COMMUNIQUE DE PRESSE (FMI)

Le Conseil d’Administration (C.A) du Fonds Monétaire International (FMI) approuve la quatrième revue du programme économique et financier de la Guinée appuyé par la Facilité Elargie de Crédit (FEC). (COMMUNIQUE DE PRESSE)

Conakry, le 2 Avril 2020 – Au nom de S.E.M. le Président de la République, Professeur Alpha CONDE et de Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Dr. Ibrahima Kassory FOFANA, j’ai le grand honneur et l’agréable  plaisir d’annoncer au peuple laborieux de Guinée, que le Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International a approuvé, lors de sa réunion tenue le 1er avril 2020 à Washington, l’achèvement de la quatrième revue du programme économique et financier de la Guinée appuyé par la Facilité Elargie de Crédit. Cela permet ainsi à notre pays de bénéficier d’un concours financier immédiat de 17,213 millions DTS, soit 23,5 millions de dollars US, complétant le total des décaissements au titre de l’accord FEC pour l’équivalent de 86,062 millions de DTS, soit environ 117,6 millions de dollars US, sur un total de 120,488 millions de DTS; soit environ 170,1 millions de dollars US octroyés à la Guinée à  l’approbation du programme le 11 Décembre 2017.

Au-delà du concours financier qu’elle nous permet de mobiliser pour soutenir notre balance des paiements, cette revue concluante à l’instar de celles qui l’ont précédée, est la preuve des bonnes performances réalisées par le gouvernement dans le cadre de son programme économique et financier, faisant l’objet de revues semestrielles dont la dernière en date a porté sur les résultats au 30 juin 2019.

La poursuite de ces performances sera  confirmée par la cinquième  revue, qui devrait être réalisée sur la base des données à fin décembre 2019. En effet, malgré un contexte national et international difficile, le gouvernement a réussi à mettre en œuvre les mesures correctives pour atteindre les objectifs du programme sur le reste de l’année 2019, ouvrant ainsi de bonnes perspectives pour la conclusion de la cinquième revue. Toutefois, la Guinée est exposée à des risques significatifs liés à la crise sanitaire due au corona virus. Dans une telle situation la poursuite et le renforcement des réformes structurelles s’avèrent nécessaires pour atteindre les objectifs du programme tout en comptant sur des appuis financiers additionnels de nos partenaires au développement ainsi que sur leur assistance technique renforcée.

Le Gouvernement est conscient des efforts et des sacrifices consentis par toutes les composantes de la nation pour la réalisation des résultats appréciables ainsi obtenus. C’est pourquoi, il saisit cette occasion pour féliciter chaleureusement  les braves populations guinéennes pour leur contribution sans laquelle ces résultats n’auraient pas été atteints.  Il les exhorte à persévérer  dans cette voie pour permettre à la Guinée d’avancer dans la trajectoire d’un développement durable au profit de tous les citoyens.

 

Mamadi CAMARA

Ministre de l’Economie et des Finances

 

La Cellule de Communication du Gouvernement
www.gouvernement.gov.gn

COMMUNIQUE DU MINISTRE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DE LA REFORME DE L’ETAT ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION

Conakry, le 30 mars 2020 – Dans le cadre de la mise en oeuvre des directives de Monsieur le Président de la République, Chef de l’État relative à la prévention de la propagation de la maladie à Corona Virus (COVID 19 ) et dans l’objectif d’une application diligente des directives de Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, les Chefs de Départements Ministériels et les responsables des organismes publics sont invités à mettre en place, à compter du lundi 30 Mars 2020, un plan de maintien des activités essentielles, pour la continuité du service public.

Ainsi, pour limiter la propagation de la maladie à corona virus, les mesures suivantes doivent être mises en œuvre, de manière impérative, dans les différents services publics.

  1. limiter au strict nécessaire les réunions, les rencontres en salle et les déplacements entre les bureaux ;
  2. limiter le regroupement des agents publics dans des espaces confinés ou réduits
  3. éviter les rassemblements, séminaires, ateliers, colloques, etc. et annuler ou reporter les déplacements professionnels à l’intérieur du pays •
  4. éviter les regroupements des usagers du service public et les longues files d’attente, pour le traitement des dossiers ou la délivrance des actes administratifs (passeport, permis, carte d’identité etc. ), en étalant par exemple les rendez-vous pris avec ces derniers ,
  5. utiliser les moyens techniques et scientifiques de communication et de partage d’informations, dans le souci de limiter les contacts physiques avec les autres agents et avec les usagers des services publics
  6. généraliser l’utilisation des masques, pour les agents en contact avec les usagers et respecter les règles de distanciation d’un mètre ;
  7. mettre des kits sanitaires à l’entrée des établissements, pour le lavage des mains et veiller à la propreté et à l’hygiène des locaux et des toilettes destinées aux agents et au public, en procédant à un nettoyage fréquent et à une désinfection systématique de ces lieux ;
  8. les bus de transport des agents, les réfectoires ou cantines doivent respecter les règles de distanciation édictées

