LE GOUVERNEMENT GUINÉEN LANCE L’EMPRUNT OBLIGATAIRE D’UN MONTANT NOMINAL DE 1.600 MILLIARDS GNF

LE GOUVERNEMENT GUINÉEN LANCE L’EMPRUNT OBLIGATAIRE D’UN MONTANT NOMINAL DE 1.600 MILLIARDS GNF

Conakry le 18 juin 2019 – Le Gouvernement Guinéen à travers le ministère de l’Economie et des Finances a procédé au lancement de l’emprunt obligataire d’un montant nominal de 1.600 milliards GNF d’obligations à taux fixe représenté par 320 milles obligations de 5 millions chacun.  La cérémonie a connu la présence, outre du ministre de l’Economie et des Finances, du ministre des Travaux publics, du Vice-Gouverneur de la Banque Centrale et du Président Directeur-Général d’Afriland First Bank et le Directeur Général de la BICIGUI.

Dans un premier temps, il sera procédé à l’émission d’un emprunt obligataire de 800 milliards GNF. Cette première tranche dont 300 milliards GNF vise à entretenir les infrastructures routières et énergétiques, 200 milliards GNF destinés à la réduction de la pauvreté et 300 milliards GNF consacrés au renforcement de la trésorerie de l’Etat. Pour Guy Laurent Fondjo, PDG d’Afriland First Bank, cette troisième expérience d’émission obligataire de 1.600 milliards plus élevée que les précédentes démontre à nouveau une confiance entre le Gouvernement et le secteur privé dans la levée des fonds pour le développement des infrastructures. Le taux d’intérêt de cet emprunt obligataire est de 12,5% net de tous impôts et taxes.

Bénéficiant partiellement des fonds collectés, le ministre de Travaux Publics s’est dit heureux de cette initiative qui permet d’accélérer le développement des infrastructures routières du pays. Le ministre Moustapha Naïté a rappelé tout de même qu’il y’a lieu de rechercher les voies et moyens domestiques, de fortes mobilisations de fonds pour financer le développement des infrastructures routières dont la qualité impacte positivement la circulation, la mobilité des personnes, de leurs biens et par ricochet tous les autres secteurs de l’économie nationale.

Le ministre de l’Economie et des Finances, dans son discours de lancement de l’emprunt obligataire, a rappelé que les ressources traditionnelles de l’Etat constituées essentiellement des prélèvements obligatoires s’avèrent insuffisantes au regard de nos besoins d’investissement. Leur contribution au financement des investissements dégage des besoins qui ne peuvent pas être entièrement couverts par des ressources extérieures. D’où la nécessité de rechercher sur le plan local de nouveaux instruments de financement dont l’efficacité est avérée. Il s’agit de l’Appel Public à l’Epargne, un instrument de financement participatif et élargi dont plusieurs pays confrontés au problème de financement des infrastructures de bases nécessaires à leur développement ont utilisé et continuent d’en faire usage.

Il convient de rappeler que le Gouvernement envisage la seconde tranche de cet emprunt de 800 milliards GNF en 2020 afin de financer d’autres projets d’infrastructures socio-économiques. Il s’agit d’un puissant message de confiance des investisseurs dans l’économie guinéenne. Un emprunt qui s’adresse autant au secteur financier qu’aux industriels et aux particuliers. Il faut rappeler que les fondamentaux de l’économie guinéenne sont bons depuis 2016.

La Cellule de Communication du Gouvernement

LA SEMAINE DU NUMERIQUE

Semaine du numérique

Le Chef de l’Etat préside la 4ème édition

Conakry, 11 juin 2019 – Le Président de la République, le Pr. Alpha Condé, a présidé ce mardi 11 juin 2019 au siège de l’ARPT (Autorité de régulation des postes et télécommunications) à Koloma, la 4ème édition de la semaine du numérique. « Notre révolution numérique », est le thème de cette édition.

C’est une initiative du ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique qui vise à promouvoir et encourager l’entreprenariat par le développement de plateformes, services, solutions ou applications adaptés aux besoins réels et locaux.

