COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU 23 JANVIER 2020

Conakry, le 23 Janvier 2020 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 23 Janvier 2020, de 10h à 13H, avec l’ordre du Jour suivant :

  1. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
  1. COMPTE RENDU DES SESSIONS ORDINAIRES DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DES MARDIS, 14 ET 21 JANVIER 2020

 

III. QUESTIONS DIVERSES 

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a invité les membres du Gouvernement à assurer une plus grande présence à l’intérieur des pays pour être en contact fréquent avec les populations et procéder le cas échéant à l’inauguration des infrastructures communautaires financées par l’Agence nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC)

Le Chef de l’Etat a vivement condamné les propos aux relents ethnocentristes tenus dans les médias privés par des hommes politiques et des activistes de la société civile peu soucieux de la préservation de la cohésion nationale et de la paix civile. Il a ordonné la prise de mesures immédiates afin de faire cesser de telles pratiques susceptibles de mettre en péril le vivre-ensemble des Guinéens

Le Président de la République a invité les Ministres en charge de la Sécurité et de la Justice à prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de restaurer le calme et la sécurité dans les zones ayant enregistré ces derniers jours des actes de désordre, de pillage et de vandalisme

Le Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement d’organiser des rencontres avec les Quatre coordinations régionales ainsi qu’avec les responsables des confessions religieuses afin de débattre des troubles que connait le pays et convenir ensemble des mesures et dispositions susceptibles de ramener le calme et l’entente entre les Guinéens

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu des sessions ordinaires du Conseil Interministériel des 14 et 21 janvier 2020.

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre de la Justice qui a présenté au Conseil une Communication relative à la Stratégie de vulgarisation du projet de la Nouvelle Constitution.

Le Ministre a informé que dans son adresse à la Nation le 19 décembre 2019, le Président de la République, Chef de l’Etat, en tant que garant de l’unité nationale et de l’intérêt général, a déclaré que, prenant acte des divergences entre les diverses couches de la population au sujet du maintien ou du changement de la Constitution du 07mai 2010, il a décidé de prendre en compte toutes les préoccupations en confiant au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, la mission d’engager une vaste consultation de toutes les couches de la communauté nationale à l’effet de recueillir leurs préoccupations et avis.

Il a rappelé que sur la base de cette requête, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a réalisé un travail de large consultation, à l’issue duquel il a adressé au Président de la République, Chef de l’Etat, un rapport retraçant fidèlement les points de vue exprimés tendant généralement vers l’option pour une nouvelle Constitution essentiellement caractérisée par l’élargissement du socle des libertés et droits fondamentaux, notamment ceux des femmes, des jeunes et des personnes vulnérables, mais aussi des devoirs, et le réaménagement des rapports entre les pouvoirs publics, en particulier entre l’Exécutif et le Législatif, tout en consolidant l’indépendance de la Justice.

Sur la base de ce qui précède, l’équipe technique constituée de juristes de haut niveau, a élaboré un avant-projet de Constitution traduisant les aspirations exprimées au cours des consultations que Monsieur le Premier Ministre a conduit. Ce document, avant sa publication à la suite de l’adresse à la nation du Chef de l’Etat, a requis, conformément à la procédure prévue à cet effet dans le cadre de la Constitution du 07 mai 2010, les avis respectifs du Président de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle.

Le Ministre a encore rappelé que dans son adresse à la nation, le Président de la République, Chef de l’Etat, l’a également chargé de procéder à la vulgarisation du projet de Constitution avant sa soumission au référendum, pour permettre au peuple souverain de Guinée de “s’approprier le contenu et de se prononcer, le jour venu, pour ou contre, en toute connaissance de cause.

Le Ministre a précisé qu’il est principalement responsable, non pas de la promotion, activité relevant d’un autre ressort, mais de la vulgarisation du projet de Constitution, activité purement technique.

A ce sujet, il voudrait faire remarquer que chaque membre du Gouvernement, de par sa position, ses missions et au nom de la solidarité gouvernementale, a un rôle à y jouer.

C’est pourquoi, le Ministre a porté à l’attention des membres du Gouvernement, les réformes substantielles opérées.

Sur le plan philosophique, l’appartenance de notre pays aux organisations continentales africaines (CEDEAO et UA) y est largement affirmée avec pour corollaire notre engagement indéfectible à la construction et à la consolidation de l’unité des peuples des sphères géographiques concernées.

Aussi, le socle des droits et libertés y est très élargi avec une plus grande consécration de droits en faveur des jeunes, des femmes et des personnes vulnérables. Parallèlement, les devoirs de l’individu (national ou étranger, chacun en ce qui le concerne) vis-à-vis de la famille, du quartier, de la Commune et de l’Etat y sont consacrés.

Le rôle de la famille et l’obligation d’assistance aux parents qui incombe aux enfants y sont consacrés et explicités. L’assistance aux parents était autre fois une obligation morale, non assortie de sanction judiciaire. Sa consécration constitutionnelle lui confère un caractère juridique, donc sa violation est assortie de sanction judiciaire.

Sur le plan institutionnel, la première innovation concerne la clarification du statut du Premier Ministre.

Il est Chef du Gouvernement, nommé par le Président de la République. A ce titre, il propose au Président de la République la nomination des membres du Gouvernement. Il conduit la politique de la nation définie par le Président de la République. Les Ministres sont responsables devant le Premier Ministre, Chef du Gouvernement. En application du principe de la hiérarchie, le Premier Ministre est responsable devant le Président de la République. La nouvelle Constitution n’établit aucun bicéphalisme gouvernemental, aucune dualité au niveau de l’Exécutif.

Il établit une complémentarité entre le Président de la République, Chef de l’Etat, et le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, avec la primauté ou la prééminence du premier, qui dispose du pouvoir de nomination et de révocation du second. Les compétences réglementaires du Premier Ministre sont limitativement, mais clairement, définies dans le cadre du projet de Constitution.

Par ailleurs, en sa qualité de Chef du Gouvernement, le Premier Ministre engage la responsabilité du Gouvernement devant l’Assemblée Nationale qui le censure suite à la présentation de la déclaration de politique générale du Gouvernement, qui sera dorénavant suivie de débats et de vote.

De même, si le Gouvernement considère un projet de loi dont l’adoption pourrait être périlleuse, compte tenu de la nature du texte et de la configuration de l’Assemblée Nationale, il peut engager sa responsabilité sur le vote dudit projet de loi. En conséquence, le Premier Ministre et son Gouvernement sont responsables devant l’Assemblée Nationale. Cela constitue une innovation majeure consacrée par le projet de Constitution.

Pour le Ministre de la Justice, la seconde innovation concerne les autres Institutions consacrées par la Constitution du 07 mai 2010 : le projet de Constitution établit une énumération hiérarchisée entre les Institutions constitutionnelles qui y figurent. Sans négliger l’importance de chacune d’elles cela constitue une évolution par rapport à la Constitution en vigueur.

Ensuite, il a par ailleurs souligné que l’organisation, le mode de désignation des Conseillers de la Cour constitutionnelle ainsi que celui de son Président ont été systématiquement modifiés. Le champ d’intervention du Conseil économique et social a été élargi aux questions environnementales et culturelles. La composition du Conseil supérieur de la magistrature a été revue et son rôle et son indépendance plus raffermis à travers son mode de fonctionnement.

Il a précisé que la troisième innovation concerne la gouvernance territoriale. La Région est à la fois circonscription administrative et collectivité locale. Cela constitue une innovation. Aussi, la Préfecture, circonscription administrative, sera dotée d’un organe délibérant dont le mode de désignation des membres ne sera pas identique à celui des Conseillers communaux. Dans la gouvernance territoriale en République de Guinée, la Préfecture joue un rôle prépondérant, même si elle n’a pas le statut de collectivité décentralisée. C’est cette particularité qui a été prise en compte.

Enfin, le projet de Constitution prévoit une dotation spéciale au titre des collectivités locale, constituée sur la base des ressources générées à partir de l’exploitation minière. Une agence nationale (ANAFIC) a été créée, par anticipation par les pouvoirs publics en vue de la gestion de ce fonds destiné à l’accompagnement des collectivités locales dans leur mission de promotion du développement à la base.

Le Ministre a conclu que ce qui précède constitue la philosophie de l’initiation du projet de la nouvelle constitution ainsi que ses principales articulations, en termes d’innovation et d’avancée par rapport à la Constitution du 07 mai 2010.

A la faveur des débats instaurés autour de cet important dossier, les membres du Conseil sont intervenus tour à tour pour saluer cette initiative de projet de nouvelle constitution et exprimer leur soutien total à sa cause.

Au terme des échanges apportés par le Ministre de la Justice, le Conseil a pris acte de la présentation du projet de nouvelle constitution et a invité le Ministre porteur à procéder à la vulgarisation dudit projet.

Dans ce cadre, le Conseil a proposé à Monsieur le Président de la République la fixation d’une date appropriée de tenue du Référendum. Ce calendrier électoral fera l’objet d’un Décret du Président de la République qui, conformément à ses prérogatives constitutionnelles, procédera à la convocation du corps électoral en vue du Referendum constitutionnel

Le Ministre de la Santé a soumis au Conseil un projet de Décret fixant les Statuts de la Société PHARMACIE CENTRALE DE GUINEE S.A.

La présentation de ce projet de décret fixant les statuts de la société Pharmacie Centrale de Guinée S.A. a suscité de vifs débats au sein du Conseil. Parmi les principales questions soulevées, on peut citer :

–      La capacité de la Pharmacie Centrale de Guinée à assumer cette mission exclusive d’approvisionnement des structures sanitaires publiques en produits de santé à moindre coût après ce changement statutaire.

–      L’opportunité de la présence des représentants des partenaires au développement dans le Conseil d’Administration.

–      Les relations entre la pharmacie centrale et les sociétés grossistes importatrices de la place.

–      La gestion de la commande publique par la pharmacie centrale par rapport aux structures traditionnelles du département de la santé.

–      L’état des lieux de la saisie de conteneurs de faux médicaments au Port Autonome de Conakry.

–      La limitation du nombre de pharmaciens grossistes privés.

Il est revenu au Ministre de la santé d’apporter, des réponses appropriées aux interrogations formulées.

A la lumière de ces éclairages, le conseil a instruit le Ministre à :

–      Présenter au prochain Conseil Interministériel une communication sur la question du nombre de sociétés pharmaceutiques grossistes à agréer en lien avec les besoins des populations ;

–      Mettre en œuvre des mesures appropriées pour régler durablement la question de la vente illicite des médicaments et des pharmacies par terre ;

–      Traduire en justice sans délai les auteurs de l’importation des conteneurs de faux médicaments saisis au Port Autonome de Conakry.

Sous réserve de la mise en œuvre de ces instructions, le conseil a adopté le projet de décret fixant les statuts de la Société Pharmacie Centrale de Guinée SA.

La Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance a soumis à l’examen du Conseil les trois projets de Décrets ci-après :

–      Projet fixant les Statuts du Centre National d’Orthopédie ;

–      Projet fixant les Statuts du Centre d’Autonomisation des Femmes ;

–      Projet fixant les Statuts de l’Institut National des Jeunes Aveugles de Kankan.

En introduction, Madame la Ministre a indiqué au Conseil que ces avant-projets de Décrets ont été validés par la Commission Interministérielle mise en place à cet effet, sous le haut patronage du Ministère de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration

S’agissant de ces trois (3) centres notamment le Centre National d’Orthopédie, le Centre d’Autonomisation des Femmes et l’Institut National des jeunes Aveugles de Kankan,  elle a indiqué que ceux-ci comprennent tous un Conseil d’Administration (CA) et une direction générale dont les membres sont nommés par voie de décrets pris en conseil des ministres, sur propositions des ministères impliqués dans l’accomplissement de leurs missions.

Pour la Ministre la réalisation correcte des actions de ces centres aura un grand impact sur les populations pauvres et vulnérables en termes d’accompagnement, d’inclusion et d’autonomisation, et donc, de renforcement de la résilience socio-économique de nos compatriotes qui en seront bénéficiaires.

Pour elle, leur adoption va renforcer le cadre institutionnel du département de l’Action Socialement définissant les règles de fonctionnement des structures concernées en terme d’administration, de gestion, de contrôle et de dispositions financières. Ceci permettra à terme à ces structures, de jouer pleinement leur rôle dans le cadre de l’élargissement de la couverture sociale à l’ensemble de la population.

Entendu que tous ces textes ont fait l’objet d’un examen approfondi en commission interministérielle au Ministère de la Fonction Publique de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration, le Conseil a adopté les projets de décrets fixant :

–         Les statuts du Centre National d’Orthopédie ;

–         Les statuts du Centre d’autonomisation des femmes ;

–         Création et statuts de l’Institut National des jeunes aveugles de Kankan.

Le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée a soumis à l’approbation du Conseil un projet de Décret portant Statut Particulier de la Banque Nationale d’investissement de Guinée.

Dans son exposé, le Gouverneur a rappelé que la Banque Nationale d’Investissement de Guinée SA a été agréée par Décision du Comité des Agréments du 03 Octobre 2018, conformément aux dispositions de la Loi L/2013/060/CNT portant Réglementation Bancaire en République de Guinée.

Il a ajouté que la Banque Nationale d’Investissement de Guinée a un capital social de GNF 100 milliards, entièrement libéré et réparti comme suit :

–         Etat Guinéen                                                               60%

–         BCRG                                                                             30%

–         Afriland First Bank                                                      10%

Le Gouverneur a soutenu que la BNIG S.A. est une banque d’investissement qui répond au souci du Gouvernement de doter la Guinée d’un instrument de promotion de l’entreprenariat et de mise en application de sa politique dans les domaines économique et social. Elle a pour but essentiel de promouvoir et accompagner les entrepreneurs guinéens, jeunes et femmes notamment, dans leurs différentes activités, conformément à la politique et à la vision du Gouvernement.

Elle est appelée à prendre des participations et à financer les entreprises qu’elle organise. A ce titre, elle bénéficie des exonérations d’impôts et taxes sur ses contrats et revenus divers, sur les emprunts contractés, sur les revenus de ses participations et sur divers produits de ses investissements.

Cependant, la BNIG SA ne collecte pas de dépôts de la clientèle, mais joue plutôt le rôle de pépinière de clients pour les banques commerciales.

La rémunération des bons d’investissement par la BNIG SA est fixée à 3% l’an. Ces bons d’investissement peuvent être éligibles aux guichets de refinancement de la BCRG et sont admis en constitution des réserves obligatoires.

Le Gouverneur a expliqué que ce projet de Décret a déjà fait objet d’une large discussion avec les Administrateurs et Dirigeants de la banque, d’une part, et avec les professionnels des Banques et Assurances, d’autre part.

Il a aussi précisé que pour adapter le cadre de réglementation et de contrôle de cette Institution, la Banque Centrale a introduit au Comité des Agréments un projet de révision de l’agrément de la BNIG SA, qui la classe désormais dans la catégorie des ‘’Institutions Financières Spécialisées’’, ne collectant pas de dépôts, conformément aux dispositions de la Loi bancaire.

Au terme des débats, le conseil a adopté le projet de décret portant statuts particuliers de la Banque Nationale d’Investissement de Guinée

AU TITRE DES QUESTIONS DIVERSES

Monsieur le Président de la République a fait au Conseil le compte rendu de la mission qui l’a conduit en Grande Bretagne pour y représenter notre pays à la rencontre Grande Bretagne-Afrique. Ce sommet a connu la participation de 21 pays dont la Guinée. Selon son nouveau Premier Ministre, la sortie de la Grande Bretagne de l’Union Européenne (BREXIT) lui ouvrirait de meilleures perspectives de dynamisation de sa coopération avec les pays africains, coopération qui sera ponctuée par l’ouverture de nouvelles chancelleries sur notre continent

Monsieur le Président de la République a saisi l’opportunité de cette visite pour faire la promotion d’importants projets dans le domaine des infrastructures ferroviaires et des Mines au vu de l’intérêt porté par le Gouvernement britannique et les sociétés anglaises à ces secteurs.

Monsieur le Président de la République y a également conféré avec les Chefs d’Etat présents au sommet

Le Conseil a condamné les violences qui caractérisent les manifestations illégales de l’opposition ainsi que la prolifération des discours prônant la violence, la haine et le communautarisme. Pour y mettre fin, il a interpellé le Ministre de l’Information et de la Communication et la Haute Autorité de la Communication à sévir dans la sérénité et la justice contre les auteurs de tous bords qui font l’apologie des antivaleurs nuisibles à l’unité nationale, à la paix et à l’idéal démocratique. Il invite le Ministre de la Justice à observer plus de célérité dans le traitement des dossiers liés aux manifestations entrainant des pertes en vies humaines et des destructions des biens publics et privés. Dans le même ordre d’idées, le Ministre de l’Information e de la Communication a été instruit de préparer un plan de communication gouvernementale permettant à chaque membre du gouvernement de participer à l’animation de l’espace médiatique pour sensibiliser les populations, lutter contre la désinformation et les fausses nouvelles.

Le Conseil s’est félicité de l’esprit de responsabilité et du calme observé par les citoyens victimes d’incendie et de pillage de leurs biens (véhicules), évitant ainsi d’engager notre pays dans une spirale de représailles et de violences souhaitée par les commanditaires de ces actes criminels qui souhaiteraient plonger la Guinée dans un conflit ethnique

Avant de lever la séance le Président de la République a donné de larges informations sur la situation nationale, africaine et internationale.

Le Conseil des Ministres 

 

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

MMG – FORUM SUR LES INVESTISSEMENTS : À LONDRES, PR ALPHA CONDÉ ET BORIS JOHNSON ONT EU DES ÉCHANGES FRUCTUEUX

Londres, le 20 janvier 2020 – Le Président de la République, Pr. Alpha CONDÉ, a rencontré en marge du ”Sommet Royaume-Uni – Afrique” sur l’investissement, le Premier Ministre britannique, très Honorable Boris Johnson.

Cette rencontre a porté sur le renforcement de la coopération bilatérale entre le Royaume Uni et la République de Guinée.

Le Chef de l’Etat a présenté à cette occasion, les progrès significatifs dans l’amélioration du cadre d’investissement et l’ouverture de la Guinée à tout partenariat mutuellement avantageux.

Le Premier Ministre Britannique a, à son tour présenté les atouts de la coopération avec le Royaume-Uni, et exprimé son souhait de l’intensifier avec la Guinée, notamment dans le domaine des investissements privés, des échanges commerciaux et de la coopération technique.

Il s’est félicité de la signature du Protocole d’accord portant sur la promotion des investissements d’entreprises britanniques en Guinée, pour un développement durable, comme le projet intégré du « Nouveau Corridor Central » porté par Anglo African Minerals (AAM).

Les deux leaders ont engagé leurs gouvernements respectifs, à œuvrer pour la traduction de cette volonté ferme des deux États en actions concrètes.

Le Premier Ministre britannique a salué et encouragé les efforts déployés par la Guinée pour la sécurité et le maintien de la paix dans la sous-région et sur le Continent, et manifesté sa disponibilité à apporter sa contribution dans ce domaine.

Enfin, le Chef de l’Etat et le Premier ministre britannique, ont convenu que les services diplomatiques des deux pays engagent les procédures appropriées pour faire aboutir les initiatives de visites de haut niveau des autorités britanniques en Guinée, et des autorités guinéennes au Royaume Uni.

POSE DE LA PREMIÈRE PIERRE DU TRIBUNAL CRIMINEL SPÉCIAL : DISCOURS DE MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT

Conakry, le 13 Janvier 2020 – Monsieur le Ministre d’État, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux ;

Monsieur le Premier Président de la Cour d’Appel ;

Monsieur le Procureur Général près la Cour d’Appel de Conakry ;

Mesdames et Messieurs les Magistrats, les Hauts Cadres et autres membres du Personnel Judiciaire ;

Mes chers concitoyens ;

Mesdames et Messieurs ;  

L’histoire récente de notre pays a enregistré des événements douloureux ayant entraînés des crimes de masse et des violations grave des droits de l’homme.

Il s’agit en particulier des événements du 28 Septembre 2009.

Le devoir de mémoire et de justice qui nous interpelle constamment, m’emmène aujourd’hui encore à exprimer avec beaucoup de responsabilité, au nom de Monsieur le Président de la République, la détermination du Gouvernement à organiser le procès de l’affaire du Stade du 28 Septembre.

La pose de la première pierre de la construction du siège du Tribunal Criminel Spécial de Conakry à laquelle nous procédons ce matin est l’expression de cette volonté de donner un cachet particulier à l’organisation matérielle du procès.

Déjà des préalables juridiques indispensables ont été entrepris, dont le renforcement des capacités des magistrats chargés de conduire le procès.

Mesdames et Messieurs,

Cet édifice qui va abriter ce procès de grande portée dans notre pays restera un symbole durable de la lutte contre l’impunité en Guinée.

Je rappelle que le gouvernement guinéen s’est engagé à organiser ce procès dans le respect des règles et pratiques de droit reconnues en la matière. C’est dans cette perspective qu’il a mobilisé déjà vingt-cinq milliards (25.000.000.000) de nos Francs.

Ce montant couvrira une partie substantielle du budget nécessaire à la tenue et au bon déroulement d’une telle audience criminelle dans notre pays, inédite par son ampleur et son caractère singulier.

Nous ne serons pas seul à supporter la charge financière requise pour l’organisation de ce procès d’envergure. Il y aura l’accompagnement et le soutien de nos partenaires au développement aujourd’hui membres du comité de pilotage institué à cet effet.

Nous souhaitons à ce titre que, les engagements financiers pris ainsi par nos partenaires, soient concrétisés dans les meilleurs délais.

L’Etat guinéen ne ménagera aucune peine pour la manifestation de la vérité dans ce dossier du 28 Septembre ainsi que dans tous les autres cas de crimes de masse et de graves violations des droits humains.

Notre volonté est ferme : la Guinée, à l’instar des autres nations doit être un pays de respect des droits de l’homme et des principes démocratiques.

A la fin des travaux de construction que nous voulons voir réalisés dans les règles de l’art et dans les délais prévus, un Tribunal apte à accueillir le procès sera érigé ici même.

Pour conclure mon bref propos, je voudrais renouveler ici, l’engagement de Monsieur le Président de la République et du Gouvernement de ne rien ménager pour que la justice de notre pays dise le droit.

Les présumés auteurs des exactions ignobles en cause, répondront très bientôt de leurs actes devant le tribunal et cela quels que soient leur appartenance politique, leurs titres ou rangs.  Il leur sera garanti toutefois le respect des droits de la défense.

Monsieur le Garde des Sceaux, il vous revient de veiller à ce que l’entreprise respecte ses obligations contractuelles pour une livraison de l’immeuble dans les délais, de façon à ce que le chronogramme du procès soit respecté.

Le procès doit se tenir sans trop de délai désormais. Et cet édifice dont nous posons la première pierre aujourd’hui sera pour nos concitoyens de même que pour les observateurs un symbole durable de la lutte contre l’impunité en Guinée.

Je vous remercie.

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement 

DISCOURS DU PREMIER MINISTRE IBRAHIMA KASSORY FOFANA A L’OCCASION DU LANCEMENT DE L’IDENTIFICATION DES PERSONNES EN SITUATION DE PAUVRETE ET DE VULNERABILITE EN GUINEE

Conakry le, 21 Novembre 2019 – TOUGUÉ, ON DJARAMA !

Excellence Monsieur le d’État,

Excellence Mesdames et messieurs les Ministres,

Monsieur le Gouverneur,

Monsieur le Préfet de Tougué, 

Mesdames et messieurs les notables civils et religieux

Monsieur le Coordinateur général de l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES), Conseiller Spécial chargé de l’économie et des finances à la Primature ;

Madame la Directrice générale de l’ANIES ;

Mesdames et messieurs les membres du cabinet de la Primature ;

Distingués invités, chères populations de Tougué ;

 

C’est avec un plaisir immense que je suis aujourd’hui dans la Préfecture de Tougué.

Je voudrais remercier les autorités préfectorales, de Labé et de Tougué, les élus et responsables locaux, les autorités religieuses, les femmes et les jeunes de la région de Labé, pour la généreuse hospitalité réservée à ma délégation. Je remercie également les cadres ressortissants de la Préfecture de Tougué, qui n’ont ménagé aucun effort pour mon accueil aujourd’hui dans leur ville.

Je le fais au nom du Président de la République, en mon nom personnel et en celui de l’ensemble du Gouvernement.

Mesdames et messieurs, 

Chers invités, 

Si je suis ici aujourd’hui à Tougué, c’est pour délivrer un message d’espoir, de responsabilité, mais aussi de vertu.

Dans ma déclaration de politique générale, le 27 juin 2018 devant l’Assemblée nationale, je prenais un engagement fort, qui, à l’époque, a pu apparaitre illusoire à certains.

Je m’engageais, en effet, devant les élus de la nation et le peuple de Guinée tout entier, à faire du partage de la prospérité la clé de voûte de l’action économique gouvernementale.

Cet engagement, pourtant, découle d’une rationalité économique et sociale difficilement contestable.

Malgré nos performances économiques sur la période récente et la robustesse de notre croissance, les conditions de vie de nos populations demeurent difficiles. Le dynamisme économique de notre pays ne semble pas avoir permis d’avancées notables en termes de réduction de la pauvreté et des inégalités, qui se sont aggravées :

  • 60% de nos concitoyens vivent en situation de pauvreté. Dans les zones rurales, il s’agit même de 65% de la population ;
  • nos enfants sont mal nourris, grandissent mal et ont une durée de scolarisation plus faible que dans les pays voisins ;
  • les programmes d’aide aux plus vulnérables et de lutte contre l’exclusion sociale restent modestes dans notre pays.

Cette situation, pourtant, est en décalage par rapport aux richesses naturelles dont est dotée la Guinée.

Mesdames et messieurs, 

Chers invités, 

La croissance économique ne se mange pas. Elle ne nourrit pas non plus les Guinéens. Ce qui intéresse nos populations, ce sont les fruits de la croissance économique.

C’est pour cette raison que je me suis engagé, en accord avec le Président de la République, à créer une Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES).

Avant de vous présenter cette politique publique innovante, je ne saurais souligner ici combien je mesure ce que cela signifie d’être pauvre.

Si on regarde mon parcours, on peut considérer que j’ai une vie bien remplie. Mais je n’oublie pas d’où je viens et qui je suis. Je suis un fils d’imam venant d’une famille modeste, et mon destin était de maitriser le coran et de travailler dans les champs.

Rien, absolument rien, ne me destinait à aller à « l’école des blancs », à devenir plusieurs fois ministre de la République et aujourd’hui Premier ministre.

Le premier devoir d’un homme politique, c’est de dire la vérité. Et la vérité, c’est que je sais, dans mon âme et dans ma chair, ce que cela signifie d’être pauvre, parce que je suis moi-même issu de la pauvreté.

C’est parce que je sais ce que recouvre la pauvreté, que je mesure l’urgence pour le Gouvernement de prêter une attention particulière à la question d’un meilleur partage de la prospérité.

Que chaque ménage résidant en Guinée, où qu’il soit, sache qu’il fait partie de la communauté nationale. Qu’il mérite une part, aussi petite soit-elle, de la richesse créée en Guinée.

C’est précisément pour cette raison que le Président de la République a décidé d’allouer 15% des recettes fiscales minières à l’ANAFIC, pour favoriser un développement à la base des communautés.

C’est également pour cette raison que l’Agence Nationale d’Inclusion Économique et Sociale (ANIES) a été créée, pour répondre aux nombreux défis de l’inclusion économique, sociale et financière.

Cette agence est une innovation guinéenne. C’est aussi une première en Afrique de l’Ouest, car elle n’a pas d’équivalent. Elle contribuera fortement à la réduction de la pauvreté en Guinée et constituera un vecteur puissant de redistribution des fruits de la prospérité économique.

Parce que la pauvreté a atteint des niveaux insupportables en Guinée, nous avons, avec l’ANIES, des objectifs ambitieux. À la création de l’ANIES en janvier 2019, notre objectif était de consacrer l’équivalent de 2% de PIB, c’est-à-dire de la richesse nationale, à la réduction de la pauvreté dans notre pays.

À date, cet objectif a été atteint. Nous avons mobilisé plus de 179 millions de dollars américains, soit plus de 2,8% du PIB de la Guinée.

Notre nouvel objectif est d’atteindre 4 % de PIB d’ici 2025, que nous comptons orienter vers les 40 % les plus pauvres de la population guinéenne, soit environ six (6) millions de Guinéens.

Toutes ces ressources vont être utilisées pour venir en aide à nos populations. L’ANIES va réaliser des transferts monétaires, faire participer des jeunes et adultes à des travaux à haute intensité de main d’œuvre, mais aussi aider les personnes pauvres dans le secteur de l’agriculture (qui concentre plus de la moitié de la population pauvre), dans l’énergie et aussi dans l’entreprenariat.

Mesdames et messieurs, 

Distingués invités, 

Populations de Tougué,

Le message que je voudrais livrer est qu’aujourd’hui marque le début de l’action gouvernementale visant à établir un lien clair entre la richesse créée dans notre pays et la réduction effective de la pauvreté en Guinée.

Le déploiement de l’ANIES va se faire en deux phases. Une première phase expérimentale va porter sur les préfectures de Gaoual, Forécariah, Kindia, Beyla, Dabola, Kérouané, Kouroussa, Mamou et Tougué, ainsi que la zone spéciale de Conakry.

Cette expérimentation porte sur un échantillon de 400 000 personnes dans les préfectures que je viens de citer. Chaque ménage éligible percevra environ 250 000 francs guinéens par mois, pour l’aider à atténuer les effets de la pauvreté.

Pendant ces six (6) mois d’expérimentation, l’ANIES proposera également aux jeunes et adultes valides de prendre part à des travaux à haute intensité de main d’œuvre contre une rémunération journalière de 35 000 francs guinéens.

Le choix de ces territoires a été opéré sur des bases économiques et sociales, à travers l’indice de pauvreté (multidimensionnel).

Ainsi, avec un taux de pauvreté de 66,2%, Tougué est la préfecture la plus pauvre de la région administrative de Labé. C’est donc ici, dans ce magnifique territoire qui a parfois le sentiment justifié d’être laissé pour compte, qu’il nous est apparu souhaitable de lancer l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale.

Nous serons demain à Mamou centre pour également lancer l’ANIES.

Jeunes et femmes de Tougué, soyez rassurés que le Gouvernement ne vous oublie pas. L’inclusion économique et sociale commence par Tougué.

Cette inclusion économique et sociale débute avec l’identification des personnes à aider. L’Institut national de la statistique (INS), qui est le partenaire de l’ANIES, se rendra dans les ménages de Tougué pour collecter les données économiques et sociales qui nous permettront de définir le niveau de pauvreté. Ensuite, l’entreprise IDEMIA, un autre partenaire de l’ANIES, viendra prendre les données biométriques (les empreintes digitales, notamment) afin de sécuriser les identités.

Mesdames et messieurs, 

Populations de Tougué, 

Voici donc la raison de ma présence aujourd’hui à Tougué.

L’inclusion économique et sociale est un impératif politique, économique et sociale. L’Agence nationale d’inclusion économique et sociale est la priorité des priorités de l’action économique gouvernementale, suivant en cela les directives du Président de la République.

Je voudrais dire aux populations de Tougué, en particulier aux femmes et jeunes de Tougué, que l’inclusion commence par le Fouta.

Pour partager la prospérité, réduire effectivement la pauvreté, vous pouvez compter sur nous.

Pour favoriser l’inclusion économique et sociale, renforcer la cohésion nationale et réduire les frustrations et les inégalités sociales, vous pouvez également compter sur nous.

Vive la cohésion sociale et l’unité nationale !

Vive l’ANIES et le partage de la prospérité !

Vive la Guinée !                                                      

Je vous remercie.

Ibrahima Kassory Fofana

Premier Ministre, Chef du Gouvernement

 

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement 

Communique du Gouvernement

Conakry, le 7 Novembre 2019 – Le Gouvernement a noté avec satisfaction que la marche organisée aujourd’hui 7 Novembre par une partie de l’opposition et de la société civile s’est déroulée sur l’itinéraire convenu avec les autorités de la ville de Conakry.

Le Gouvernement se félicite du professionnalisme des agents des forces de l’ordre déployés tout au long du parcours et salue l’esprit républicain qui a entouré cette manifestation.

Le Gouvernement regrette cependant le décès de Mamadou Billo Diallo, âgé de 38 ans, chauffeur de profession, résidant à Lambanyi, survenu à l’hôpital sino guinéen aux environs de 13h30.

De source médicale, le défunt, qui souffrirait de cardiopathie, est mort d’un œdème aigu aux poumons consécutif à un étouffement dans le véhicule qu’il conduisait. A cette triste occasion, le Gouvernement présente ses sincères condoléances à la famille éplorée.

Le Gouvernement

Formation des médias locaux et des communicateurs traditionnels de Fria sur la prévention et la gestion des conflits en période électorale

Chers Collègues

Pour Votre Information 

La formation de 40 journalistes des médias locaux et des communicateurs traditionnels de Fria sur le Rôle des médias dans la prévention et la gestion des conflits en période électorale a démarré ce Mardi 29 Octobre 2019 à la Bibliothèque de Fria sous la présidence de Mme Gnalen Condé, Préfète de Fria et en présence du Maire de Frai, El Hadj Lansana Boffa Camara et du Conseil Technique Principal du Projet Dialogue et participation politique inclusive en Guinée du PNUD, financé par le Fonds de Consolidation de la Paix (PBF), Mr Justin Morel Junior.

Cette formation initiée par Friaguinee.net est un site web d’actualités générales crée en  Décembre 2017, basé à Fria, une ville minière située à 160 km de Conakry, et géré par Mme Dieynabou Diallo, a pour objectif de renforcer les capacités des acteurs du secteur médiatique pour promouvoir le dialogue social, le développement et la participation citoyenne des journalistes dans le processus électoral dans le but de permettre aux acteurs des médias publics,  privés et aux communicateurs traditionnels de la préfecture de Fria d’être mieux outillés dans le traitement de l’Information pour la diffusion de l’information responsable, la construction de la paix et de la promotion du développement durable.

Deux présentations majeures ont suivi la cérémonie officielle d’ouverture à savoir la Communication de crise, et le partage de l’approche PESTEL par le CTP du Projet du Dialogue et participation politique inclusive en Guinée (PNUD/PBF), Mr Justin Morel Junior, suivi d’échanges et de discussions après les travaux de groupe sur des thématiques.

La Communication de crise étant considérée comme situationnelle, l’Approche PESTEL qui a une portée politique, économique, socioculturelle, technologique, environnementale et légal) vise à amener les journalistes à se poser les bonnes questions en amont de la crise, s’imprégner des points de vigilance afin d’éviter les erreurs d’appréciation.

Mme Dieynabou Diallo, responsable du site Friaguinee.net, initiatrice de cette formation a exprimé toute sa joie à l’endroit du PNUD qui a décidé d’accompagner son projet de formation.

C’est avant tout, le lieu de remercier le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) pour son appui technique et financier, sans lequel, cette formation n’allait pas voir le jour.

Nous savons tous, que nous sommes dans une période décisive de l’histoire de notre pays avec la tenue prochaine des élections législatives et présidentielles.

En tant qu’hommes, femmes de médias et communicateurs traditionnels, nous jouons un grand rôle dans notre société car les médias sont les garants d’un droit fondamental, le droit à l’information, qu’il convient d’exercer en toute liberté mais avec responsabilité. Le journaliste doit être toujours agent de paix, la conscience orale de l’opinion publique et de la société civile. Il expose des faits susceptibles d’aider le public à accéder à la vérité. Il contraint ainsi les autorités politiques à la transparence. Il est en droit de dénoncer mais doit disposer de preuves irréfutables. C’est ainsi, qu’il aide à construire ou à renforcer la démocratie. Particulièrement en période électorale, les journalistes sont l’objet de toutes les convoitises et sont de ce fait exposé à certaines tentations. Ils doivent donc observer les règles éthiques et déontologiques qui s’appliquent à leur métier.

Mr Justin Morel Junior a, au nom de la Représentante résidente du PNUD invité et encouragé les journalistes et communicateurs traditionnels de Fria à opter pour une communication responsable pour préserver et la consolidation du tissu social.

En ouvrant les travaux, Mme la Préfète de Fria, Mme Gnialen Condé a commencé par saluer la pertinence du thème de formation qui est une première à Fria avant d’indiquer que : J’ose espérer que la tenue de ce présent atelier vous permettra d’acquérir des notions nécessaires qui vous aideront à informer et communiquer avec les populations en vue d’un comportement responsable pour la préservation de la Paix et l’instauration d’un climat apaisé dans la préfecture de Fria durant tout le processus des futures élections législatives pour le maintien de la quiétude sociale par la diffusion responsable des informations envers les populations pour l’acceptation des résultats qui sortiront des urnes.

Demain, les participants ont eu droit à la présentation de Mr Augustin Raymond Marie Gnimassou, Professeur d’Université sur la gestion de crise en période électorale avant la cérémonie de clôture qui sera présidée par Mr Amara Somparé, Ministre de l’information et de la Communication.

COMMUNIQUÉ DU GOUVERNEMENT

Conakry, le 23 Octobre 2019 – Le Gouvernement porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale qu’il a été alerté par des informations concordantes et persistantes sur la possible infiltration de la marche des femmes par des personnes décidées à troubler  l’ordre public par des actes de violence.

Le Gouvernement  rappelle que cette marche pacifique  des femmes a été autorisée, conformément aux textes relatifs à  l’exercice des droits  fondamentaux dont la liberté de manifestation dans notre pays. Il rappelle également que  ces textes engagent la responsabilité des organisateurs des manifestations.

En tout état de cause, le Gouvernement rassure les citoyens qu’il assumera sa mission régalienne de préservation de l’ordre public et prendra des mesures idoines pour la sécurité des personnes et de leurs biens.

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

ELECTIONS LÉGISLATIVES – LA CENI VA RECONSIDÉRER LA DATE ET PROPOSER UN NOUVEL AGENDA

Conakry le 21 Octobre 2019 – Suite au verdict de la mission d’audit de l’Organisation Internationale de la Francophonie sur le fichier électoral, l’envoyé spécial de l’OIF a animé ce vendredi un point de presse. Outre les hommes de médias, la rencontre s’est déroulée en présence du Président de la CENI, des Commissaires et des experts de l’OIF.

Face à la presse, le Malien, envoyé spécial de l’OIF, a détaillé le rapport de la mission d’audit, conduite par son organisation. « La mission a relevé les points faibles du fichier électoral guinéen et formule des recommandations pour son amélioration avant la tenue des élections. La CENI va reconsidérer la date, afin de proposer aux autorités guinéennes un nouvel agenda tenable et conforme aux recommandations du comité de suivi du dialogue politique inter-guinéen », a déclaré Tiéman Hubert Coulibaly.

Initialement prévues le 28 décembre 2019, l’OIF plaide en faveur d’un report des élections législatives. « Il y a des travaux techniques immenses à faire sur le fichier électoral guinéen, pour que les résultats des prochaines élections législatives et d’autres soient acceptés par tous les acteurs politiques du pays », a dit l’émissaire de l’OIF.

Pour Maître Salifou Kébé, il s’agit de prendre en compte tous les dysfonctionnements révélés, pour asseoir la fiabilité du fichier et renforcer ainsi la confiance des acteurs dans le processus électoral. « Il est question de se doter des outils informatiques très performants pour les opérations d’assainissement du fichier électoral avec la collecte des données sur le terrain. Il faut aussi fournir le matériel électoral lourd : c’est le cas des machines biométriques pour faciliter le recensement des électeurs. Nous sommes en train de nous battre pour que le fichier soit entièrement actualisé. Que la base de données soit mise à niveau. Que chaque guinéen soit représenté dans la base de données de façon unitaire » assure Me Salifou Kébé.

Et pour terminer, Tiéman Hubert Coulibaly a réitéré l’engagement de l’OIF à accompagner la Guinée dans sa mission de réussir son processus électoral.

La Cellule de Communication du Gouvernement