Ces mesures ne sont pas limitatives et sont reconductibles au-delà de 15 jours, en fonction de l’évolution de la maladie dans notre pays.

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, je voudrais compter sur votre collaboration habituelle pour l’application stricte du contenu du présent communiqué.

Billy Nankouma Doumbouya

Ministre de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et   de la Modernisation de l’Administration

 

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

COMMUNIQUE DU MINISTRE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DE LA REFORME DE L’ETAT ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION

COMMUNIQUE SUR LES DISPOSITIONS A PRENDRE PAR LES INDUSTRIELS ET CHEFS D’ENTREPRISES POUR LUTTER CONTRE LE COVID19

Conakry, le 31 mars 2020 – Depuis janvier 2020, une épidémie de Corona virus (COVID-19) s’est propagée depuis la Chine et la République de Guinée, malheureusement, n’est pas épargnée par cette pandémie.

Les mesures décrites ci-dessous visent à limiter les contacts physiques rapprochés ou prolongés entre les personnes présentes au sein d’une entreprise (salariés, public, intervenants extérieurs) compte tenu de l’évolution de l’épidémie de COVID-19 et des situations de travail :

  • Le télétravail est la règle pour tous les postes qui le permettent.
  • Pour les postes non éligibles au télétravail et pour lesquels le maintien de l’activité est jugé indispensable, les règles de distanciation sont mises en place :
    • Organiser le maintien de l’activité en limitant le nombre de personnes présentes simultanément sur le lieu de travail ou dans un même local (horaires décalés…),
    • Eviter les réunions et les rassemblements de personnes dans des espaces réduits,
    • Privilégier les bureaux individuels en répartissant les salariés présents,
    • Favoriser la communication par courrier électronique, téléphone, audioconférence ou visioconférence.
  • Etablir des procédures pour l’accès des visiteurs et des clients :
    • Limiter le nombre de visiteurs ou clients et organiser les files d’attente,
    • Afficher des consignes générales d’hygiène,
    • Mettre à disposition des solutions hydroalcooliques ou équivalent notamment à l’entrée des bâtiments recevant du public,
    • Mettre en place une distance de sécurité, voire des dispositifs spécifiques (interphone écrans…) pour les postes particulièrement exposés au public.
  • Dans les secteurs où celle-ci doit être maintenue, organiser la restauration d’entreprise en élargissant la plage horaire d’ouverture, en laissant au moins 2 mètres de distance entre les places à table et en mettant en place des alternatives à la restauration collective…).
  • Enlever les revues et les documents des aires d’attente ou des salles communes.
  • Limiter l’accès aux espaces de convivialité et autres lieux de pauses collectives.
  • Veiller à l’approvisionnement des postes de lavage des mains en savon et en papier à usage unique de préférence. Si l’accès aux installations sanitaires n’est pas possible (coursiers, personnel en déplacement ponctuel…) mettre à la disposition du personnel des solutions hydroalcooliques.
  • Mettre des affiches à l’entrée des services administratifs sur les conseils de prévention.
  • Généraliser l’utilisation des masques, pour les agents en contact avec les usagers et respecter les règles de distanciation d’au moins 2 mètres.

Les présentes dispositions sont reconductibles au-delà des 15 jours conformément aux directives de Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat relative à la prévention de la lutte contre la propagation du corona virus (Covid 19) et dans l’objectif d’une application diligente des directives de Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

 

Tibou KAMARA

Ministre d’Etat, Ministre de l’industrie et des PME     Conseiller Spécial du Président de la République

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

COMMUNIQUE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DE LA REFORME DE L’ETAT ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION

Conakry, le 30 Janvier 2020 – Le Ministre de la Fonction Publique, de la Réforme de L’Etat de la Modernisation de L’Administration porte à la connaissance des diplômés sans emploi qu’il organisera un concours de recrutement direct de 1200 nouveaux fonctionnaires session 2020 pour le compte du Ministère de L’Elevage.