Il s’agit aussi de favoriser la création d’emploi dans les secteurs porteurs de croissance pour le développement socio-économique rapide et durable de la Guinée d’ici 2030.

La présidente du comité d’organisation de la semaine du numérique, Aminata Kaba, a indiqué que cette initiative est le reflet des bonnes relations entre le département en charge de l’économie numérique et les structures intervenant dans ce secteur.

Pour cela, elle a souligné les efforts enregistrés dans le domaine du numérique sous l’ère Alpha Condé tels que le déploiement de la fibre optique, l’augmentation du taux de pénétration téléphonique.

Le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Moustapha Mamy Diaby, a pour sa part fait savoir que le thème « Notre révolution numérique », résume l’ambition du Président de la République pour ce secteur.

De ce fait, il a précisé que sous les instructions du Chef de l’Etat d’importants efforts ont été déployés comme la construction des salles d’internet dans les établissements scolaires, universitaires et dans les centres d’appui à l’autonomisation des femmes et filles.

Le ministre Diaby a indiqué que l’ambition de son département est de permettre à chaque guinéen d’accéder à l’internet pour mieux contribuer au développement du pays.

Intervention qui a été suivie par la projection d’un film sur le développement du numérique en Guinée.

Pour le Président Alpha Condé, le taux d’accès à l’internet en Guinée est de 30% et en Afrique c’est 50% et que le déploiement de la fibre optique en Guinée est 8 fois inférieur à celui du Rwanda.

Le Chef de l’Etat a toutefois remarqué que la semaine du numérique a pris une dimension nationale et continue de gagner en supériorité tout en attirant les Guinéens et les Etrangers.

Le Président de la République a rassuré que son gouvernement s’emploie pour le développement du numérique pour impulser d’autres secteurs. C’est pourquoi, il s’est réjoui de l’inclusion de la nouvelle technologie dans l’agriculture permettant aux paysans d’acheter leurs engrais par internet.

Malgré tout, le Chef de l’Etat a souligné qu’en matière de numérique, il reste beaucoup à faire.

C’est pourquoi, il a invité les opérateurs économiques à s’intéresser à ce secteur et aux étudiants d’y accorder de l’importance.

Il s’est réjoui du fait que certains centres d’autonomisation des femmes soient dotés d’internet. Car selon lui, la gestion financière des femmes est plus crédible que celle des hommes et leur taux de remboursement de crédit en fait foi. Durant trois jours (du 11 au 14 juin) plusieurs activités sont prévues.

Au nombre desquelles, les tables rondes animées par des experts et professionnels sur les tendances technologiques ; la compétition « Innovation Days » pour les jeunes porteurs de projets ou de développements de solutions/applications ; les activités ludiques et compétition d’initiation au numérique ; le forum d’exposition pour la présentation de solutions et divers produits/services ; les ateliers interactifs de formation et d’apprentissage.

Le Bureau de Presse de la Présidence

Contacts : 664-87-96-59 – 628-18-15-57

mcisse@presidence.gov.gn

aboumaco2000@yahoo.fr

abdoulaye.sankara@presidence.gov.gn

aboumaco2000@gmail.com

DIX ANS DE REFORMES ONT PERMIS A LA GUINEE D’AMELIORER CONSIDERABLEMENT LES CONDITIONS DES FEMMES (RAPPORT BANQUE MONDIALE)  

DIX ANS DE REFORMES ONT PERMIS A LA GUINEE D’AMELIORER CONSIDERABLEMENT LES CONDITIONS DES FEMMES (RAPPORT BANQUE MONDIALE)  

Conakry le 7 mai 2019 – Dans un rapport publié par la Banque Mondiale récemment et intitulé « LES FEMMES, L’ENTREPRISE ET LE DROIT 2019 : UNE DÉCENNIE DE RÉFORMES », cette institution a tenté de mieux comprendre comment les discriminations juridiques entravent l’emploi et l’entrepreneuriat des femmes. Ainsi, durant les dix dernières années, elle a examiné des données en utilisant un indice fondé sur les décisions économiques prises par les femmes tout au long de leur vie professionnelle.

Dans ce rapport, notre pays se démarque particulièrement sur les questions relatives aux Prestations de retraite et à la Gestion d’entreprise en recueillant le maximum de points possibles (100) se classant ainsi parmi les meilleures nations au monde sur ces thématiques.

Pour le premier indicateur, il s’agit d’un indicateur qui évalue la législation influençant le montant des prestations de retraite des femmes; tandis que le second indicateur analyse les entraves à la création et à la gestion d’entreprise pour les femmes.

D’autres points positifs sont également à souligner dans ce rapport pour notre pays, notamment en ce qui concerne une facilité d’accès à l’emploi et de bonnes conditions de rémunération pour les femmes (indice 75 sur 100).

Toutefois, le rapport souligne d’importantes contraintes juridiques liées au mariage (indice 20 sur 100).

Pour consulter l’intégralité du rapport>>http://pubdocs.worldbank.org/en/932751554903459745/WBL-DECADE-OF-REFORM-2019-French-WEB.pdf

La Cellule de Communication du Gouvernement

 

DÉVELOPPEMENT SOCIO-ÉCONOMIQUE : LE GOUVERNEMENT MULTIPLIE LES EFFORTS POUR PROMOUVOIR LA DESTINATION GUINÉE

DÉVELOPPEMENT SOCIO-ÉCONOMIQUE : LE GOUVERNEMENT MULTIPLIE LES EFFORTS POUR PROMOUVOIR LA DESTINATION GUINÉE

Conakry, le 03 juin 2019 – Conformément aux recommandations du Président de la République Alpha Condé, les membres du Gouvernement poursuivent leur grand oral face aux journalistes. Cet exercice qui s’inscrit dans le cadre d’une série de comptes rendus relatifs aux activités du Gouvernement, permet depuis le début de l’année à chaque membre de l’équipe gouvernementale de partager avec l’ensemble de la population la vision et le programme de développement élaborés depuis 2010.

Ce lundi, c’était au tour du ministre en charge de l’Investissement et des Partenariats Publics Privés de se prêter à cet exercice voulu par le Chef de l’Etat Alpha Condé.

D’entrée de jeu, le ministre Gabriel Curtis a précisé que continuer à promouvoir les investissements pour assurer le développement socio-économique de la Guinée, est une priorité du Gouvernement qui se matérialise par la création d’un ministère transversal avec une mission claire et des objectifs précis. Cette mission consiste pour son département, à promouvoir les investissements privés et les partenariats publics privés inscrits dans le cadre Plan National de Développement Economique et Social 2016 – 2020 en collaboration avec le ministère du Plan et du Développement Économique.

Poursuivant, le ministre en charge des Investissement et des Partenariats Publics Privés dira qu’améliorer les conditions d’attraction des investissements nationaux et étrangers, tout en appliquant une politique de veille à l’amélioration de la compétitivité du pays pour accroître l’attractivité des investissements directs étrangers ont été réalisés, tout comme la poursuite de la contribution à l’application de la loi Partenariat Public Privé.

Pour maintenir le cap dans le cadre des investissements, le département à éventuellement créé un incubateur à Conakry et 7 pépinières régionales, en se penchant sur la lutte contre la corruption, le détournement des derniers publics et la fraude pour restaurer l’image et la crédibilité de l’Etat. Ce afin de veiller à la promotion des composantes à haute intensité de main d’œuvre dans tous les programmes et projets publics privés pour favoriser la création d’emploi pour les jeunes et améliorer leurs conditions de vie.

Abordant la question de la matérialisation de la croissance, le ministre Gabriel Curtis a rappelé que depuis 2010, la Guinée a attiré un nombre record d’investissements directs étrangers dont la majorité est concentré dans le secteur minier avec 7 milliards d’investissements USD.  À l’instar du secteur minier, d’autres secteurs importants pour le développement ont fait preuve d’attraction et d’investissements dont les industries, le tourisme et l’hôtellerie où 1800 milliards GNF investit dans l’hôtellerie de 2010 à 2018 avec 2 799 lits en 2018 contre moins de 500 lits en 2010. 150.000 touristes annuellement en moyenne aujourd’hui contre seulement 46.000 avant 2010 affirme le ministre en charge des Investissements et des Partenariats Publics Privés.

Dans le secteur des technologies de l’information et de la communication, entre 2010 et 2018 le Gouvernement a investi selon le ministre Gabriel Curtis, 3.073 milliards GNF soit 337 millions de dollars US dans les TIC et la construction du backbone nationale par fibre optique. Dans le domaine de l’énergie, la construction du barrage hydroélectrique de Kaléta à hauteur de 500 millions USD et celui de Souapiti à 1,6 milliards USD.  Au niveau des infrastructures, la modernisation de l’aéroport international et l’agrandissement du port autonome de Conakry de 88,7 hectares et la construction ou la réhabilitation des routes nationales et voiries urbaines ainsi que la construction des ponts précise-t-il.

Pour finir, le ministre en charge des Investissements et des Partenariats Publics Privés a mentionné que plus de 112, 67 millions USD ont été également investit dans le secteur de l’industrie entre 2010 et 2018 et le recensement de 74 nouvelles unités de production contre 59 crées avant 2010. S’agissant du secteur Bancaire et de l’Assurance, 12 banques existant avant 2010 dont 17 aujourd’hui pour 90,4 millions USD investit dans le secteur entre 2010 et 2018 conclu-t-il.

 

La Cellule de Communication du Gouvernement

1 AN DU GOUVERNEMENT KASSORY FOFANA : “ACQUIS, DEFIS ET PERSPECTIVES”  RETOUR SUR LA PRESENTATION DU PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT.

1 AN DU GOUVERNEMENT KASSORY FOFANA :”ACQUIS, DEFIS ET PERSPECTIVES”

 RETOUR SUR LA PRESENTATION DU PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT.

Conakry, le 30 mai 2019 – Mesdames et Messieurs les journalistes,

Je vous remercie d’avoir répondu si nombreux à cette conférence de presse, que je consacre au bilan de ma première année à la tête du Gouvernement.

En cette circonstance, je voudrais réitérer ma profonde reconnaissance, à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Professeur Alpha Condé, pour m’avoir donné l’opportunité de servir mon pays dans ces hautes fonctions de Premier Ministre, Chef de Gouvernement de la République.

Je voudrais lui redire également mes remerciements pour la confiance et l’appui constants qu’il m’accorde dans l’accomplissement de ma mission.

Je voudrais lui renouveler, ici, mon engagement et mon soutien indéfectible.

C’est pour moi un immense plaisir et aussi un agréable devoir d’être devant vous ce matin.

En effet, le Chef de l’Etat a souhaité que le Gouvernement dont il m’a fait l’honneur de conduire l’action soit proche du peuple, et toujours présent sur le terrain.

Il a aussi recommandé que ce Gouvernement de sensibilité et d’aspiration populaire ne se détourne pas de l’opinion, en faisant l’effort d’expliquer l’action qu’il mène, au quotidien, sous sa direction pour répondre aux attentes de nos concitoyens et combler leurs espoirs.

L’expérience a montré que Monsieur le Président de la République a raison, car chaque fois que l’opinion est bien informée, elle comprend mieux ce qui est fait, et est plus prompte aussi à y adhérer pour le bien de notre pays.

Vous êtes en votre qualité de journalistes, les témoins de notre temps, comme nous sommes, en notre qualité de gouvernants, les acteurs aujourd’hui d’une histoire qui s’écrit, chaque jour, avec le Professeur Alpha Condé dont nous partageons la vision et l’ambition pour la Guinée.

C’est l’occasion de vous dire que tous les ministres et moi-même ainsi que tous ses collaborateurs sommes honorés par la confiance placée en nous, individuellement et collectivement.

Mesdames et Messieurs,

L’exercice auquel je vais me livrer avec vous, relève d’un devoir républicain de reddition des comptes auquel est assujettie toute personne détenant l’autorité publique.

Je voudrais faire noter que le présent bilan s’inscrit dans le cadre des orientations de Son Excellence Monsieur le Président de la République, en droite ligne avec sa vision pour une Guinée émergente et prospère, une Guinée maîtresse de son destin, garantissant le bien-être des générations présentes et futures.

Vous vous souviendrez Mesdames et Messieurs les journalistes qu’à ma prise de fonctions, je me suis engagé le 27 juin 2018 devant la représentation nationale à travailler sur un certain nombre de préoccupations essentielles des populations. Il s’agit, entre autres:

  • du dialogue politique et social ;
  • de l’amélioration de la gouvernance avec un accent sur la lutte contre la corruption et l’impunité ;
  • de la sécurité, la paix et la quiétude sociale ;
  • de la croissance et de la stabilité économique ;
  • de la répartition inclusive de la richesse nationale, ce qui est convenu d’appeler le partage équitable de la prospérité ;
  • de l’emploi jeunes et l’autonomisation des femmes ;
  • de l’assainissement et de la salubrité publique ;
  • du développement des infrastructures socio-économiques de base (énergie, routes, télécommunications, logements sociaux, etc.) ;
  • des initiatives présidentielles visant le développement de l’agriculture à travers les filières à valeur ajoutée ;
  • du recentrage des objectifs de la diplomatie guinéenne.

Mesdames et Messieurs,

Gouverner c’est décider et agir, mais c’est également devoir rendre compte.

Je voudrais m’atteler à cet exercice dans un langage franc, ouvert et direct sur les acquis, les défis et les perspectives de l’action gouvernementale.

A cet égard, il est bon de rappeler la situation de départ dans laquelle nous nous trouvions au moment de ma nomination le 21 mai 2018.

Le contexte socio-politique était marqué par des crises récurrentes et paralysantes: protestations et manifestations des partis politiques, de la société civile, des syndicats avec pour corollaire une atmosphère d’angoisse et d’insécurité généralisée.

Le contentieux issu des élections communales a mis à mal le dialogue politique et exacerbé les tensions.

Cette atmosphère délétère a porté un coup dur aux activités économiques et menaçait la paix sociale et la stabilité des institutions.

Vous comprendrez des lors, avec le soutien actif du Chef de l’Etat, la priorité que j’ai donnée à la relance du dialogue politique et social avec les institutions républicaines, la classe politique, la société civile et les syndicats.

Vous comprendrez aussi l’urgence accordée aux questions de sécurité pour garantir l’ordre public et la quiétude des citoyens.

Le nouveau contexte socio-politique ainsi apaisé, a permis d’engager des actions hardies pour assurer la stabilité macroéconomique alors éprouvée.

C’est ainsi que nous avons pu remettre sur les rails le programme économique et financier de la Guinée avec les institutions de Bretton Woods.

Aujourd’hui, le taux moyen annuel de croissance est à deux chiffres sur la période 2016-2018, et se situe à 10,2%.

Cela est le fruit d’une gouvernance économique et financière saine, marquée par une stabilité des indicateurs macroéconomiques, une amélioration constante de l’environnement des affaires et un bon niveau de mise en œuvre du Plan National de Développement Economique et Social 2016-2020.

La croissance a été notamment portée par le secteur minier, affichant une production de la bauxite en hausse constante et par le secteur de l’agriculture qui a bénéficié des retombées des initiatives présidentielles sur les filières à forte valeur ajoutée.

Mesdames et Messieurs, 

Sur le plan de l’amélioration de la gouvernance, nous avons engagé la lutte contre la corruption et l’impunité.

A ce titre, le cadre institutionnel de lutte contre la corruption a été restructuré et renforcé.

Les corps de contrôle à travers l’Inspection d’Etat, l’Inspection des Finances et des ministères sectoriels, ont été réactivés.

Les premiers résultats issus des audits menés ont donné lieu à un début de sanctions des fonctionnaires incriminés, avec des poursuites judicaires sanctionnées par des condamnations.

Vous savez, les réformes sont difficiles à mener en Guinée, mais nous restons fidèles à nos engagements et nous ne ménagerons aucun effort à poursuivre cette lutte essentielle pour le pays.

C’est un combat qui requiert la conjugaison d’efforts de tous, y compris la police pour les investigations, de la presse pour l’information objective des citoyens et de la justice pour l’application rigoureuse de la loi.

Je vous réitère ma détermination sans faille et mon engagement inébranlable soutenus par une volonté politique affirmée du Chef de l’Etat à continuer cette campagne sans relâche et jusqu’au bout.

Ce n’est pas le travail d’un jour ou une action qu’un homme seul peut réussir, la pratique étant très ancienne et ancrée dans les mœurs, les résistances aussi sont réputées nombreuses et fortes.

Vous, les journalistes, qui formez et façonnez l’opinion, je sais que vous militez pour que la Guinée soit ‘’ gouvernée autrement’’ et vous êtes engagés, sous l’emprise de votre fibre patriotique, à soutenir les réformes dans notre pays : c’est tout à votre honneur! Car la Guinée est un pays où le changement de comportement et de mentalités est un défi permanent.

Mesdames et Messieurs,

Au-delà des efforts visant la stabilité macroéconomique, la sécurité, la paix et la quiétude sociale, nous avons entrepris conformément aux orientations du Président de la République la transformation structurelle de l’économie guinéenne.

Il s’agit tout en préservant les fondamentaux économiques, de garantir une croissance de qualité, c’est-à-dire une croissance forte, inclusive et durable.

En d’autres termes, il s’agit de traduire les performances économiques de la gouvernance du Professeur Alpha Condé, en réalités tangibles dans le quotidien des Guinéens.

A ce titre, les initiatives entreprises sont nombreuses et les résultats déjà perceptibles.

Une première initiative porte sur le projet novateur du Chef de l’Etat qui affecte 15% des revenus miniers au financement du développement des collectivités locales, avec pour organe d’exécution l’Agence Nationale de financement des collectivités- ANAFIC.

C’est un programme ambitieux, de plus de 700 milliards de Francs Guinéens visant à impulser une dynamique de développement économique à la base, en créant des emplois et en stimulant l’entreprenariat des jeunes et des femmes sur toute l’étendue du territoire national.

Dans les semaines à venir et ce sur l’ensemble des 342 communes urbaines et rurales, plus de 700 projets d’infrastructures mobiliseront près de 700 PME et près de 500 jeunes encadreurs pour le suivi des projets.

Une deuxième initiative porte sur l’inclusion économique, financière et sociale, visant à extraire de l’extrême pauvreté 40% des Guinéens à l’horizon 2025, soit 5 000 000 de nos concitoyens.

D’ores et déjà, nous avons mobilisé 104 millions de dollars de la Banque mondiale, de la Banque Africaine de Développement et du Budget National de Développement.

L’objectif est de démarrer, dès le dernier trimestre de cette année, un programme pilote portant sur les transferts monétaires et les travaux à haute intensité de main d’œuvre sur un échantillon de 400.000 personnes vulnérables.

La soutenabilité d’un tel programme requiert un effort de mobilisation accrue de ressources internes.

Une troisième initiative portant sur la Mission d’Appui à la Mobilisation des Ressources Internes, la MAMRI, répondra à cette préoccupation.

Il s’agit de relever le niveau actuel de collecte des ressources internes de 13,5% à au moins 20% du PIB, conformément aux recommandations de la conférence d’Addis-Abeba sur le financement du développement.

Une quatrième initiative concerne l’amélioration du cadre de vie des guinéens. Elle vise la mise en place d’une politique ambitieuse de logements sociaux.

La création de l’Agence Guinéenne pour le Financement de Logement (AGUIFIL) a été sanctionnée par un décret la semaine dernière.

D’ores et déjà un accord tripartite a été conclu entre la Banque Centrale, l’Association Professionnelle des Banques et le Gouvernement pour le financement du logement social.

Un projet pilote de 5000 logements est sur le point d’être lancé.

Un fonds de garantie hypothécaire a été créé à l’effet de soutenir ce programme d’habitat social, lequel bénéficie d’une provision budgétaire à hauteur de 25 milliards GNF cette année.

Une cinquième initiative concerne une stratégie globale pour l’emploi et l’entreprenariat en Guinée, notamment en faveur des jeunes et des femmes.

A cet égard environ 300 millions de dollars des Etats-Unis d’Amérique sont déjà négociés et conclus avec différents bailleurs de fonds dont entre autres, l’Union européenne, la Banque mondiale et la Société Financière Internationale, les agences spécialisées du système des nations unies , la BID, l’AFD et la BAD.

Cette initiative a pour cible plus de 200 milles jeunes et femmes à travers tout le pays.

D’autres initiatives sont en cours de formulation en faveur de l’appui et du financement de l’entreprenariat de masse afin de toucher un plus grand nombre de jeunes et de femmes.

Une sixième initiative concerne un vaste programme de réalisation d’infrastructures socioéconomiques avec:

La réhabilitation des voiries urbaines de Conakry, Labé, Dalaba, Pita, Mamou, Siguiri, Guéckédougou et le lancement d’importants chantiers sur les axes de l’intérieur du pays (Coyah-Faramoyah, Coyah-Mamou-Dabola, Dabola-Cissela-Kouroussa, Guéckédougou-Kondébadou, etc.).

L’amélioration du transport urbain de Conakry avec la relance du train Conakry Express et la mise en circulation d’une centaine de bus.

La redynamisation de la politique en matière d’assainissement avec l’adoption d’une nouvelle stratégie, la mobilisation d’un financement auprès de l’UE et de la BID d’environ 100 millions de dollars. Cela a déjà permis de procéder au recrutement de deux opérateurs de référence internationale pour la collecte, le transfert des déchets et la gestion de la décharge publique mais aussi de lancer l’acquisition d’importants équipements ainsi que la construction de nouvelles infrastructures.

Une autre initiative concerne la politique de promotion du contenu local. L’enjeu est la GUINEISATION de l’économie et de l’emploi pour permettre aux guinéens de profiter pleinement des retombées de la croissance économique.

Pour garantir la mise en œuvre de cette initiative, il me plait d’annoncer la mise en place très prochaine à la Primature d’un Observatoire National du Contenu Local dont le financement est en négociation avancée dans le cadre de la coopération bilatérale avec les Emirats Arabes Unis.

Mesdames et Messieurs,

Pour terminer, je voudrais souligner que cet exercice de bilan ne vise pas à montrer ou démontrer une sorte d’autosatisfaction.

En effet, les défis restent encore nombreux pour répondre aux attentes légitimes des populations et espérer inscrire résolument la Guinée dans une dynamique de développement économique et sociale durable.

Devant l’immensité de ces défis et les attentes pressantes des populations, il y a un choix devant lequel je n’hésiterai jamais: celui de se complaire dans le confort de l’inaction ou de courir le risque de s’exposer aux critiques et aux nombreuses hostilités.

Comme Georges Pompidou, ‘’ je préfère l’impopularité à l’irresponsabilité’’, parce qu’il reste possible de changer son image et de convertir l’opinion, à notre époque, mais, on l’a vu dans l’histoire, combien de fois il est impossible parfois de rattraper des erreurs liées à l’hésitation des dirigeants pendant les heures graves de la vie des nations.

Ce bilan et ces perspectives traduites dans les initiatives en cours s’inscrivent dans la vision du Président de la République pour l’avènement d’une Guinée émergente.

En visionnaire averti et en homme d’actions pressé, le Professeur Alpha Condé multiplie les initiatives et engage sans répit mon Gouvernement à réaliser tous ces chantiers ambitieux.

Il n’y a pas de monde parfait, mesdames et messieurs les journalistes, et nous ne prétendons pas pouvoir tout faire ou contenter tout le monde, mais le Chef de l’Etat, nous engage tous, sous son impulsion, à changer avec lui la Guinée et l’image de la Guinée et à contribuer du mieux que nous pouvons à faire le bonheur et la prospérité de tous les Guinéens, sans exception.

C’est le choix que nous avons fait.

C’est l’espérance que nous partageons avec vous aujourd’hui.

Mesdames et Messieurs,

Je suis à votre disposition pour la séance des questions sur l’ensemble de ces thématiques, et bien sûr, sur d’autres que je n’ai pas évoquées.

Je vous remercie.

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement