluation afin de tirer meilleur profit de ces annonces.

Au terme des débats, le Conseil a félicité la ministre pour la bonne conduite du projet et invité l’ensemble des ministres à prendre chacun en ce qui le concerne, les dispositions nécessaires pour la mise en œuvre concrète des projets consignés dans le PNDES.

Le ministre des Mines et de la Géologie a fait une communication relative à la réhabilitation du chemin de fer dans le cadre de la relance de l’Usine de FRIGUIA. Il a rappelé,  qu’après plusieurs décennies de fonctionnement, la Société FRIGUIA a connu des difficultés économiques et sociales qui ont entrainé son arrêt en  2012.  Cette  situation  s’est traduite  par une perte  considérable pour l’économie nationale et un drame socioéconomique pour les populations riveraines et celles de Fria.

Le ministre a précisé, que pour remédier à cette situation, le président de la République s’est personnellement impliqué, en inscrivant la reprise des activités de l’usine de FRIGUIA dans le cadre de la relance de la coopération bilatérale entre la Guinée et la Russie.

Ces négociations ont abouti à la signature le 20 avril 2016, d’un accord portant sur la réhabilitation de l’usine d’alumine de FRIGUIA. Au terme de cet accord, les travaux de réhabilitation devaient débuter en janvier 2017, avec la relance effective de l’usine avant avril 2018. Le ministre a déploré le fait  que  ce programme de réhabilitation se trouve confronté  à une réalité:  l’état   inquiétant des infrastructures ferroviaires à Conakry et ses environs qui pourrait mettre en péril le respect du chronogramme.

Les présidents chinois et guinéen annoncent l’établissement d’un partenariat de coopération stratégique

Le président chinois Xi Jinping s’est entretenu mercredi à Beijing avec son homologue guinéen, Alpha Condé, et les deux présidents ont décidé d’établir un partenariat de coopération stratégique bilatéral.

Les deux dirigeants ont consenti à profiter de cette opportunité pour mettre en oeuvre le Sommet de Johannesburg du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), afin d’élargir la coopération réciproque dans plusieurs domaines, et d’assurer un futur plus large aux relations sino-guinéennes.

Rappelant que la Guinée a été le premier pays d’Afrique subsaharienne à établir des relations diplomatiques avec la Chine nouvelle il y a 57 ans, M. Xi a indiqué que les deux pays se soutenaient toujours dans les dossiers concernant les intérêts fondamentaux et les préoccupations majeures de chacun, et que la coopération bilatérale avait résisté à l’épreuve du temps.

M. Xi a exhorté les deux pays à renforcer leur coopération entre les gouvernements, les partis au pouvoir, les organisations juridiques et les localités, afin de consolider le fondement politique pour une amitié durable.

La Chine est prête à élargir la coopération agricole avec la Guinée, pour aider la production agricole de ce pays africain, a-t-il noté. M. Xi s’est également engagé à renforcer la coopération bilatérale sur l’exploration des ressources afin de faciliter la coopération sur la capacité et la construction d’infrastructures dans les secteurs des chemins de fer, des ports, de l’électricité et de la communication.

M. Condé a félicité la convocation réussie de la sixième session plénière du 18e Comité central du Parti communiste chinois (PCC) tenue à Beijing la semaine dernière, saluant le développement économique et social de la Chine grâce à la direction du PCC.

La Guinée souhaite élargir la coopération avec la Chine dans les domaines des ressources, de l’énergie, des technologies, de l’agriculture, de l’hydroélectricité, des infrastructures et de la construction de port, a indiqué M. Condé, qui effectue une visite d’Etat en Chine du 26 octobre au 4 novembre. Agence Xinhua

Protocole du 09 Octobre 2017: Une entente entre Gouvernement, Syndicat et Patronat

Les ministres de la Fonction Publique, de Réforme et de la Modernisation de l’Administration, celui du Budget et de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail, ont signé ce jour avec l’intersyndicale  CNTG-USTG et  les organisations patronales l’avenant du protocole d’accord du 09 octobre portant maintien de l’ancienne valeur monétaire du point d’indice à 1030 et 977 au lieu de 751 et 698.

La signature de ce protocole qui s’inscrit dans le cadre d’une dynamique d’amélioration des conditions de vie des travailleurs du secteur public amorcé depuis 2011. C’est pourquoi soucieux de la préservation de la quiétude sociale et de l’équité de l’action syndicale dans notre pays, que les parties signataires du protocole du 09 octobre 2017 s’engagent en ce 19 mars 2018, à modifier le point I dudit protocole.

Le point I de ce protocole modifié prend en compte plusieurs aspects à savoir pour le personnel de la santé, le Gouvernement s’engage à payer 30% de la valeur monétaire du point d’indice (1030) à compter de la fin du mois de mars 2018. C’est-à-dire les 115 médecins décédés dans le cadre de la riposte contre l’épidémie Ebola bénéficieront d’une pension de réversion dès le 1er janvier 2018 et les 26 agents paramédicaux seront recrutés dans les effectifs de la fonction publique suivant leur profil à compter du 30 Avril 2018.

Par ailleurs, en plus des 10% déjà payés en fin février 2018, destiné aux personnels hors de l’éducation les parties maintiennent le payement des 30 % restants. Ce payement des 10% de la valeur monétaire du point d’indice se fera à la fin des mois d’avril, juillet et septembre 2018.

S’agissant des autres personnels de la fonction publique hors éducation ayant fait valoir leurs droits à la retraite en 2017 et qui ont perçu leur indemnités de départ bénéficierons d’une augmentation de 40 % de la valeur monétaire du point d’indice payable à compter en Avril 2018.

Cet accord capital prend également en compte certains points soulevés relatifs aux transporteurs, à la biométrie et au secteur privé. Au regard de cette demande, le  Gouvernement s’engage à mettre fin aux tracasseries routières et à lever les barrages non conventionnels dès la signature du présent avenant.En plus, les parties signataires invitent le Gouvernement à accélérer la finalisation de la biométrie des retraités d’ici le 31 mai 2018 en vue de la revalorisation de leurs pensions. Ils demandent également aux employeurs de procéder à l’ouverture de négociation collective selon la capacité financière de chaque entreprise.

Il faut précise que les échanges autour des termes de cet avenant du protocole d’accord du 09 octobre portant maintien de l’ancienne valeur monétaire du point d’indice à 1030 et 977 au lieu de 751 et 698, se sont déroulés dans une atmosphère de convivialité et va permettre de restauré la confiance mutuelle entre les parties concernés pour le bien des travailleurs.

La Cellule de Communication du Gouvernement

Au sommaire de l’actualité gouvernementale de cette semaine

Le projet phare du Président de la République, le barrage de Souapiti, a été approuvé. Il permettra non seulement d’accroître la desserte en énergie sur le plan interne, mais également de faire de la Guinée un pays exportateur d’électricité de premier plan au niveau sous régional.

Grève des enseignements et chercheur de Guinée, Gouvernement et Syndicats paraphent un protocole d’accord et ont annoncé sa suspension.
Après un mois de grève, Gouvernement et Syndicats paraphent un protocole d’accord et ont annoncé la suspension de la grève déclenchée le 12 février par le syndicat libre des enseignements et chercheur de Guinée. Cet accord qui intervient après deux semaines de négociations, a été signé par le médiateur de la république, le syndicaliste Aboubacar Soumah et certain membre du gouvernement.

Gouvernement – Apres près de deux ans de négociations intenses, le projet phare du Président de la République, le barrage de Souapiti, a été approuvé par la banque Eximbank of China. Ce projet de construction d’un barrage hydroélectrique d’environ 450 MW et de près de 1,3 milliards USD permettra non seulement d’accroître la desserte en énergie sur le plan interne, mais également de faire de la Guinée un pays exportateur d’électricité de premier plan au niveau sous régional. La signature de l’accord de prêt interviendra très prochainement ce qui permettra d’accélérer des travaux déjà bien avancés.

MEF – La ministre de l’économie et des finances a rencontré cette semaine les contrôleurs financiers chainon, une frange importante dans la régulation budgétaire. Il était question d’échanger avec ces acteurs du dispositif devant permettre d’améliorer la régulation budgétaire et de qualifier les dépenses. A cet égard la Ministre a précisé le rôle attendu des contrôleurs financiers dans cet exercice où ils veilleront désormais au respect des plans d’engagement trimestriels approuvés par le budget. Ils devront aussi veiller à ce que certains secteurs engagent les dépenses en temps et en heure.
M. Santé – Dans le cadre de la clôture du projet de renforcement de l’offre des services de santé dans les districts sanitaires victimes d’Ebola, la Guinée a reçu des échantillons de médicaments et kits médicaux distribués dans les 77 centres de santé de la région sanitaire de Nzérékoré. Ce projet financé par le Gouvernement japonais pour un montant de 636 000 USD, avait pour objectif principal de contribuer au renforcement du système de santé et à la réduction des épidémies.

MEEF – Trois projets du ministère de l’environnement, des eaux et forêts viennent de bénéficier de matériels roulants et météorologiques. D’une valeur de 2 milliards de francs guinéens, cet appui vise d’une part à accompagner le département dans le suivi effectif des différentes activités menées sur le terrain, et d’autre part  de répondre aux attendes des populations et des partenaires techniques et financiers.

MCSPH- La mission de prospection du comité d’organisation de la coupe d’Afrique des nations 2023, poursuit son séjour de travail dans la région administrative de N’Zérékoré. Après les villes de  Boké, Kindia, Labé et Kankan, les autorités administratives de N’Zérékoré ont eu un échange fructueux avec les membres du comité de prospection du COCAN 2023. Sur le terrain, la mission s’est attelé à identifier et évaluer les sites devant servir de cadre pour la réalisation des infrastructures sportives, aéroportuaires et hôtelières.

M. Jeunesse – Une délégation du Groupe BOLLORE conduite par la Présidente de Canal Olympia était cette semaine chez le Ministre de la Jeunesse Moustapha NAITE. L’Objectif de cette visite était de présenter le « Vivendi Village Africa » qui remplace désormais l’appellation la « Bluezone ».  Au cours des échanges la Cheffe de délégation a annoncé la construction très prochainement d’une salle de cinéma ‘’Canal Olympia’’ dans la commune de Matoto. Pour sa part, le Ministre Moustapha NAITE a réitéré l’engagement de son département à accompagner cette initiative au bénéfice des jeunes de Guinée.

La Cellule de Communication du Gouvernement

“Il n’est peut-être pas à Washington depuis très longtemps, mais l’ambassadeur Mamady Condé est certainement l’un des diplomates africains les plus dynamiques et les plus ouverts aux médias”, écrit Ajong Mbapndah sur le site Pan African Visions. Extraits de son entretien avec l’ambassadeur de Guinée.

“Il n’est peut-être pas à Washington depuis très longtemps, mais l’ambassadeur Mamady Condé est certainement l’un des diplomates africains les plus dynamiques et les plus ouverts aux médias”, écrit Ajong Mbapndah sur le site Pan African Visions. Extraits de son entretien avec l’ambassadeur de Guinée.
La Guinée est en train de gagner le combat contre le virus Ebola. Le nombre de cas a diminué de façon spectaculaire. Le pays est en train de construire des laboratoires et de mettre en place un système de santé qui permettra d’éviter une future éruption d’Ebola ou d’autres maladies. Malheureusement cet effort est ralenti par la différence qui existe entre ce que la communauté internationale s’est engagée à verser et ce qu’elle donne réellement au gouvernement guinéen pour combattre Ebola.

L’impact de la maladie a été très importante , mais la Guinée a réussi à surmonter la tempête et veut maintenant porter son attention aux projets économiques qui lui permettront de la faire entrer dans une nouvelle ére de prospérité. Parmi ces projets, l’accés à l’un des plus riches gisements de minerai de fer du monde. Le projet Simandou est associé au géant minier Rio Tinto et devrait non seulement générer des revenus, mais aussi créer des emplois et permettre d’améliorer l’infrastructure des transports et des routes qui relient l’ensemble du pays. Si Rio Tinto se retirait, l’ambassadeur Mamady Condé, estime que la Guinée n’aurait aucune difficulté à trouver d’autres partenaires. Il note les efforts du président Alpha Condé pour relancer l’économie. La réforme du code minier et d’autres mesures ont permis à la Guinée d’être éligible pour recevoir une aide de l’Initiative des pays pauvres les plus endettés. (Highly Indebted Poor Countries Initiative)

A propos de la politique intérieure, M. Mamady Condé explique pourquoi l’opposition s’est lancée dans une campagne hautement médiatisée à propos du calendrier électoral. La source de leur mécontentement : la tenue d’une élection présidentielle, avant celle des gouvernements locaux dont le terme a expiré depuis longtemps, sans que cela pour autant, ne provoque de crises.

L’ambassadeur souligne que ce n’est pas le président qui décide de la date de l’élection présidentielle, mais la commission électorale, organisme indépendant. Il est plus important d’assurer que le poste de président soit pourvu, afin d’éviter un vide à la tête de l’Etat, les élections locales pouvant venir après.

Le président Condé, élu en 2010, se représentera-t-il ? Oui, répond Mamady Condé pour qui c’est grâce à Alpha Condé que la Guinée s’est redressée. Ses opposants, dit-il, ne sont que les bénéficiaires de l’ancien régime qui ne veulent pas renoncer à leurs privilèges, et reconnaitre que les temps ont changé. Le président l’a dit “ Nous ne retournerons pas aux méthodes du passé”. Ce que veulent tous les Guinéens, c’est la paix, la stabilité, le progrès et le développement économique. C’est le message apporté par Alpha Condé lors de sa récente visite aux Etats-Unis, avec qui la Guinée entretient des liens forts. AlloConakry

Prestation de serment de la nouvelle directrice de l’USAID en Guinée

L’agence américaine pour le développement international (USAID) a une nouvelle directrice pour la Guinée et la Sierra Leone. Il s’agit de Mme Barbara Dickerson.

Elle a prêté serment ce mardi 9 août lors d’une cérémonie présidée par l’ambassadeur Alphonso Lenhardt, administrateur adjoint de l’USAID. C’était au quartier général de l’organisation à Washington, en présence des ambassadeurs des deux pays.

Mme Dickerson sera basée à Conakry avec pour mission essentielle de coordonner les activités, supporter les capacités de gestion, financière et de planification des projets de développement intiés par l’USAID dans les deux pays, victimes récemment de la fièvre hémorragique à virus ebola.

Lors d’une brève allocution de circonstance, l’ambassadeur de Guinée aux Etats-Unis, Mamady Condé, a rappelé les efforts fournis par les Etats-Unis dans le cadre de la lutte contre cette maladie dans son pays. Il a formulé l’espoir de voir la nouvelle directrice intensifier ces efforts en vue d’une aide accrue à la Guinée dans cette période post-ebola. Car, “le meilleur moyen de prévenir de futures infections dans nos pays, c’est d’aider à moderniser nos infrastructures sanitaires”, a martelé le diplomate giuinéen.

Mme Dickerson est considérée par les siens comme une femme d’expérience qui travaille pour l’agence américaine pour le développement international depuis 25 ans, la plupart en Afrique où elle a servi en Tanzanie, au Nigeria, au Togo, au Kenya, au Benin, au Liberia et à Madagascar, notamment.

Périple du chef de l’Etat en Indonésie et en Chine

Le président de la Republique Pr. Alpha Condé est arrive dimanche dans la capitale indonésienne, où il doit prendre part au 12ème Forum islamique mondial, prévu du 2 au 4 août à Jakarta.

A l’issue de ce Forum, le président Condé pourrait parler “affaire” avec les milieux économiques de ce pays du sud-est asiatique.

Son pays étant dans une dynamique visant à attirer plus d’investisseurs, indique t-on de même sources.

Après cette étape, le chef de l’Etat se rendra en Chine où un grand forum sino-africain se déroule en ce moment. Un forum où le gouvernement chinois et ses partenaires africains feront le point sur le financement de nombreux projets de développement en faveur du continent.

La Chine qui est devenue un allié incontournable est à l’avant-garde des financements des grandes infrastructures qui voient le jour en Afrique.

Pour la première fois en 15 ans, un nouveau producteur commence à exporter de la bauxite de Guinée sur les marchés internationaux.

La Société Minière de Boké-Winning Africa port (SMB-WAP), un consortium guinéo-chinois, a commencé lundi 20 juillet sa production commerciale de bauxite. Dès la première année, l’exportation de la production de SMB-WAP doit atteindre 5 millions de tonnes (410 000 tonnes par mois).

Des études indépendantes prévoient que les niveaux de production atteindront 10 millions de tonnes par an à partir de mi-2016.

L’infrastructure portuaire a été conçue pour exporter jusqu’à 20 millions de tonnes par an. Le site a la capacité d’être étendu à 30 millions de tonnes, ce qui positionne SMB-WAP en acteur majeur et à long terme dans l’industrie de la bauxite. La production de bauxite SMB-WAP vise principalement les producteurs d’aluminium sur les marchés asiatiques.

L’arrivée de ce nouvel acteur industriel démontre la dynamique du secteur de la bauxite en Guinée. Elle confirme aussi la position du pays en tant qu’acteur majeur sur le marché international de la bauxite et une destination d’investissements majeurs.

Depuis la transition démocratique de 2010, le gouvernement travaille à déverrouiller le potentiel du pays et à accélérer le développement de l’économie et des entreprises – dans l’agriculture, l’énergie et les mines.

Cette nouvelle production va contribuer à renforcer l’industrie de la bauxite en Guinée. Au total, le volume de production de la Guinée doit augmenter de 30% en 2015-2016. Déjà 4ème plus grand exportateur de bauxite au monde, la Guinée pourrait bientôt se classer au 3ème rang.

La Guinée détient les plus grands gisements au monde de bauxite, le minerai utilisé pour produire de l’aluminium. Avec d’autres projets clés en développement et bientôt en production, la Guinée est en voie de devenir une des premières plateformes mondiales pour la bauxite et bientôt l’alumine.