Ce concours est exclusivement ouvert aux catégories d’emploi ci-après :

• Pour la Hiérarchie A2 : titulaires de Maîtrise, Master en sciences vétérinaires et zootechniques, en technologie alimentaire, en sciences de la nature, humaines, Economiques, juridiques, techniques et tout autre Diplôme équivalent.

• Pour la Hiérarchie A1 : titulaires de Diplômes de licence (LMD) en sciences zootechniques, agronomiques, de la nature, économiques, humaines, juridiques, techniques et tout autre Diplôme équivalent.

• Pour la Hiérarchie B2 : titulaires de diplômes de baccalauréat et de Diplômes de Brevet de Techniciens Supérieurs (BTS) en sciences vétérinaires et zootechniques, administratives, en technique d’élevage et tout autre Diplôme équivalent.

• Pour la Hiérarchie B1 : titulaires de Diplômes de Brevet de techniciens, en sciences de la nature, administratives et tout autre Diplôme équivalent.

• Pour la Hiérarchie C : titulaires de Certificat d’Aptitudes professionnelles (CAP), Brevet d’Etudes Professionnelles en techniques d’élevage, sciences administratives et tout autre Diplôme équivalent.

Le dossier de candidature pour toutes catégories confondues doit être composé des pièces ci- après :

§ Une demande manuscrite adressée au Ministre chargé de la Fonction Publique avec précision de l’option, profil et le centre ;

§ Une copie légalisée du Diplôme ;

§ Un extrait d’acte de naissance ou jugement supplétif ;

§ Une copie du certificat de nationalité ;

§ Un certificat de résidence datant de moins de trois (03) mois ;

§ Un certificat de visite médicale et contre visite datant de moins de trois (03) mois ;

§ Quatre (04) photos d’identité récentes ;

§ Un casier judiciaire ou certificat de non poursuite judiciaire ;

§ Un droit d’inscription non remboursable de 50.000 GN.

§ Un engagement à servir à l’intérieur du pays pendant dix (10) ans au moins.

L’âge minimum requis pour tous les candidats est de 18 ans.

L’âge maximum requis est de : 40 ans pour les hiérarchies B2, B1 et C

45 ans pour les hiérarchies A2 et A1.

La réception des dossiers est prévue du 03 Février au 03 Mars 2020 inclusivement dans les cinq (05) Communes de Conakry et à l’intérieur du pays dans les Préfectures.

Les dossiers de candidature seront centralisés à Conakry et dans les chefs-lieux des Régions retenus comme centres de concours.

Le Ministre de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de L’Administration sait compter sur la compréhension et l’esprit civique de tous les candidats pour le respect des dispositions du présent communiqué.

 

P. LE MINISTRE

P.O LE SECRETAIRE GENERAL OUSMANE BANGOURA

 

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement 

COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU 23 JANVIER 2020

Conakry, le 23 Janvier 2020 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 23 Janvier 2020, de 10h à 13H, avec l’ordre du Jour suivant :

  1. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
  1. COMPTE RENDU DES SESSIONS ORDINAIRES DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DES MARDIS, 14 ET 21 JANVIER 2020

 

III. QUESTIONS DIVERSES 

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a invité les membres du Gouvernement à assurer une plus grande présence à l’intérieur des pays pour être en contact fréquent avec les populations et procéder le cas échéant à l’inauguration des infrastructures communautaires financées par l’Agence nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC)

Le Chef de l’Etat a vivement condamné les propos aux relents ethnocentristes tenus dans les médias privés par des hommes politiques et des activistes de la société civile peu soucieux de la préservation de la cohésion nationale et de la paix civile. Il a ordonné la prise de mesures immédiates afin de faire cesser de telles pratiques susceptibles de mettre en péril le vivre-ensemble des Guinéens

Le Président de la République a invité les Ministres en charge de la Sécurité et de la Justice à prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de restaurer le calme et la sécurité dans les zones ayant enregistré ces derniers jours des actes de désordre, de pillage et de vandalisme

Le Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement d’organiser des rencontres avec les Quatre coordinations régionales ainsi qu’avec les responsables des confessions religieuses afin de débattre des troubles que connait le pays et convenir ensemble des mesures et dispositions susceptibles de ramener le calme et l’entente entre les Guinéens

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu des sessions ordinaires du Conseil Interministériel des 14 et 21 janvier 2020.

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre de la Justice qui a présenté au Conseil une Communication relative à la Stratégie de vulgarisation du projet de la Nouvelle Constitution.

Le Ministre a informé que dans son adresse à la Nation le 19 décembre 2019, le Président de la République, Chef de l’Etat, en tant que garant de l’unité nationale et de l’intérêt général, a déclaré que, prenant acte des divergences entre les diverses couches de la population au sujet du maintien ou du changement de la Constitution du 07mai 2010, il a décidé de prendre en compte toutes les préoccupations en confiant au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, la mission d’engager une vaste consultation de toutes les couches de la communauté nationale à l’effet de recueillir leurs préoccupations et avis.

Il a rappelé que sur la base de cette requête, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a réalisé un travail de large consultation, à l’issue duquel il a adressé au Président de la République, Chef de l’Etat, un rapport retraçant fidèlement les points de vue exprimés tendant généralement vers l’option pour une nouvelle Constitution essentiellement caractérisée par l’élargissement du socle des libertés et droits fondamentaux, notamment ceux des femmes, des jeunes et des personnes vulnérables, mais aussi des devoirs, et le réaménagement des rapports entre les pouvoirs publics, en particulier entre l’Exécutif et le Législatif, tout en consolidant l’indépendance de la Justice.

Sur la base de ce qui précède, l’équipe technique constituée de juristes de haut niveau, a élaboré un avant-projet de Constitution traduisant les aspirations exprimées au cours des consultations que Monsieur le Premier Ministre a conduit. Ce document, avant sa publication à la suite de l’adresse à la nation du Chef de l’Etat, a requis, conformément à la procédure prévue à cet effet dans le cadre de la Constitution du 07 mai 2010, les avis respectifs du Président de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle.

Le Ministre a encore rappelé que dans son adresse à la nation, le Président de la République, Chef de l’Etat, l’a également chargé de procéder à la vulgarisation du projet de Constitution avant sa soumission au référendum, pour permettre au peuple souverain de Guinée de “s’approprier le contenu et de se prononcer, le jour venu, pour ou contre, en toute connaissance de cause.

Le Ministre a précisé qu’il est principalement responsable, non pas de la promotion, activité relevant d’un autre ressort, mais de la vulgarisation du projet de Constitution, activité purement technique.

A ce sujet, il voudrait faire remarquer que chaque membre du Gouvernement, de par sa position, ses missions et au nom de la solidarité gouvernementale, a un rôle à y jouer.

C’est pourquoi, le Ministre a porté à l’attention des membres du Gouvernement, les réformes substantielles opérées.

Sur le plan philosophique, l’appartenance de notre pays aux organisations continentales africaines (CEDEAO et UA) y est largement affirmée avec pour corollaire notre engagement indéfectible à la construction et à la consolidation de l’unité des peuples des sphères géographiques concernées.

Aussi, le socle des droits et libertés y est très élargi avec une plus grande consécration de droits en faveur des jeunes, des femmes et des personnes vulnérables. Parallèlement, les devoirs de l’individu (national ou étranger, chacun en ce qui le concerne) vis-à-vis de la famille, du quartier, de la Commune et de l’Etat y sont consacrés.

Le rôle de la famille et l’obligation d’assistance aux parents qui incombe aux enfants y sont consacrés et explicités. L’assistance aux parents était autre fois une obligation morale, non assortie de sanction judiciaire. Sa consécration constitutionnelle lui confère un caractère juridique, donc sa violation est assortie de sanction judiciaire.

Sur le plan institutionnel, la première innovation concerne la clarification du statut du Premier Ministre.

Il est Chef du Gouvernement, nommé par le Président de la République. A ce titre, il propose au Président de la République la nomination des membres du Gouvernement. Il conduit la politique de la nation définie par le Président de la République. Les Ministres sont responsables devant le Premier Ministre, Chef du Gouvernement. En application du principe de la hiérarchie, le Premier Ministre est responsable devant le Président de la République. La nouvelle Constitution n’établit aucun bicéphalisme gouvernemental, aucune dualité au niveau de l’Exécutif.

Il établit une complémentarité entre le Président de la République, Chef de l’Etat, et le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, avec la primauté ou la prééminence du premier, qui dispose du pouvoir de nomination et de révocation du second. Les compétences réglementaires du Premier Ministre sont limitativement, mais clairement, définies dans le cadre du projet de Constitution.

Par ailleurs, en sa qualité de Chef du Gouvernement, le Premier Ministre engage la responsabilité du Gouvernement devant l’Assemblée Nationale qui le censure suite à la présentation de la déclaration de politique générale du Gouvernement, qui sera dorénavant suivie de débats et de vote.

De même, si le Gouvernement considère un projet de loi dont l’adoption pourrait être périlleuse, compte tenu de la nature du texte et de la configuration de l’Assemblée Nationale, il peut engager sa responsabilité sur le vote dudit projet de loi. En conséquence, le Premier Ministre et son Gouvernement sont responsables devant l’Assemblée Nationale. Cela constitue une innovation majeure consacrée par le projet de Constitution.

Pour le Ministre de la Justice, la seconde innovation concerne les autres Institutions consacrées par la Constitution du 07 mai 2010 : le projet de Constitution établit une énumération hiérarchisée entre les Institutions constitutionnelles qui y figurent. Sans négliger l’importance de chacune d’elles cela constitue une évolution par rapport à la Constitution en vigueur.

Ensuite, il a par ailleurs souligné que l’organisation, le mode de désignation des Conseillers de la Cour constitutionnelle ainsi que celui de son Président ont été systématiquement modifiés. Le champ d’intervention du Conseil économique et social a été élargi aux questions environnementales et culturelles. La composition du Conseil supérieur de la magistrature a été revue et son rôle et son indépendance plus raffermis à travers son mode de fonctionnement.

Il a précisé que la troisième innovation concerne la gouvernance territoriale. La Région est à la fois circonscription administrative et collectivité locale. Cela constitue une innovation. Aussi, la Préfecture, circonscription administrative, sera dotée d’un organe délibérant dont le mode de désignation des membres ne sera pas identique à celui des Conseillers communaux. Dans la gouvernance territoriale en République de Guinée, la Préfecture joue un rôle prépondérant, même si elle n’a pas le statut de collectivité décentralisée. C’est cette particularité qui a été prise en compte.

Enfin, le projet de Constitution prévoit une dotation spéciale au titre des collectivités locale, constituée sur la base des ressources générées à partir de l’exploitation minière. Une agence nationale (ANAFIC) a été créée, par anticipation par les pouvoirs publics en vue de la gestion de ce fonds destiné à l’accompagnement des collectivités locales dans leur mission de promotion du développement à la base.

Le Ministre a conclu que ce qui précède constitue la philosophie de l’initiation du projet de la nouvelle constitution ainsi que ses principales articulations, en termes d’innovation et d’avancée par rapport à la Constitution du 07 mai 2010.

A la faveur des débats instaurés autour de cet important dossier, les membres du Conseil sont intervenus tour à tour pour saluer cette initiative de projet de nouvelle constitution et exprimer leur soutien total à sa cause.

Au terme des échanges apportés par le Ministre de la Justice, le Conseil a pris acte de la présentation du projet de nouvelle constitution et a invité le Ministre porteur à procéder à la vulgarisation dudit projet.

Dans ce cadre, le Conseil a proposé à Monsieur le Président de la République la fixation d’une date appropriée de tenue du Référendum. Ce calendrier électoral fera l’objet d’un Décret du Président de la République qui, conformément à ses prérogatives constitutionnelles, procédera à la convocation du corps électoral en vue du Referendum constitutionnel

Le Ministre de la Santé a soumis au Conseil un projet de Décret fixant les Statuts de la Société PHARMACIE CENTRALE DE GUINEE S.A.

La présentation de ce projet de décret fixant les statuts de la société Pharmacie Centrale de Guinée S.A. a suscité de vifs débats au sein du Conseil. Parmi les principales questions soulevées, on peut citer :

–      La capacité de la Pharmacie Centrale de Guinée à assumer cette mission exclusive d’approvisionnement des structures sanitaires publiques en produits de santé à moindre coût après ce changement statutaire.

–      L’opportunité de la présence des représentants des partenaires au développement dans le Conseil d’Administration.

–      Les relations entre la pharmacie centrale et les sociétés grossistes importatrices de la place.

–      La gestion de la commande publique par la pharmacie centrale par rapport aux structures traditionnelles du département de la santé.

–      L’état des lieux de la saisie de conteneurs de faux médicaments au Port Autonome de Conakry.

–      La limitation du nombre de pharmaciens grossistes privés.

Il est revenu au Ministre de la santé d’apporter, des réponses appropriées aux interrogations formulées.

A la lumière de ces éclairages, le conseil a instruit le Ministre à :

–      Présenter au prochain Conseil Interministériel une communication sur la question du nombre de sociétés pharmaceutiques grossistes à agréer en lien avec les besoins des populations ;

–      Mettre en œuvre des mesures appropriées pour régler durablement la question de la vente illicite des médicaments et des pharmacies par terre ;

–      Traduire en justice sans délai les auteurs de l’importation des conteneurs de faux médicaments saisis au Port Autonome de Conakry.

Sous réserve de la mise en œuvre de ces instructions, le conseil a adopté le projet de décret fixant les statuts de la Société Pharmacie Centrale de Guinée SA.

La Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance a soumis à l’examen du Conseil les trois projets de Décrets ci-après :

–      Projet fixant les Statuts du Centre National d’Orthopédie ;

–      Projet fixant les Statuts du Centre d’Autonomisation des Femmes ;

–      Projet fixant les Statuts de l’Institut National des Jeunes Aveugles de Kankan.

En introduction, Madame la Ministre a indiqué au Conseil que ces avant-projets de Décrets ont été validés par la Commission Interministérielle mise en place à cet effet, sous le haut patronage du Ministère de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration

S’agissant de ces trois (3) centres notamment le Centre National d’Orthopédie, le Centre d’Autonomisation des Femmes et l’Institut National des jeunes Aveugles de Kankan,  elle a indiqué que ceux-ci comprennent tous un Conseil d’Administration (CA) et une direction générale dont les membres sont nommés par voie de décrets pris en conseil des ministres, sur propositions des ministères impliqués dans l’accomplissement de leurs missions.

Pour la Ministre la réalisation correcte des actions de ces centres aura un grand impact sur les populations pauvres et vulnérables en termes d’accompagnement, d’inclusion et d’autonomisation, et donc, de renforcement de la résilience socio-économique de nos compatriotes qui en seront bénéficiaires.

Pour elle, leur adoption va renforcer le cadre institutionnel du département de l’Action Socialement définissant les règles de fonctionnement des structures concernées en terme d’administration, de gestion, de contrôle et de dispositions financières. Ceci permettra à terme à ces structures, de jouer pleinement leur rôle dans le cadre de l’élargissement de la couverture sociale à l’ensemble de la population.

Entendu que tous ces textes ont fait l’objet d’un examen approfondi en commission interministérielle au Ministère de la Fonction Publique de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration, le Conseil a adopté les projets de décrets fixant :

–         Les statuts du Centre National d’Orthopédie ;

–         Les statuts du Centre d’autonomisation des femmes ;

–         Création et statuts de l’Institut National des jeunes aveugles de Kankan.

Le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée a soumis à l’approbation du Conseil un projet de Décret portant Statut Particulier de la Banque Nationale d’investissement de Guinée.

Dans son exposé, le Gouverneur a rappelé que la Banque Nationale d’Investissement de Guinée SA a été agréée par Décision du Comité des Agréments du 03 Octobre 2018, conformément aux dispositions de la Loi L/2013/060/CNT portant Réglementation Bancaire en République de Guinée.

Il a ajouté que la Banque Nationale d’Investissement de Guinée a un capital social de GNF 100 milliards, entièrement libéré et réparti comme suit :

–         Etat Guinéen                                                               60%

–         BCRG                                                                             30%

–         Afriland First Bank                                                      10%

Le Gouverneur a soutenu que la BNIG S.A. est une banque d’investissement qui répond au souci du Gouvernement de doter la Guinée d’un instrument de promotion de l’entreprenariat et de mise en application de sa politique dans les domaines économique et social. Elle a pour but essentiel de promouvoir et accompagner les entrepreneurs guinéens, jeunes et femmes notamment, dans leurs différentes activités, conformément à la politique et à la vision du Gouvernement.

Elle est appelée à prendre des participations et à financer les entreprises qu’elle organise. A ce titre, elle bénéficie des exonérations d’impôts et taxes sur ses contrats et revenus divers, sur les emprunts contractés, sur les revenus de ses participations et sur divers produits de ses investissements.

Cependant, la BNIG SA ne collecte pas de dépôts de la clientèle, mais joue plutôt le rôle de pépinière de clients pour les banques commerciales.

La rémunération des bons d’investissement par la BNIG SA est fixée à 3% l’an. Ces bons d’investissement peuvent être éligibles aux guichets de refinancement de la BCRG et sont admis en constitution des réserves obligatoires.

Le Gouverneur a expliqué que ce projet de Décret a déjà fait objet d’une large discussion avec les Administrateurs et Dirigeants de la banque, d’une part, et avec les professionnels des Banques et Assurances, d’autre part.

Il a aussi précisé que pour adapter le cadre de réglementation et de contrôle de cette Institution, la Banque Centrale a introduit au Comité des Agréments un projet de révision de l’agrément de la BNIG SA, qui la classe désormais dans la catégorie des ‘’Institutions Financières Spécialisées’’, ne collectant pas de dépôts, conformément aux dispositions de la Loi bancaire.

Au terme des débats, le conseil a adopté le projet de décret portant statuts particuliers de la Banque Nationale d’Investissement de Guinée

AU TITRE DES QUESTIONS DIVERSES

Monsieur le Président de la République a fait au Conseil le compte rendu de la mission qui l’a conduit en Grande Bretagne pour y représenter notre pays à la rencontre Grande Bretagne-Afrique. Ce sommet a connu la participation de 21 pays dont la Guinée. Selon son nouveau Premier Ministre, la sortie de la Grande Bretagne de l’Union Européenne (BREXIT) lui ouvrirait de meilleures perspectives de dynamisation de sa coopération avec les pays africains, coopération qui sera ponctuée par l’ouverture de nouvelles chancelleries sur notre continent

Monsieur le Président de la République a saisi l’opportunité de cette visite pour faire la promotion d’importants projets dans le domaine des infrastructures ferroviaires et des Mines au vu de l’intérêt porté par le Gouvernement britannique et les sociétés anglaises à ces secteurs.

Monsieur le Président de la République y a également conféré avec les Chefs d’Etat présents au sommet

Le Conseil a condamné les violences qui caractérisent les manifestations illégales de l’opposition ainsi que la prolifération des discours prônant la violence, la haine et le communautarisme. Pour y mettre fin, il a interpellé le Ministre de l’Information et de la Communication et la Haute Autorité de la Communication à sévir dans la sérénité et la justice contre les auteurs de tous bords qui font l’apologie des antivaleurs nuisibles à l’unité nationale, à la paix et à l’idéal démocratique. Il invite le Ministre de la Justice à observer plus de célérité dans le traitement des dossiers liés aux manifestations entrainant des pertes en vies humaines et des destructions des biens publics et privés. Dans le même ordre d’idées, le Ministre de l’Information e de la Communication a été instruit de préparer un plan de communication gouvernementale permettant à chaque membre du gouvernement de participer à l’animation de l’espace médiatique pour sensibiliser les populations, lutter contre la désinformation et les fausses nouvelles.

Le Conseil s’est félicité de l’esprit de responsabilité et du calme observé par les citoyens victimes d’incendie et de pillage de leurs biens (véhicules), évitant ainsi d’engager notre pays dans une spirale de représailles et de violences souhaitée par les commanditaires de ces actes criminels qui souhaiteraient plonger la Guinée dans un conflit ethnique

Avant de lever la séance le Président de la République a donné de larges informations sur la situation nationale, africaine et internationale.

Le Conseil des Ministres 

 

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

MMG – FORUM SUR LES INVESTISSEMENTS : À LONDRES, PR ALPHA CONDÉ ET BORIS JOHNSON ONT EU DES ÉCHANGES FRUCTUEUX

Londres, le 20 janvier 2020 – Le Président de la République, Pr. Alpha CONDÉ, a rencontré en marge du ”Sommet Royaume-Uni – Afrique” sur l’investissement, le Premier Ministre britannique, très Honorable Boris Johnson.

Cette rencontre a porté sur le renforcement de la coopération bilatérale entre le Royaume Uni et la République de Guinée.

Le Chef de l’Etat a présenté à cette occasion, les progrès significatifs dans l’amélioration du cadre d’investissement et l’ouverture de la Guinée à tout partenariat mutuellement avantageux.

Le Premier Ministre Britannique a, à son tour présenté les atouts de la coopération avec le Royaume-Uni, et exprimé son souhait de l’intensifier avec la Guinée, notamment dans le domaine des investissements privés, des échanges commerciaux et de la coopération technique.

Il s’est félicité de la signature du Protocole d’accord portant sur la promotion des investissements d’entreprises britanniques en Guinée, pour un développement durable, comme le projet intégré du « Nouveau Corridor Central » porté par Anglo African Minerals (AAM).

Les deux leaders ont engagé leurs gouvernements respectifs, à œuvrer pour la traduction de cette volonté ferme des deux États en actions concrètes.

Le Premier Ministre britannique a salué et encouragé les efforts déployés par la Guinée pour la sécurité et le maintien de la paix dans la sous-région et sur le Continent, et manifesté sa disponibilité à apporter sa contribution dans ce domaine.

Enfin, le Chef de l’Etat et le Premier ministre britannique, ont convenu que les services diplomatiques des deux pays engagent les procédures appropriées pour faire aboutir les initiatives de visites de haut niveau des autorités britanniques en Guinée, et des autorités guinéennes au Royaume Uni.

POSE DE LA PREMIÈRE PIERRE DU TRIBUNAL CRIMINEL SPÉCIAL : DISCOURS DE MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT

Conakry, le 13 Janvier 2020 – Monsieur le Ministre d’État, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux ;

Monsieur le Premier Président de la Cour d’Appel ;

Monsieur le Procureur Général près la Cour d’Appel de Conakry ;

Mesdames et Messieurs les Magistrats, les Hauts Cadres et autres membres du Personnel Judiciaire ;

Mes chers concitoyens ;

Mesdames et Messieurs ;  

L’histoire récente de notre pays a enregistré des événements douloureux ayant entraînés des crimes de masse et des violations grave des droits de l’homme.

Il s’agit en particulier des événements du 28 Septembre 2009.

Le devoir de mémoire et de justice qui nous interpelle constamment, m’emmène aujourd’hui encore à exprimer avec beaucoup de responsabilité, au nom de Monsieur le Président de la République, la détermination du Gouvernement à organiser le procès de l’affaire du Stade du 28 Septembre.

La pose de la première pierre de la construction du siège du Tribunal Criminel Spécial de Conakry à laquelle nous procédons ce matin est l’expression de cette volonté de donner un cachet particulier à l’organisation matérielle du procès.

Déjà des préalables juridiques indispensables ont été entrepris, dont le renforcement des capacités des magistrats chargés de conduire le procès.

Mesdames et Messieurs,

Cet édifice qui va abriter ce procès de grande portée dans notre pays restera un symbole durable de la lutte contre l’impunité en Guinée.

Je rappelle que le gouvernement guinéen s’est engagé à organiser ce procès dans le respect des règles et pratiques de droit reconnues en la matière. C’est dans cette perspective qu’il a mobilisé déjà vingt-cinq milliards (25.000.000.000) de nos Francs.

Ce montant couvrira une partie substantielle du budget nécessaire à la tenue et au bon déroulement d’une telle audience criminelle dans notre pays, inédite par son ampleur et son caractère singulier.

Nous ne serons pas seul à supporter la charge financière requise pour l’organisation de ce procès d’envergure. Il y aura l’accompagnement et le soutien de nos partenaires au développement aujourd’hui membres du comité de pilotage institué à cet effet.

Nous souhaitons à ce titre que, les engagements financiers pris ainsi par nos partenaires, soient concrétisés dans les meilleurs délais.

L’Etat guinéen ne ménagera aucune peine pour la manifestation de la vérité dans ce dossier du 28 Septembre ainsi que dans tous les autres cas de crimes de masse et de graves violations des droits humains.

Notre volonté est ferme : la Guinée, à l’instar des autres nations doit être un pays de respect des droits de l’homme et des principes démocratiques.

A la fin des travaux de construction que nous voulons voir réalisés dans les règles de l’art et dans les délais prévus, un Tribunal apte à accueillir le procès sera érigé ici même.

Pour conclure mon bref propos, je voudrais renouveler ici, l’engagement de Monsieur le Président de la République et du Gouvernement de ne rien ménager pour que la justice de notre pays dise le droit.

Les présumés auteurs des exactions ignobles en cause, répondront très bientôt de leurs actes devant le tribunal et cela quels que soient leur appartenance politique, leurs titres ou rangs.  Il leur sera garanti toutefois le respect des droits de la défense.

Monsieur le Garde des Sceaux, il vous revient de veiller à ce que l’entreprise respecte ses obligations contractuelles pour une livraison de l’immeuble dans les délais, de façon à ce que le chronogramme du procès soit respecté.

Le procès doit se tenir sans trop de délai désormais. Et cet édifice dont nous posons la première pierre aujourd’hui sera pour nos concitoyens de même que pour les observateurs un symbole durable de la lutte contre l’impunité en Guinée.

Je vous remercie.

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement