COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU 23 JANVIER 2020

Conakry, le 23 Janvier 2020 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 23 Janvier 2020, de 10h à 13H, avec l’ordre du Jour suivant :

  1. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
  1. COMPTE RENDU DES SESSIONS ORDINAIRES DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DES MARDIS, 14 ET 21 JANVIER 2020

 

III. QUESTIONS DIVERSES 

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a invité les membres du Gouvernement à assurer une plus grande présence à l’intérieur des pays pour être en contact fréquent avec les populations et procéder le cas échéant à l’inauguration des infrastructures communautaires financées par l’Agence nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC)

Le Chef de l’Etat a vivement condamné les propos aux relents ethnocentristes tenus dans les médias privés par des hommes politiques et des activistes de la société civile peu soucieux de la préservation de la cohésion nationale et de la paix civile. Il a ordonné la prise de mesures immédiates afin de faire cesser de telles pratiques susceptibles de mettre en péril le vivre-ensemble des Guinéens

Le Président de la République a invité les Ministres en charge de la Sécurité et de la Justice à prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de restaurer le calme et la sécurité dans les zones ayant enregistré ces derniers jours des actes de désordre, de pillage et de vandalisme

Le Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement d’organiser des rencontres avec les Quatre coordinations régionales ainsi qu’avec les responsables des confessions religieuses afin de débattre des troubles que connait le pays et convenir ensemble des mesures et dispositions susceptibles de ramener le calme et l’entente entre les Guinéens

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu des sessions ordinaires du Conseil Interministériel des 14 et 21 janvier 2020.

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre de la Justice qui a présenté au Conseil une Communication relative à la Stratégie de vulgarisation du projet de la Nouvelle Constitution.

Le Ministre a informé que dans son adresse à la Nation le 19 décembre 2019, le Président de la République, Chef de l’Etat, en tant que garant de l’unité nationale et de l’intérêt général, a déclaré que, prenant acte des divergences entre les diverses couches de la population au sujet du maintien ou du changement de la Constitution du 07mai 2010, il a décidé de prendre en compte toutes les préoccupations en confiant au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, la mission d’engager une vaste consultation de toutes les couches de la communauté nationale à l’effet de recueillir leurs préoccupations et avis.

Il a rappelé que sur la base de cette requête, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a réalisé un travail de large consultation, à l’issue duquel il a adressé au Président de la République, Chef de l’Etat, un rapport retraçant fidèlement les points de vue exprimés tendant généralement vers l’option pour une nouvelle Constitution essentiellement caractérisée par l’élargissement du socle des libertés et droits fondamentaux, notamment ceux des femmes, des jeunes et des personnes vulnérables, mais aussi des devoirs, et le réaménagement des rapports entre les pouvoirs publics, en particulier entre l’Exécutif et le Législatif, tout en consolidant l’indépendance de la Justice.

Sur la base de ce qui précède, l’équipe technique constituée de juristes de haut niveau, a élaboré un avant-projet de Constitution traduisant les aspirations exprimées au cours des consultations que Monsieur le Premier Ministre a conduit. Ce document, avant sa publication à la suite de l’adresse à la nation du Chef de l’Etat, a requis, conformément à la procédure prévue à cet effet dans le cadre de la Constitution du 07 mai 2010, les avis respectifs du Président de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle.

Le Ministre a encore rappelé que dans son adresse à la nation, le Président de la République, Chef de l’Etat, l’a également chargé de procéder à la vulgarisation du projet de Constitution avant sa soumission au référendum, pour permettre au peuple souverain de Guinée de “s’approprier le contenu et de se prononcer, le jour venu, pour ou contre, en toute connaissance de cause.

Le Ministre a précisé qu’il est principalement responsable, non pas de la promotion, activité relevant d’un autre ressort, mais de la vulgarisation du projet de Constitution, activité purement technique.

A ce sujet, il voudrait faire remarquer que chaque membre du Gouvernement, de par sa position, ses missions et au nom de la solidarité gouvernementale, a un rôle à y jouer.

C’est pourquoi, le Ministre a porté à l’attention des membres du Gouvernement, les réformes substantielles opérées.

Sur le plan philosophique, l’appartenance de notre pays aux organisations continentales africaines (CEDEAO et UA) y est largement affirmée avec pour corollaire notre engagement indéfectible à la construction et à la consolidation de l’unité des peuples des sphères géographiques concernées.

Aussi, le socle des droits et libertés y est très élargi avec une plus grande consécration de droits en faveur des jeunes, des femmes et des personnes vulnérables. Parallèlement, les devoirs de l’individu (national ou étranger, chacun en ce qui le concerne) vis-à-vis de la famille, du quartier, de la Commune et de l’Etat y sont consacrés.

Le rôle de la famille et l’obligation d’assistance aux parents qui incombe aux enfants y sont consacrés et explicités. L’assistance aux parents était autre fois une obligation morale, non assortie de sanction judiciaire. Sa consécration constitutionnelle lui confère un caractère juridique, donc sa violation est assortie de sanction judiciaire.

Sur le plan institutionnel, la première innovation concerne la clarification du statut du Premier Ministre.

Il est Chef du Gouvernement, nommé par le Président de la République. A ce titre, il propose au Président de la République la nomination des membres du Gouvernement. Il conduit la politique de la nation définie par le Président de la République. Les Ministres sont responsables devant le Premier Ministre, Chef du Gouvernement. En application du principe de la hiérarchie, le Premier Ministre est responsable devant le Président de la République. La nouvelle Constitution n’établit aucun bicéphalisme gouvernemental, aucune dualité au niveau de l’Exécutif.

Il établit une complémentarité entre le Président de la République, Chef de l’Etat, et le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, avec la primauté ou la prééminence du premier, qui dispose du pouvoir de nomination et de révocation du second. Les compétences réglementaires du Premier Ministre sont limitativement, mais clairement, définies dans le cadre du projet de Constitution.

Par ailleurs, en sa qualité de Chef du Gouvernement, le Premier Ministre engage la responsabilité du Gouvernement devant l’Assemblée Nationale qui le censure suite à la présentation de la déclaration de politique générale du Gouvernement, qui sera dorénavant suivie de débats et de vote.

De même, si le Gouvernement considère un projet de loi dont l’adoption pourrait être périlleuse, compte tenu de la nature du texte et de la configuration de l’Assemblée Nationale, il peut engager sa responsabilité sur le vote dudit projet de loi. En conséquence, le Premier Ministre et son Gouvernement sont responsables devant l’Assemblée Nationale. Cela constitue une innovation majeure consacrée par le projet de Constitution.

Pour le Ministre de la Justice, la seconde innovation concerne les autres Institutions consacrées par la Constitution du 07 mai 2010 : le projet de Constitution établit une énumération hiérarchisée entre les Institutions constitutionnelles qui y figurent. Sans négliger l’importance de chacune d’elles cela constitue une évolution par rapport à la Constitution en vigueur.

Ensuite, il a par ailleurs souligné que l’organisation, le mode de désignation des Conseillers de la Cour constitutionnelle ainsi que celui de son Président ont été systématiquement modifiés. Le champ d’intervention du Conseil économique et social a été élargi aux questions environnementales et culturelles. La composition du Conseil supérieur de la magistrature a été revue et son rôle et son indépendance plus raffermis à travers son mode de fonctionnement.

Il a précisé que la troisième innovation concerne la gouvernance territoriale. La Région est à la fois circonscription administrative et collectivité locale. Cela constitue une innovation. Aussi, la Préfecture, circonscription administrative, sera dotée d’un organe délibérant dont le mode de désignation des membres ne sera pas identique à celui des Conseillers communaux. Dans la gouvernance territoriale en République de Guinée, la Préfecture joue un rôle prépondérant, même si elle n’a pas le statut de collectivité décentralisée. C’est cette particularité qui a été prise en compte.

Enfin, le projet de Constitution prévoit une dotation spéciale au titre des collectivités locale, constituée sur la base des ressources générées à partir de l’exploitation minière. Une agence nationale (ANAFIC) a été créée, par anticipation par les pouvoirs publics en vue de la gestion de ce fonds destiné à l’accompagnement des collectivités locales dans leur mission de promotion du développement à la base.

Le Ministre a conclu que ce qui précède constitue la philosophie de l’initiation du projet de la nouvelle constitution ainsi que ses principales articulations, en termes d’innovation et d’avancée par rapport à la Constitution du 07 mai 2010.

A la faveur des débats instaurés autour de cet important dossier, les membres du Conseil sont intervenus tour à tour pour saluer cette initiative de projet de nouvelle constitution et exprimer leur soutien total à sa cause.

Au terme des échanges apportés par le Ministre de la Justice, le Conseil a pris acte de la présentation du projet de nouvelle constitution et a invité le Ministre porteur à procéder à la vulgarisation dudit projet.

Dans ce cadre, le Conseil a proposé à Monsieur le Président de la République la fixation d’une date appropriée de tenue du Référendum. Ce calendrier électoral fera l’objet d’un Décret du Président de la République qui, conformément à ses prérogatives constitutionnelles, procédera à la convocation du corps électoral en vue du Referendum constitutionnel

Le Ministre de la Santé a soumis au Conseil un projet de Décret fixant les Statuts de la Société PHARMACIE CENTRALE DE GUINEE S.A.

La présentation de ce projet de décret fixant les statuts de la société Pharmacie Centrale de Guinée S.A. a suscité de vifs débats au sein du Conseil. Parmi les principales questions soulevées, on peut citer :

–      La capacité de la Pharmacie Centrale de Guinée à assumer cette mission exclusive d’approvisionnement des structures sanitaires publiques en produits de santé à moindre coût après ce changement statutaire.

–      L’opportunité de la présence des représentants des partenaires au développement dans le Conseil d’Administration.

–      Les relations entre la pharmacie centrale et les sociétés grossistes importatrices de la place.

–      La gestion de la commande publique par la pharmacie centrale par rapport aux structures traditionnelles du département de la santé.

–      L’état des lieux de la saisie de conteneurs de faux médicaments au Port Autonome de Conakry.

–      La limitation du nombre de pharmaciens grossistes privés.

Il est revenu au Ministre de la santé d’apporter, des réponses appropriées aux interrogations formulées.

A la lumière de ces éclairages, le conseil a instruit le Ministre à :

–      Présenter au prochain Conseil Interministériel une communication sur la question du nombre de sociétés pharmaceutiques grossistes à agréer en lien avec les besoins des populations ;

–      Mettre en œuvre des mesures appropriées pour régler durablement la question de la vente illicite des médicaments et des pharmacies par terre ;

–      Traduire en justice sans délai les auteurs de l’importation des conteneurs de faux médicaments saisis au Port Autonome de Conakry.

Sous réserve de la mise en œuvre de ces instructions, le conseil a adopté le projet de décret fixant les statuts de la Société Pharmacie Centrale de Guinée SA.

La Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance a soumis à l’examen du Conseil les trois projets de Décrets ci-après :

–      Projet fixant les Statuts du Centre National d’Orthopédie ;

–      Projet fixant les Statuts du Centre d’Autonomisation des Femmes ;

–      Projet fixant les Statuts de l’Institut National des Jeunes Aveugles de Kankan.

En introduction, Madame la Ministre a indiqué au Conseil que ces avant-projets de Décrets ont été validés par la Commission Interministérielle mise en place à cet effet, sous le haut patronage du Ministère de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration

S’agissant de ces trois (3) centres notamment le Centre National d’Orthopédie, le Centre d’Autonomisation des Femmes et l’Institut National des jeunes Aveugles de Kankan,  elle a indiqué que ceux-ci comprennent tous un Conseil d’Administration (CA) et une direction générale dont les membres sont nommés par voie de décrets pris en conseil des ministres, sur propositions des ministères impliqués dans l’accomplissement de leurs missions.

Pour la Ministre la réalisation correcte des actions de ces centres aura un grand impact sur les populations pauvres et vulnérables en termes d’accompagnement, d’inclusion et d’autonomisation, et donc, de renforcement de la résilience socio-économique de nos compatriotes qui en seront bénéficiaires.

Pour elle, leur adoption va renforcer le cadre institutionnel du département de l’Action Socialement définissant les règles de fonctionnement des structures concernées en terme d’administration, de gestion, de contrôle et de dispositions financières. Ceci permettra à terme à ces structures, de jouer pleinement leur rôle dans le cadre de l’élargissement de la couverture sociale à l’ensemble de la population.

Entendu que tous ces textes ont fait l’objet d’un examen approfondi en commission interministérielle au Ministère de la Fonction Publique de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration, le Conseil a adopté les projets de décrets fixant :

–         Les statuts du Centre National d’Orthopédie ;

–         Les statuts du Centre d’autonomisation des femmes ;

–         Création et statuts de l’Institut National des jeunes aveugles de Kankan.

Le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée a soumis à l’approbation du Conseil un projet de Décret portant Statut Particulier de la Banque Nationale d’investissement de Guinée.

Dans son exposé, le Gouverneur a rappelé que la Banque Nationale d’Investissement de Guinée SA a été agréée par Décision du Comité des Agréments du 03 Octobre 2018, conformément aux dispositions de la Loi L/2013/060/CNT portant Réglementation Bancaire en République de Guinée.

Il a ajouté que la Banque Nationale d’Investissement de Guinée a un capital social de GNF 100 milliards, entièrement libéré et réparti comme suit :

–         Etat Guinéen                                                               60%

–         BCRG                                                                             30%

–         Afriland First Bank                                                      10%

Le Gouverneur a soutenu que la BNIG S.A. est une banque d’investissement qui répond au souci du Gouvernement de doter la Guinée d’un instrument de promotion de l’entreprenariat et de mise en application de sa politique dans les domaines économique et social. Elle a pour but essentiel de promouvoir et accompagner les entrepreneurs guinéens, jeunes et femmes notamment, dans leurs différentes activités, conformément à la politique et à la vision du Gouvernement.

Elle est appelée à prendre des participations et à financer les entreprises qu’elle organise. A ce titre, elle bénéficie des exonérations d’impôts et taxes sur ses contrats et revenus divers, sur les emprunts contractés, sur les revenus de ses participations et sur divers produits de ses investissements.

Cependant, la BNIG SA ne collecte pas de dépôts de la clientèle, mais joue plutôt le rôle de pépinière de clients pour les banques commerciales.

La rémunération des bons d’investissement par la BNIG SA est fixée à 3% l’an. Ces bons d’investissement peuvent être éligibles aux guichets de refinancement de la BCRG et sont admis en constitution des réserves obligatoires.

Le Gouverneur a expliqué que ce projet de Décret a déjà fait objet d’une large discussion avec les Administrateurs et Dirigeants de la banque, d’une part, et avec les professionnels des Banques et Assurances, d’autre part.

Il a aussi précisé que pour adapter le cadre de réglementation et de contrôle de cette Institution, la Banque Centrale a introduit au Comité des Agréments un projet de révision de l’agrément de la BNIG SA, qui la classe désormais dans la catégorie des ‘’Institutions Financières Spécialisées’’, ne collectant pas de dépôts, conformément aux dispositions de la Loi bancaire.

Au terme des débats, le conseil a adopté le projet de décret portant statuts particuliers de la Banque Nationale d’Investissement de Guinée

AU TITRE DES QUESTIONS DIVERSES

Monsieur le Président de la République a fait au Conseil le compte rendu de la mission qui l’a conduit en Grande Bretagne pour y représenter notre pays à la rencontre Grande Bretagne-Afrique. Ce sommet a connu la participation de 21 pays dont la Guinée. Selon son nouveau Premier Ministre, la sortie de la Grande Bretagne de l’Union Européenne (BREXIT) lui ouvrirait de meilleures perspectives de dynamisation de sa coopération avec les pays africains, coopération qui sera ponctuée par l’ouverture de nouvelles chancelleries sur notre continent

Monsieur le Président de la République a saisi l’opportunité de cette visite pour faire la promotion d’importants projets dans le domaine des infrastructures ferroviaires et des Mines au vu de l’intérêt porté par le Gouvernement britannique et les sociétés anglaises à ces secteurs.

Monsieur le Président de la République y a également conféré avec les Chefs d’Etat présents au sommet

Le Conseil a condamné les violences qui caractérisent les manifestations illégales de l’opposition ainsi que la prolifération des discours prônant la violence, la haine et le communautarisme. Pour y mettre fin, il a interpellé le Ministre de l’Information et de la Communication et la Haute Autorité de la Communication à sévir dans la sérénité et la justice contre les auteurs de tous bords qui font l’apologie des antivaleurs nuisibles à l’unité nationale, à la paix et à l’idéal démocratique. Il invite le Ministre de la Justice à observer plus de célérité dans le traitement des dossiers liés aux manifestations entrainant des pertes en vies humaines et des destructions des biens publics et privés. Dans le même ordre d’idées, le Ministre de l’Information e de la Communication a été instruit de préparer un plan de communication gouvernementale permettant à chaque membre du gouvernement de participer à l’animation de l’espace médiatique pour sensibiliser les populations, lutter contre la désinformation et les fausses nouvelles.

Le Conseil s’est félicité de l’esprit de responsabilité et du calme observé par les citoyens victimes d’incendie et de pillage de leurs biens (véhicules), évitant ainsi d’engager notre pays dans une spirale de représailles et de violences souhaitée par les commanditaires de ces actes criminels qui souhaiteraient plonger la Guinée dans un conflit ethnique

Avant de lever la séance le Président de la République a donné de larges informations sur la situation nationale, africaine et internationale.

Le Conseil des Ministres 

 

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

DISCOURS DU PREMIER MINISTRE IBRAHIMA KASSORY FOFANA A L’OCCASION DU LANCEMENT DE L’IDENTIFICATION DES PERSONNES EN SITUATION DE PAUVRETE ET DE VULNERABILITE EN GUINEE

Conakry le, 21 Novembre 2019 – TOUGUÉ, ON DJARAMA !

Excellence Monsieur le d’État,

Excellence Mesdames et messieurs les Ministres,

Monsieur le Gouverneur,

Monsieur le Préfet de Tougué, 

Mesdames et messieurs les notables civils et religieux

Monsieur le Coordinateur général de l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES), Conseiller Spécial chargé de l’économie et des finances à la Primature ;

Madame la Directrice générale de l’ANIES ;

Mesdames et messieurs les membres du cabinet de la Primature ;

Distingués invités, chères populations de Tougué ;

 

C’est avec un plaisir immense que je suis aujourd’hui dans la Préfecture de Tougué.

Je voudrais remercier les autorités préfectorales, de Labé et de Tougué, les élus et responsables locaux, les autorités religieuses, les femmes et les jeunes de la région de Labé, pour la généreuse hospitalité réservée à ma délégation. Je remercie également les cadres ressortissants de la Préfecture de Tougué, qui n’ont ménagé aucun effort pour mon accueil aujourd’hui dans leur ville.

Je le fais au nom du Président de la République, en mon nom personnel et en celui de l’ensemble du Gouvernement.

Mesdames et messieurs, 

Chers invités, 

Si je suis ici aujourd’hui à Tougué, c’est pour délivrer un message d’espoir, de responsabilité, mais aussi de vertu.

Dans ma déclaration de politique générale, le 27 juin 2018 devant l’Assemblée nationale, je prenais un engagement fort, qui, à l’époque, a pu apparaitre illusoire à certains.

Je m’engageais, en effet, devant les élus de la nation et le peuple de Guinée tout entier, à faire du partage de la prospérité la clé de voûte de l’action économique gouvernementale.

Cet engagement, pourtant, découle d’une rationalité économique et sociale difficilement contestable.

Malgré nos performances économiques sur la période récente et la robustesse de notre croissance, les conditions de vie de nos populations demeurent difficiles. Le dynamisme économique de notre pays ne semble pas avoir permis d’avancées notables en termes de réduction de la pauvreté et des inégalités, qui se sont aggravées :

  • 60% de nos concitoyens vivent en situation de pauvreté. Dans les zones rurales, il s’agit même de 65% de la population ;
  • nos enfants sont mal nourris, grandissent mal et ont une durée de scolarisation plus faible que dans les pays voisins ;
  • les programmes d’aide aux plus vulnérables et de lutte contre l’exclusion sociale restent modestes dans notre pays.

Cette situation, pourtant, est en décalage par rapport aux richesses naturelles dont est dotée la Guinée.

Mesdames et messieurs, 

Chers invités, 

La croissance économique ne se mange pas. Elle ne nourrit pas non plus les Guinéens. Ce qui intéresse nos populations, ce sont les fruits de la croissance économique.

C’est pour cette raison que je me suis engagé, en accord avec le Président de la République, à créer une Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES).

Avant de vous présenter cette politique publique innovante, je ne saurais souligner ici combien je mesure ce que cela signifie d’être pauvre.

Si on regarde mon parcours, on peut considérer que j’ai une vie bien remplie. Mais je n’oublie pas d’où je viens et qui je suis. Je suis un fils d’imam venant d’une famille modeste, et mon destin était de maitriser le coran et de travailler dans les champs.

Rien, absolument rien, ne me destinait à aller à « l’école des blancs », à devenir plusieurs fois ministre de la République et aujourd’hui Premier ministre.

Le premier devoir d’un homme politique, c’est de dire la vérité. Et la vérité, c’est que je sais, dans mon âme et dans ma chair, ce que cela signifie d’être pauvre, parce que je suis moi-même issu de la pauvreté.

C’est parce que je sais ce que recouvre la pauvreté, que je mesure l’urgence pour le Gouvernement de prêter une attention particulière à la question d’un meilleur partage de la prospérité.

Que chaque ménage résidant en Guinée, où qu’il soit, sache qu’il fait partie de la communauté nationale. Qu’il mérite une part, aussi petite soit-elle, de la richesse créée en Guinée.

C’est précisément pour cette raison que le Président de la République a décidé d’allouer 15% des recettes fiscales minières à l’ANAFIC, pour favoriser un développement à la base des communautés.

C’est également pour cette raison que l’Agence Nationale d’Inclusion Économique et Sociale (ANIES) a été créée, pour répondre aux nombreux défis de l’inclusion économique, sociale et financière.

Cette agence est une innovation guinéenne. C’est aussi une première en Afrique de l’Ouest, car elle n’a pas d’équivalent. Elle contribuera fortement à la réduction de la pauvreté en Guinée et constituera un vecteur puissant de redistribution des fruits de la prospérité économique.

Parce que la pauvreté a atteint des niveaux insupportables en Guinée, nous avons, avec l’ANIES, des objectifs ambitieux. À la création de l’ANIES en janvier 2019, notre objectif était de consacrer l’équivalent de 2% de PIB, c’est-à-dire de la richesse nationale, à la réduction de la pauvreté dans notre pays.

À date, cet objectif a été atteint. Nous avons mobilisé plus de 179 millions de dollars américains, soit plus de 2,8% du PIB de la Guinée.

Notre nouvel objectif est d’atteindre 4 % de PIB d’ici 2025, que nous comptons orienter vers les 40 % les plus pauvres de la population guinéenne, soit environ six (6) millions de Guinéens.

Toutes ces ressources vont être utilisées pour venir en aide à nos populations. L’ANIES va réaliser des transferts monétaires, faire participer des jeunes et adultes à des travaux à haute intensité de main d’œuvre, mais aussi aider les personnes pauvres dans le secteur de l’agriculture (qui concentre plus de la moitié de la population pauvre), dans l’énergie et aussi dans l’entreprenariat.

Mesdames et messieurs, 

Distingués invités, 

Populations de Tougué,

Le message que je voudrais livrer est qu’aujourd’hui marque le début de l’action gouvernementale visant à établir un lien clair entre la richesse créée dans notre pays et la réduction effective de la pauvreté en Guinée.

Le déploiement de l’ANIES va se faire en deux phases. Une première phase expérimentale va porter sur les préfectures de Gaoual, Forécariah, Kindia, Beyla, Dabola, Kérouané, Kouroussa, Mamou et Tougué, ainsi que la zone spéciale de Conakry.

Cette expérimentation porte sur un échantillon de 400 000 personnes dans les préfectures que je viens de citer. Chaque ménage éligible percevra environ 250 000 francs guinéens par mois, pour l’aider à atténuer les effets de la pauvreté.

Pendant ces six (6) mois d’expérimentation, l’ANIES proposera également aux jeunes et adultes valides de prendre part à des travaux à haute intensité de main d’œuvre contre une rémunération journalière de 35 000 francs guinéens.

Le choix de ces territoires a été opéré sur des bases économiques et sociales, à travers l’indice de pauvreté (multidimensionnel).

Ainsi, avec un taux de pauvreté de 66,2%, Tougué est la préfecture la plus pauvre de la région administrative de Labé. C’est donc ici, dans ce magnifique territoire qui a parfois le sentiment justifié d’être laissé pour compte, qu’il nous est apparu souhaitable de lancer l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale.

Nous serons demain à Mamou centre pour également lancer l’ANIES.

Jeunes et femmes de Tougué, soyez rassurés que le Gouvernement ne vous oublie pas. L’inclusion économique et sociale commence par Tougué.

Cette inclusion économique et sociale débute avec l’identification des personnes à aider. L’Institut national de la statistique (INS), qui est le partenaire de l’ANIES, se rendra dans les ménages de Tougué pour collecter les données économiques et sociales qui nous permettront de définir le niveau de pauvreté. Ensuite, l’entreprise IDEMIA, un autre partenaire de l’ANIES, viendra prendre les données biométriques (les empreintes digitales, notamment) afin de sécuriser les identités.

Mesdames et messieurs, 

Populations de Tougué, 

Voici donc la raison de ma présence aujourd’hui à Tougué.

L’inclusion économique et sociale est un impératif politique, économique et sociale. L’Agence nationale d’inclusion économique et sociale est la priorité des priorités de l’action économique gouvernementale, suivant en cela les directives du Président de la République.

Je voudrais dire aux populations de Tougué, en particulier aux femmes et jeunes de Tougué, que l’inclusion commence par le Fouta.

Pour partager la prospérité, réduire effectivement la pauvreté, vous pouvez compter sur nous.

Pour favoriser l’inclusion économique et sociale, renforcer la cohésion nationale et réduire les frustrations et les inégalités sociales, vous pouvez également compter sur nous.

Vive la cohésion sociale et l’unité nationale !

Vive l’ANIES et le partage de la prospérité !

Vive la Guinée !                                                      

Je vous remercie.

Ibrahima Kassory Fofana

Premier Ministre, Chef du Gouvernement

 

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement 

Les diplomates et les institutions présentent leurs voeux au Président Alpha Condé

Sékhoutouréya

Les diplomates et les institutions présentent leurs voeux au Président Alpha Condé

Sékhoutouréya, 9 janvier 2019 – Les membres du corps diplomatique, les représentants des institutions internationales accréditées en Guinée et les Présidents des institutions nationales ont présenté leurs voeux de nouvel an au Président de la République, le Pr. Alpha Condé, ce 9 janvier 2019 au Palais Sékhoutouréya.

Dans une atmosphère détendue, le doyen du corps diplomatique, l’ambassadeur de la Fédération de Russie en Guinée, Alexandre Brigadzé, qui est au pays depuis 8 ans, dit qu’il observe le processus de développement engagé par le gouvernement. Selon le diplomate russe, le PIB augmente de façon considérable. « Sous les yeux des ambassadeurs, la Guinée devient le premier pays exportateur de la bauxite au monde. Sous nos yeux, la Guinée devient le pays le plus électrifié de l’Afrique de l’Ouest » a déclaré le doyen du corps diplomatique.

Poursuivant, Alexandre Brigadgé a indiqué que les perspectives sont nombreuses et qu’elles ne peuvent être réalisées que dans la paix. Aux dires de ce dernier, c’est le moment pour les Guinéens de manifester l’unité nationale, le patriotisme pour relancer le pays sous l’égide du Président Alpha Condé.

« À quoi ça sert une alternance si tout va bien ? C’est la culture de ‘’c’est notre tour’’, c’est forcément notre tour, qui crée des problèmes… Rien n’est statique… Même dans la Bible, il y a eu l’ancien testament et ensuite le nouveau testament », affirmera le diplomate russe qui martèle que la Constitution doit s’adapter aux réalités sociales et non le contraire.

Il a ensuite apprécié les dispositifs de sécurité mis en place en faveur des populations avant d’affirmer le soutien des membres du corps diplomatique pour l’esprit de dialogue prôné par le Chef de l’Etat afin d’aplanir les différends.

Au nom de l’Union Européenne, l’ambassadeur de la Grande Bretagne, Catherine Ingleheam, a apprécié la croissance économique que le pays connaît à travers le secteur agricole et minier et elle a souhaité que le secteur industriel emboîte le pays.

La diplomate a espéré le développement de la jeune démocratie en Guinée qui doit être suivie par le développement économique.

Le doyen des diplomates africains, Fassih Rabah, a noté qu’il est témoin des progrès réalisés par la Guinée sous le magistère du Président Alpha Condé tels que l’atteinte du PPTE. Il a apprécié le passage remarquable du Président Alpha Condé à la tête de l’Union Africaine où selon lui, il a amené les pays à parler d’une seule voix. Il a affirmé le soutien des diplomates africains pour renforcer la coopération entre l’Afrique et les autres continents.

Le représentant du Groupe arabe, Driss Isbamène, a rassuré le soutien du groupe arabe et particulièrement son pays, le Maroc, avant de remercier le Président Alpha Condé pour son soutien à la cause arabe.

L’ambassadeur du Japon, Hisanobu Hasama a, au nom des diplomates asiatiques, rappelé que la Guinée est très riche en ressources naturelles. Pour cela, il a fait savoir que la paix et la stabilité sociale doivent être garanties pour favoriser le développement et il a mis l’accent sur le renforcement du système éducatif.

De son côté, le représentant des organisations internationales, Patrice Vahard, s’est réjoui du progrès que la Guinée enregistre. Avant de rassurer que les organisations internationales sont à la disposition de la Guinée pour faire avancer le pays. Il a souhaité que la grève des syndicats aboutisse à la signature d’un accord pour que les enfants reprennent le chemin de l’école.

Le Président de l’Assemble Nationale, l’honorable Claude Kory Kondiano, au nom des institutions constitutionnelles, a salué les progrès réalisés par le Président de la République depuis son accession à la magistrature suprême avant de lui souhaiter une bonne continuation sur les différents secteurs tels que l’énergie, l’agriculture, les mines. Selon lui, chaque structure du pays doit suivre cette voie. 

Le Chef d’Etat Major des Forces Armées, le Général Namory Keita, a retracé le parcours des forces de défense et de sécurité en 2018 en terme d’objectifs à travers la formation, l’acquisition de nouveaux matériels, la construction de nouvelles infrastructures. Toutefois, le Général Namory Kéita a signalé qu’il y a des défis sécuritaires qui restent à relever. Il a renouvelé la fidélité des forces de défense et de sécurité au Chef de l’Etat.

En souhaitant ses vœux aux différents corps constitués, le Président de la République, le Pr Alpha Condé, a invité les diplomates à chercher à connaitre le pays avant d’en faire un jugement. Le Président Alpha Condé a indiqué que l’Armée ne participe pas au maintien de l’ordre. Toutefois il a signalé que le pays ne restera pas dans l’anarchie. Il a donné de larges explications sur les différentes réformes qu’il a faites et les résultats obtenus depuis son élection à la magistrature suprême. Il a affirmé que la Guinée est prête à collaborer avec toutes les structures pour faire avancer le pays. Le gouvernement est ouvert à toutes les critiques afin de permettre à l’Etat de s’améliorer, dira-t-il.

Il a souhaité que les relations de coopération se renforcent davantage entre la Guinée et les pays amis.

Le Président de la République a salué l’Assemblée nationale pour les sessions de loi et celles budgétaires. Toutefois, le Chef de l’Etat n’a pas apprécié le vote de la loi sur la polygamie. Il a rassuré d’appuyer les institutions confrontées à un problème budgétaire avant de solliciter la mise en place rapide de la nouvelle CENI.

Il a félicité l’armée pour sa participation dans les activités sociales telles que l’assainissement avant de souhaiter la voir participer pleinement à toutes les activités de développement du pays. Pour cela le Chef de l’Etat a sollicité le renforcement et la multiplication des brigades agricoles ainsi que la formation au sein de l’armée des ingénieurs et d’autres spécialistes pour qu’ils participe davantage à la vie économique.

Le Chef de l’Etat a rassuré que le gouvernement va poursuivre le programme de développement en faveur des populations et cette fois-ci les 15% des recettes minières seront consacrés au développement des collectivités locales.

 

Le Bureau de Presse de la Présidence

COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT

Conakry, le 21 Octobre 2018 – A la suite de la grève qui a secoué le secteur de l’éducation au cours de ces deux dernières semaines, le gouvernement se félicite du dénouement de la crise grâce à la participation active de l’ensemble des partenaires sociaux impliqués (syndicats et représentants des parents d’élèves).

Le Gouvernement rassure les parents d’élèves, les élèves et les enseignants que des dispositions en termes de sécurisation des concessions scolaires et de mobilisation des enseignants, ont été prises pour assurer l’effectivité des cours.

Le Gouvernement remercie et félicite les enseignants, les parents d’élèves et élèves qui ont bien voulu répondre à son appel depuis l’ouverture des classes le 3 octobre 2018.

Il réitère une fois de plus un appel aux parents d’élèves, aux élèves et aux enseignants encore réticents, pour une reprise effective des cours dès le lundi 22 octobre à 7h30.

Il exhorte toute la communauté éducative à œuvrer à ses côtés pour sensibiliser chacun des acteurs afin que l’avenir de nos enfants ne soit pas compromis par une année blanche.

Le Gouvernement met en garde tout fauteur de troubles appréhendé aux alentours des écoles, qu’il devra répondre de ses actes devant la justice.

Il invite les Inspecteurs Régionaux, les DPE/DCE, les DSEE, les Directeurs d’écoles et Chefs d’établissements publics et privés, les enseignants et les partenaires sociaux à prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer à nos enfants leur droit, celui d’étudier dans la quiétude.

Le Gouvernement sait compter sur le patriotisme et l’engagement de toutes et tous pour un climat apaisé qui permettrait à nos enfants de dérouler le calendrier de l’année scolaire 2018-2019.

Pour le Gouvernement, le Premier Ministre

Dr. Ibrahima Kassory Fofana

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement. 

COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU 18 Octobre 2018

Conakry, le 18 Octobre 2018 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi 18 Octobre 2018 avec l’ordre du jour suivant :

  1. Message de son Excellence Monsieur le Président de la République ;

  2. Compte rendu de la session Compte rendu de la session ordinaire du Conseil interministériel du 18 Octobre 2018.

  3. Décisions ;

  4. Divers

Au titre du premier point de l’ordre du jour;

Monsieur le Président de la République a invité le Gouvernement à diligenter les différentes initiatives en cours pour favoriser le développement harmonieux du pays.

Le Chef de l’Etat a demandé à Madame la Ministre en charge de la Coopération à faire le point de la situation des projets financés par la BADEA.

Il a invité Monsieur le Ministre d’Etat chargé de la Défense Nationale à prendre des mesures idoines pour rationaliser et règlementer l’utilisation des éléments de la gendarmerie dans la sécurisation des personnalités publiques.

Monsieur le Ministre des Travaux Publics a été instruit à accélérer sans délai le commencement des travaux des différents projets routiers arrivés à maturité avant la fin du mois d’octobre en cours. Il a également insisté que l’opération de contrôle des travaux routiers soit désormais confiée à des bureaux d’études et de contrôle internationaux dont l’expertise est mondialement reconnue. Dans le cadre de l’exécution des projets routiers, le Chef de l’Etat a tenu à faire respecter rigoureusement le contenu local qui destine aux entreprises locales la concession de 30% des travaux des projets.

IL a demandé au Ministre des travaux publics d’anticiper désormais la préparation des DAO en attendant les avis de non objection du Conseil d’Administration des institutions de financement.

Le Chef de l’Etat a invité le Ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, en relation avec la Direction Générale du Patrimoine Bâti Public, à prendre toutes les dispositions requises pour la récupération effective des domaines spoliés de l’Etat et à appliquer des sanctions disciplinaires et/ou des poursuites judiciaires contre les agents indélicats du secteur concerné.

Il a demandé aux différents Ministères concernés à diligenter les travaux de rénovation de la grande Mosquée Fayçal.

Il a instruit le Ministre de la Pêche à envisager toutes les dispositions utiles pour mettre en œuvre les projets de pisciculture dans les mares et la Haute Guinée, de la Moyenne guinée et dans les mangroves.

Monsieur le Ministre de la Pêche a reçu des instructions fermes de Monsieur le Président de la République pour mettre fin aux activités de pêche artisanale pratiquées par des sociétés de pêche étrangères au détriment des professionnels guinéens.

Le Ministre de l’Elevage a été invité par le Chef de l’Etat à lui adresser une note sur l’état d’avancement du projet d’insémination artificielle en cours.

En ce concerne la grève des enseignants, les Ministres en charge du Budget et de la  Fonction Publique ont été commis à prendre toutes les mesures appropriées relatives à l’application rigoureuse des dispositions légales et règlementaires régissant le droit de grève dans la mesure où c’est le travail fait qui est payé et non le travailleur.

Il a par ailleurs encouragé Monsieur le premier Ministre et les autres Ministres concernés à finaliser les négociations avec les institutions bancaires en faveur des fonctionnaires à taux modéré pour favoriser l’acquisition de l’habitat social.

Au regard de la complexité de l’organisation du pélérinage à la Mecque et des insuffisances constatées, le Chef de l’Etat a instruit le Premier Ministre et les autres Ministres visés à mener une réflexion approfondie sur l’amélioration de l’organisation du hadj dans le sens de la décentralisation des différentes opérations y afférentes.

Enfin, pour terminer son message, Monsieur le Président de la République a appelé Monsieur le Ministre d’Etat chargé de l’Hôtellerie à faire des propositions relatives aux modalités de gestion de la Cité Niger à Faranah.

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu du Conseil interministériel du 16 Octobre 2018.

Le Conseil a entendu Monsieur le Ministre du budget qui a présenté la stratégie d’exécution du projet de loi des finances 2019 adopté par le Conseil du 9 Octobre 2018 et transmis à l’Assemblée Nationale.

Monsieur le Ministre a expliqué au Conseil les principales mesures destinées à favoriser l’exécution correcte du projet de budget 2019, dont :

  • Le relèvement du taux de pression fiscale à 13,5 ou 13,6% du PIB ;

  • La clarification à apporter sur la part du financement sur ressources intérieures par rapport à la part du financement extérieur des dépenses d’investissement ;

  • L’affectation des 15% des recettes minières au Fonds National de Développement Local à gérer par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC) ;

  • La création d’une Agence d’Inclusion Financière avec une dotation de 50 Mds pour la gestion d’un fonds social ;

  • La mise en place d’un fonds de garantie pour l’habitat de 15 Mds doté d’un budget de fonctionnement de 5 Mds ;

  • Le réajustement des crédits budgétaires de certains ministères et institutions : la Présidence de la République, le Ministère de l’Hôtellerie, du Tourisme et de l’Artisanat, les nouveaux ministères (Hydrocarbures, Investissements Privés et Partenariat Public Privé, la Coopération et de l’Intégration Africaine) ;

1. Relèvement du taux de pression fiscale à 13,5 ou 13,6% du PIB

Le Ministre a expliqué que le taux de pression fiscale du projet de loi de finances 2019 est porté à 13,7% du PIB contre 13,24% initialement présenté. Pour atteindre cet objectif, les projections de recettes fiscales sont passées de 16 723,8 Mds à 17 303,8 Mds, soit un accroissement de 580,1 Mds (0,5% du PIB). Cette augmentation porte sur les impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital pour 240,9 Mds, les impôts sur les biens et services pour 160,6 Mds, les impôts sur le commerce extérieur et les transactions internationales pour 143,53 Mds, les impôts sur les salaires et la main-d’œuvre pour 20 Mds, les autres recettes fiscales pour 10 Mds et les impôts sur le patrimoine pour 5 Mds.

Par régie de recettes, cette augmentation se ventile comme suit :

  • Direction Nationale des Impôts : 436,5 Mds

  • Direction Générale des Douanes : 143,5 Mds

Cet effort supplémentaire des régies repose sur un ensemble de nouvelles dispositions fiscales énoncées dans le projet de texte de loi de finances 2019 et de mesures administratives liées aux réformes en cours.

2. Clarification à apporter sur la part du financement sur ressources intérieures par rapport à la part du financement extérieur des dépenses d’investissement

Le Ministre a indiqué que l’enveloppe globale des dépenses d’investissement du projet de loi de finances pour 2019 se chiffre à 9 663,8 Mds financée à hauteur de 53,7% sur ressources extérieures et 46,3% sur ressources intérieures contre respectivement 62% et 38% en 2018.

Pour le Ministre, cette tendance à l’augmentation de la part des investissements sur ressources propres s’explique par la volonté du Gouvernement de privilégier le financement des projets du PNDES avec la mise en place d’un fonds d’études des projets et la mobilisation effective des contreparties des projets sur financement extérieur des bailleurs de fonds traditionnels (BID, BADEA, BAD, UE, BM,…), des banques chinoises et indiennes.

3. Affectation de 15% des recettes minières au Fonds National de Développement Local (FNDL) à gérer par l’ANAFIC

Selon le Ministre, la première évaluation de 15% des recettes minières avait permis de dégager un montant de 465 Mds. Lors d’une vidéoconférence avec la mission du FMI le vendredi 12 octobre, les recettes minières du projet de budget 2019 ont été réévaluées à 3 452,1 Mds dont les 15% correspondent à 517,8 Mds, soit un accroissement de 52 Mds.

Ce montant est à affecter au Fonds National de Développement Local (FNDL) pour le financement des compétences transférées aux collectivités locales telles que prévues à l’article 29 du Code des collectivités locales.

Il convient de rappeler qu’en application des articles 35 et 36 de la loi organique relative aux lois de finances (LORF), les affectations de recettes prennent la forme de Budget d’Affectation Spéciale (BAS) dont les opérations sont prévues, autorisées en loi de finances et exécutées dans les mêmes conditions que celles du budget général.

Cette loi de finances prévoyait en son article 22 la création d’un établissement administratif chargé de la gestion du FNDL. A cet effet, l’Agence Nationale de Financement des collectivités Locales (ANAFIC) fut créée suivant décret N°298/PRG/SGG en date du 11 Novembre 2017.

Au regard des dispositions du Décret susvisé, l’ANAFIC est, entre autres, chargée de mobiliser pour le FNDL les ressources intérieures et extérieures, de financer des projets d’investissements des collectivités locales ou de coopération inter-collectivités qui sont éligibles au FNDL et assurer leur accompagnement technique. L’agence est également chargée de collecter en faveur des collectivités locales, les dotations budgétaires sectorielles affectées aux compétences transférées et veiller à leur inscription effective au FNDL.

Conformément aux dispositions de l’article 11 de son décret de création, l’ANAFIC gère deux catégories de ressources :

  • les ressources qui proviennent des dotations du budget de l’Etat mises à sa disposition pour son fonctionnement ;

  • les ressources intérieures et extérieures du FNDL ou ressources en transit mises à sa disposition pour le financement du développement local.

4. Agence d’Inclusion Financière avec une dotation de 50 Mds pour la gestion d’un fonds social

Selon le Ministre cette structure dotée d’une enveloppe de 50 Mds est inscrite dans le titre 4 (Dépenses de transfert) du budget de la primature en attendant des précisions sur le statut de l’agence. Toutefois, il y a lieu de signaler l’existence de structures similaires dans le secteur social : le Fonds de Développement Social et de la Solidarité (FDSS)-Ministère de l’Action Sociale, le Fonds National d’Insertion des Jeunes (FONIJ)- Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes, le Fonds de Développement Economique et Social (FDES) – Ministère du Plan et du Développement Economique, le Fonds d’Aide au Développement des Sports (FADES) et le Fonds de Développement des Arts et de la Culture (FODAC) – Ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique.

5. Mise en place d’un fonds de garantie pour l’habitat de 15 Mds avec un budget de fonctionnement de 5 Mds

Il est prévu dans le budget d’investissement du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire une ligne de crédits pour le fonds de garantie de l’habitat social d’un montant de 25 Mds au titre de l’exercice 2019.

6. Réajustement des dotations de crédits budgétaires de certains ministères et institutions :

Les réajustements de crédits ont été opérés ainsi qu’il suit :

  1. Présidence de la République : + 103, 8 Mds

  2. Ministère de l’Hôtellerie, du Tourisme et de l’Artisanat : + 2,4 Mds

  3. Ministère des Hydrocarbures : + 7,4 Mds

  4. Ministère des Investissements Privés et du Partenariat Public Privé : + 4,3 Mds

  5. Ministère de la Coopération et de l’Intégration Africaine : +3,5 Mds

Pour conclure, Monsieur le Ministre a rappelé au Conseil les chiffres-clés du projet de loi finances pour 2019, arrêtés comme suit :

  • Total Recettes et Dons…………………………………19 078,5 Mds

  • Total Dépenses budget de l’Etat………………………22 060,1 Mds

  • Solde budgétaire……………………….…………………2 981,7 Mds

  • Ressources de financement…………….……………….5 043,8 Mds

  • Charges de financement…………………………………2 062,2 Mds

Aux termes des débats sur la stratégie d’exécution du projet de budget 2019, les observations essentielles se sont focalisées sur l’impérieuse nécessité d’améliorer la mobilisation et la gestion des recettes administratives.

Dans ce contexte, le conseil a validé les mesures proposées par le Ministre du budget comme éléments de la stratégie d’exécution du projet de loi des finances 2019.

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

Le Président de la République déplore la crise sociale dans le système éducatif du pays

Dans une adresse à la nation diffusée lundi, le président de la République Pr. Alpha Condé a exprimé son regret vis-à-vis de la crise sociale générale que traverse actuellement le système éducatif guinéen qui perdure depuis trois semaines.

Selon lui, la Guinée, à l’instar des autres pays, “traverse des difficultés” qui peuvent être surmontées si chacun prenait la “mesure exacte, sans passion ni calcul”. “J’en appelle au sens élevé du devoir de chacun d’entre nous et vous exhorte tous, mes chers compatriotes, à un véritable sursaut national”, a dit le président Condé qui estime que chacun doit se rappeler en toutes circonstances, que l’intérêt du pays est au-dessus de tout.

Le chef de l’Etat a souligné que chaque citoyen peut comprendre sa préoccupation, ainsi que celle de toute la nation face à la grève des enseignants qui perdure au grand dam de tous avec des conséquences malheureuses pour tout le pays et son système économique.

“Je regrette comme tous les Guinéens (les élèves et leurs parents) que notre école connaisse une succession de grève”, a-t-il noté avant d’ajouter que les enfants sont privés de leur droit à l’enseignement.

Et c’est pourquoi, il a affirmé que “sa responsabilité première en tant que chef de l’Etat est d’être à l’écoute de tous les Guinéens et de trouver des solutions aux problèmes du pays dans un langage de vérité et de sincérité partagé”.

Toutefois, il se dit convaincu que seuls le dialogue et la concertation sont à mesure de mettre fin à toutes les incompréhensions.
Par ailleurs, le chef de l’Etat n’a pas manqué de reconnaître que malgré les progrès significatifs réalisés ces dernières années, des efforts immenses restent à accomplir pour améliorer les conditions de vie et de travail des travailleurs.

Face à la revendication salariale des syndicats de l’éducation, le président de la République a précisé que les ressources du pays sont très limitées et que les besoins dans tous les domaines sont considérables et chaque jour plus pressants.

“Tout est priorité, tout est urgence”, a-t-il dit, et d’ajouter: “Je prendrai toutes les mesures souhaitées par la majorité silencieuse de nos compatriotes pour combattre la gabegie financière et économique, la corruption et l’impunité”, a rassuré le président Condé.

A cette occasion, le président guinéen a dénoncé les actes de violences qui ont causé des pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants lors de cette grève des enseignants du pays.
Il a affirmé que la force ne peut pas être un recours, la violence n’est pas une solution.

Selon lui, l’espoir est permis grâce à la confiance retrouvée dans le pays par les partenaires techniques et financiers et la communauté internationale qui s’est manifestée notamment lors du groupe consultatif à Paris.

“Notre pays est en marche vers le progrès à condition que notre stabilité politique et sociale ne soit pas menacée par des crises sociales à répétition et des conflits politiques permanents”, a souligné le président Condé.

Pour ce faire, M. Condé a affirmé qu’il s’emploiera personnellement à encourager le dialogue direct et franc avec toutes les forces vives de la nation pour parvenir à un large consensus sur les questions d’intérêt national.

“La Guinée a besoin d’union sacrée de la nation, la solidarité entre tous ses enfants, enfin de faire face aux défis de notre époque”, a-t-il conclu. Avec Xinhua

Cellule de Communication

Compte rendu du Conseil des Ministres du 12 Avril 2018

Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi 12 avril 2018 de 10h30 à 12h, avec l’ordre du jour suivant :

1.     Message de son Excellence Monsieur le Président de la République ;

2.     Compte rendu de la session ordinaire du Conseil interministériel tenue le 10 avril 2018 ;

3.     Décisions ;

4.     Divers.

Au titre du premier point de l’ordre du jour, Monsieur le Président de la République a convoqué une réunion relative à la finalisation des préparatifs du Hadj 2018.

Le Chef de l’Etat a demandé au Ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire de prendre les mesures nécessaires pour l’arrêt des constructions et des aménagements anarchiques sur les flancs des collines de Kaaka et dans les zones similaires.

Le Président de la République a invité le Ministre en charge des Affaires étrangères à préparer les accords de coopération en attente de ratification afin de les déposer lors de la présente session des lois à l’Assemblée Nationale. Il s’agit notamment des accords avec les Emirats Arabes Unis prévoyant des exemptions de visas pour les passeports diplomatiques et les passeports de service et une facilitation pour les passeports ordinaires.

Le Chef de l’Etat a instruit les Ministères en charge de l’Education, de la Fonction Publique, de l’Administration du Territoire et du Budget d’apporter leur pleine coopération à l’opération d’identification biométrique des fonctionnaires en cours d’exécution. Cette opération s’impose afin d’identifier les enseignants en situation de classe sur l’ensemble du territoire national.

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a introduit le compte rendu de la session ordinaire du Conseil interministériel tenue le 10 avril 2018.

Le Conseil a entendu successivement :

AU TITRE DU COMPTE RENDU

Le Ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger a fait le compte rendu de la première Session de la Commission Mixte de Coopération Guinée-Emirats Arabes Unis.

Il a informé que la 1ère  session de la Commission mixte de Coopération économique, Guinée-Emirats Arabes Unis s’est tenue à Abu Dhabi, du 14 au 15 mars  2018. La délégation guinéenne était conduite par le Ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger, accompagné par un groupe d’hommes d’Affaires guinéens.

La partie Emiratie était présidée par la Ministre de la Coopération Internationale.

Le Ministre a indiqué que les travaux de la Commission Mixte se sont déroulés en deux étapes : la réunion des experts et la réunion ministérielle.

Pour ce qui est de la réunion des Experts, elle a permis de faire un bref rappel de l’état des actions engagées depuis la signature de l’Accord Cadre général et de constituer quatre sous-groupes d’échanges entre Experts, chargés respectivement de :

–         La coopération, des affaires politiques et consulaires et de la sécurité ;
–         Des questions économiques, des investissements de l’industrie, de la culture et du développement ;
–         L’agriculture et aspects connexes ;

–         L’énergie et du transport.

Il a informé que des rencontres Business to Business furent organisées durant la mission par l’entremise de l’Ambassadeur de Guinée dont le dévouement et la disponibilité sont à saluer.

Quant à la réunion Ministérielle, elle a enregistré l’entretien bilatéral avec la Ministre de la Coopération Internationale portant sur les questions nationales et internationales. Les projets d’accords de coopération examinés par les experts ont révélé une convergence de vue sur les questions soulevées et la volonté commune de maintenir un mécanisme de consultations périodiques et la nécessité de mettre en œuvre les accords signés.

Le Ministre a affirmé que la 1ère session de la Commission mixte s’est achevée par la signature de cinq (5) accords importants sur :

–        La création de la Commission mixte de coopération ;

–        L’exemption de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de services ; et les facilités d’obtention de visas pour les détenteurs de passeports ordinaires ;
–         Les consultations politiques entre les deux Ministères des Affaires Etrangères ;
–         La coopération technique entre les deux Ministères des Affaires Etrangères ;

–         Les services aériens entre et au-delà des territoires guinéens et des émirats.

Il est à signaler qu’aucun accord sur l’agriculture n’a été signé, compte tenu de l’absence d’expert de ce secteur.

Le Ministre a soutenu que la signature des accords contribue à l’élargissement du cadre juridique de notre partenariat stratégique et facilitera le mouvement des investisseurs dans les deux pays.

Pour ce faire, la Guinée doit immédiatement sensibiliser les acteurs et services concernés pour permettre l’application correcte et responsable des engagements, notamment une attention particulière doit être accordée aux structures de l’aéroport Gbessia, afin de réserver aux investisseurs étrangers en général et Emiratis en particulier un traitement à la hauteur de la volonté politique exprimée.

Au cours des débats, les observations essentielles ont porté sur la nécessité de :

–         Accorder une diligence aux procédures de saisine pour la ratification des accords et conventions ;

–      Veillez à l’avenir de transmettre les projets d’accords et conventions de coopération aux départements sectoriels avant les rencontres.

Au terme de l’exposé, le Ministre, compte tenu de la mission dévolue à une commission mixte de coopération, a sollicité que son Secrétariat technique comprenant le coordinateur des experts, le rapporteur et le représentant de la direction des affaires juridiques soit reconduits automatiquement pour mieux couvrir toutes les sessions. Le Conseil a approuvé cette recommandation.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION

Le Secrétaire Général des Affaires Religieuses a fait une communication relative aux préparatifs du HADJ 2018.

Il a expliqué que le transporteur aérien des pèlerins guinéens, est retenu sur la base d’un appel d’offre, dépouillé par une commission interministérielle souveraine. Ainsi, à l’issue du dépouillement et de l’analyse objective des offres, le marché est attribué à Ethiopian Airlines pour le Hadj 2018 ; au tarif unitaire ferme non révisable de 1.384 USD hors taxes.

Le Secrétaire Général a soutenu qu’en plus d’un prix meilleur, les avantages liés à cette attribution sont entre autres :

–         La date de retour du premier convoi prévue 48H seulement après Mina contre deux semaines en 2017 ;

–         La franchise de 64 kg pour deux pièces contre 46 kg en 2017.

Il a informé que la commission interministérielle, les agences privées et les services techniques du SGAR ont fixé le tarif individuel du pèlerinage 2018 à 40 942 200 GNF soit 4 524 USD, au taux de 1 USD = 9 050 GNF. Ce coût prend en compte les 5% de la TVA (nouvelle mesure prise en Arabie Saoudite) et les nouvelles mesures guinéennes concernant l’incorporation des prix du mouton, de l’uniforme et du matelas.

Le Secrétaire Général a également informé des dates importantes pour l’organisation du Hadj 2018 :-         13 juillet 2018 : date butoir de la confirmation du quota de 9000 pèlerins guinéens par l’Arabie Saoudite ;

–         24 juillet 2018 : départ du premier convoi de Conakry pour Médine ;

–         16 août 2018 : fermeture de l’Aéroport de Médine ;

–         20 août 2018 : montée d’Arafat ;

–         28 août 2018 : retour du premier convoi de Djeddah pour Conakry.

Il a formulé les recommandations suivantes :

–         La validation du tarif individuel du Hadj 2018 au plus tard le 13 avril 2018 ;

–         La mise à disposition des fonds alloués au Pèlerinage ;

–       L’envoi de la deuxième mission en Arabie Saoudite pour la signature des différents contrats et l’activation des comptes bancaires ;

–        Le lancement officiel des inscriptions à partir du 16 avril 2018 ;

–        L’opérationnalisation du centre informatique d’enrôlement des pèlerins.

Au cours des débats, l’observation essentielle a porté sur la prise des dispositions nécessaires pour effectuer la commande des vaccins étant donné que le délai de livraison est de 3 mois.

Au terme de l’exposé, le SG a sollicité la validation du tarif individuel du Hadj 2018, au plus tard le 13 avril 2018 et la mise à disposition des fonds alloués au pèlerinage afin de lancer les inscriptions à partir du 16 avril 2018.

AU TITRE DES DECISIONSA l’issue des débats sur les différentes questions suscitées, le Conseil a décidé ce qui suit :

1.    Le Conseil approuve la date du 16 avril 2018 comme date de lancement des inscriptions au Hadj 2018.

2. Le Conseil demande au Ministre en charge de l’Administration du Territoire d’instruire les autorités décentralisées et déconcentrées de prendre toutes les dispositions pour l’identification des enseignants en situation de classe par niveau, par école et par collectivité.

AU TITRE DES DIVERS

Le Ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique a informé de la clôture de « Conakry Capitale mondiale du Livre », le 22 avril 2018.

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

Le chef de l’Eta poursuit ses consultations avec les partis politiques, rencontre le leader de l’UFR

Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, le Professeur Alpha Condé, poursuivant ses consultations avec les forces vives du pays, notamment les partis politiques et regroupements de partis politiques, a reçu ce mercredi 4 avril 2018, Monsieur Sidya Touré, Président de l’UFR accompagné de ses alliés (UPG, GDE et PRPG).

Après des échanges francs et fructueux relatifs à la situation intérieure en général et à la crise post-électorale en particulier, il a été retenu ce qui suit :

–          De privilégier le dialogue et la concertation pour régler toutes les divergences dans la vie politique nationale. Dans cet esprit, l’Union des Forces Républicaines, troisième Groupe parlementaire de l’Assemblée Nationale, a décidé de rejoindre le Comité de suivi de l’Accord politique.

–          De demander au Comité de suivi de l’Accord politique d’octobre 2016 de trouver une solution au différend électoral. L’Union des Forces Républicaines a des revendications qui concernent quatre communes urbaines et sept communes rurales.

Monsieur le Président de la République demande au comité de suivi de mettre en œuvre avec diligence l’Accord politique d’octobre 2016, notamment :

–          l’adoption de la nouvelle loi sur la CENI à la prochaine session des lois de l’Assemblée nationale

–          l’audit et l’assainissement du fichier électoral avant les prochaines élections législatives

–          de tout mettre en œuvre pour identifier les différents responsables de toutes les violences qui ont entrainé mort d’hommes et causé d’importants dégâts matériels, qui qu’ils soient, afin de les traduire devant les cours et tribunaux du pays

–          d’apporter une assistance aux victimes et à leurs familles, nonobstant les indemnisations légales.

Egalement, le Président de la République a pris note de la nécessité d’améliorer le code électoral à l’aune des leçons tirées des trois derniers scrutins. Et réévaluer la charte des partis politiques.

Le Président de l’UFR se joint au Président de la République pour condamner les propos et comportements inconséquents de personnalités publiques et de citoyens poussant à la haine et à la division entre les différentes communautés du pays. Ils en appellent à la justice pour l’application de la loi dans toute sa rigueur en la matière.

Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, le Professeur Alpha Condé et Monsieur Sidya Touré, Président de l’Union des Forces Républicaines, déplorent toutes les victimes civiles et militaires des violences de toutes natures et expriment leur compassion et leur solidarité à toutes les familles ayant perdu des proches, des êtres chers.

Transmis par le Bureau de Presse de la Présidence