Le jeudi 23 juin 2022, l’artiste chanteuse Natu Camara a livré un spectacle à ciel ouvert à Maryland, dans le cadre d’une tournée.

Dans le cadre d’une série de concerts aux Etats-Unis d’Amérique, l’artiste chanteuse Natu Camara guinéenne a livré un spectacle à ciel ouvert devant de nombreux admirateur au 10221 Wincopin Circle, Columbia, dans l’État de Maryland ce jeudi 23 juin 2022 de 19h à 21h.

Étaient également présents à cette soirée riche en sons et lumières, Monsieur Ibrahima Niaissa, Conseiller Chargé des Questions Culturelles de l’Ambassade de Guinée à Washington DC, Madame Diallo Hawa Barry, Directrice de l’Agence Miss-Guinée Amérique du Nord, Monsieur Mohamed Camara footballeur.

Dans un répertoire riche et varié, d’originalité guinéenne, l’artiste Natu Camara a donné le meilleur d’elle-même pour conquérir le public acquis à sa cause.

COMMUNIQUE DE PRESSE (FMI)

Le Conseil d’Administration (C.A) du Fonds Monétaire International (FMI) approuve la quatrième revue du programme économique et financier de la Guinée appuyé par la Facilité Elargie de Crédit (FEC). (COMMUNIQUE DE PRESSE)

Conakry, le 2 Avril 2020 – Au nom de S.E.M. le Président de la République, Professeur Alpha CONDE et de Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Dr. Ibrahima Kassory FOFANA, j’ai le grand honneur et l’agréable  plaisir d’annoncer au peuple laborieux de Guinée, que le Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International a approuvé, lors de sa réunion tenue le 1er avril 2020 à Washington, l’achèvement de la quatrième revue du programme économique et financier de la Guinée appuyé par la Facilité Elargie de Crédit. Cela permet ainsi à notre pays de bénéficier d’un concours financier immédiat de 17,213 millions DTS, soit 23,5 millions de dollars US, complétant le total des décaissements au titre de l’accord FEC pour l’équivalent de 86,062 millions de DTS, soit environ 117,6 millions de dollars US, sur un total de 120,488 millions de DTS; soit environ 170,1 millions de dollars US octroyés à la Guinée à  l’approbation du programme le 11 Décembre 2017.

Au-delà du concours financier qu’elle nous permet de mobiliser pour soutenir notre balance des paiements, cette revue concluante à l’instar de celles qui l’ont précédée, est la preuve des bonnes performances réalisées par le gouvernement dans le cadre de son programme économique et financier, faisant l’objet de revues semestrielles dont la dernière en date a porté sur les résultats au 30 juin 2019.

La poursuite de ces performances sera  confirmée par la cinquième  revue, qui devrait être réalisée sur la base des données à fin décembre 2019. En effet, malgré un contexte national et international difficile, le gouvernement a réussi à mettre en œuvre les mesures correctives pour atteindre les objectifs du programme sur le reste de l’année 2019, ouvrant ainsi de bonnes perspectives pour la conclusion de la cinquième revue. Toutefois, la Guinée est exposée à des risques significatifs liés à la crise sanitaire due au corona virus. Dans une telle situation la poursuite et le renforcement des réformes structurelles s’avèrent nécessaires pour atteindre les objectifs du programme tout en comptant sur des appuis financiers additionnels de nos partenaires au développement ainsi que sur leur assistance technique renforcée.

Le Gouvernement est conscient des efforts et des sacrifices consentis par toutes les composantes de la nation pour la réalisation des résultats appréciables ainsi obtenus. C’est pourquoi, il saisit cette occasion pour féliciter chaleureusement  les braves populations guinéennes pour leur contribution sans laquelle ces résultats n’auraient pas été atteints.  Il les exhorte à persévérer  dans cette voie pour permettre à la Guinée d’avancer dans la trajectoire d’un développement durable au profit de tous les citoyens.

 

Mamadi CAMARA

Ministre de l’Economie et des Finances

 

La Cellule de Communication du Gouvernement
www.gouvernement.gov.gn

8 Mars: Journée Internationale de la Femme, le Message de l’Administrateur du PNUD

Achim Steiner, Administrateur du PNUD

Message à l’occasion de la Journée internationale de la femme

8 mars 2020

Journée internationale de la femme, 2020.

 

Déclaration à l’occasion de la Journée internationale de la femme – 8 mars 2020. Thème : Je suis de la Génération Égalité : Levez-vous pour les droits des femmes », en accord avec la campagne d’ONU Femmes, Génération Égalités.

25 ans après que la Déclaration et le Programme d’action de Beijing ont défini clairement la marche à suivre pour parvenir à l’égalité des sexes, le monde a connu des progrès remarquables.

Il n’y a jamais eu autant de filles à l’école et de plus en plus de pays ont atteint la parité entre les sexes en matière de scolarisation.

La mortalité maternelle a reculé de 38 % entre 2000 et 2017.

Plus des trois quarts des pays disposent désormais d’une législation pour lutter contre la violence domestique.

Toutefois, le Rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur la Déclaration et le Programme d’action de Beijing souligne que la violence à l’égard des femmes et des filles reste un problème omniprésent dans le monde.

Par ailleurs, l’étude ‘Tackling Social Norms: A game changer for  gender inequalities’ (S’attaquer aux normes sociales : un moyen de changer la donne en matière d’inégalités entre les sexes – en anglais) du PNUD indique que la progression vers l’égalité des sexes est en perte de vitesse.  Aujourd’hui, seuls 14 % des femmes et 10 % des hommes dans le monde sont sans préjugés vis-à-vis des normes sociales de genre.

Ces « barrières invisibles » sont les plus manifestes dans les domaines de pouvoir. Si, en politique, les hommes et les femmes votent lors des élections dans des proportions similaires, moins d’un quart des sièges parlementaires dans le monde sont occupés par des femmes.

Il ne s’agit pas seulement d’un écart entre les sexes.  Il s’agit d’un déséquilibre de pouvoir.

En effet, nous assistons à l’apparition et à l’expansion de nouvelles formes d’inégalités.  L’impact du changement climatique touche de manière disproportionnée les femmes et les filles, tandis que la fracture numérique entre les sexes est de plus en plus évidente.

Les manifestations planétaires de #MeToo à #UnVioladorEnTuCamino montrent clairement qu’il est temps d’opérer un changement radical et de trouver de nouvelles solutions.

Alors que nous entamons la Décennie d’action pour réaliser les Objectifs de développement durable, il nous faut faire voler en éclats les préjugés et les partis pris de longue date si nous voulons parvenir à l’égalité des sexes.  Le PNUD travaille, chaque jour à travers le monde, pour y arriver.

Rien que l’année dernière, le PNUD a noué 74 nouveaux partenariats destinés à lutter contre les normes sociales et sexospécifiques discriminatoires.

Le Centre de documentation d’Europe du Sud-Est et de l’Est sur la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre (SEESAC) est en train de modifier les perceptions des rôles sexospécifiques et de faire progresser l’égalité des sexes dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité dans les Balkans occidentaux.

L’initiative du PNUD Transforming the Future of Work for Gender Equality (Transformer l’avenir du travail au profit de l’égalité des sexes – en anglais) est mise en œuvre à titre pilote dans six pays d’Asie et du Pacifique afin d’explorer de nouveaux moyens innovants de valoriser les soins et travaux domestiques non rémunérés ; d’explorer des compétences dans le contexte de l’avenir du travail ; et de faire avancer de nouvelles façons de faire progresser l’égalité des sexes sur le lieu de travail.

Enfin, l’initiative Spotlight – un partenariat pluriannuel global entre les Nations unies et l’Union européenne – s’efforce d’éliminer toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles.

Conformément à l’agenda visionnaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, le PNUD continuera à travailler en étroite collaboration avec la famille des Nations Unies, en particulier ONU Femmes, pour aider à faire progresser une nouvelle génération de lois, de politiques et de programmes novateurs visant à modifier les croyances et les pratiques discriminatoires afin de parvenir à l’égalité des sexes.

 

Achim Steiner, Administrateur,

Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)

Bonne fête à toutes les femmes de Guinée, d’Afrique et du Monde

Salutations Cordiales

Bon début de Weekend

Unité de Communication du PNUD

Secretary Pompeo Announces Latest Lifesaving PEPFAR Results

Media Note

Office of the Spokesperson
Washington, DC
November 27, 2018

Today, in advance of World AIDS Day 2018, Secretary of State Michael R. Pompeo announced the latest results achieved by American leadership and partnerships through the U.S. President’s Emergency Plan for AIDS Relief (PEPFAR), which has now saved more than 17 million lives.

As of September 30, 2018, PEPFAR is supporting over 14.6 million people on lifesaving antiretroviral treatment, including over 700,000 children. This is compared with the 50,000 people who were on HIV treatment in Africa when PEPFAR began in 2003. PEPFAR has also enabled over 2.4 million babies to be born HIV-free to mothers living with HIV and supported over 6.8 million orphans, vulnerable children, and their caregivers.

Additional PEPFAR data reveal that Ethiopia is on the verge of achieving HIV epidemic control and that Nigeria may be closer to achieving HIV epidemic control than was previously thought, with the majority of Nigerians who report being on HIV treatment having suppressed their viral replication, allowing them to thrive and not transmit the virus.

This progress builds on that highlighted in the 2018 PEPFAR Strategy Progress Report released in September, which shows that up to 13 high-HIV-burden countries are now on pace to control their HIV epidemic by 2020 through the support of the U.S. government and the contributions of other partners. That report also highlighted that many more of the 53 countries globally that are supported by PEPFAR could achieve epidemic control by 2020 by focusing their resources and policies to ensure access to HIV prevention and treatment services for those most in need.

A new PEPFAR report released today highlights that, in the past year, new HIV diagnoses among adolescent girls and young women continued to decline in 85 percent of the highest HIV burden communities/districts that are implementing the program’s DREAMS public-private partnership. In addition, eight of the DREAMS-supported districts that had less than a 25 percent decline of new HIV diagnoses among adolescent girls and young women in 2017 had a greater than 25 percent decline in 2018 – showing marked success. These reductions are particularly critical as, in 2017, three in four new infections in sub-Saharan Africa occurred among girls ages 15-19.

The United States remains the largest donor to the global HIV response, investing resources provided through the generosity of the American people with accountability, transparency, efficiency, and effectiveness.

For more information, contact harozd@state.gov. Follow the U.S. President’s Emergency Plan for AIDS Relief at @PEPFAR and www.pepfar.gov.

Alpha Condé, le président guinéen, mince et réservé, s’était retiré dans sa large suite du Four Seasons de Georgetown, mercredi soir, à la fin d’une longue journée de réunions au Congrès.

Alpha Condé, le président guinéen, mince et réservé, s’était retiré dans sa large suite du Four Seasons de Georgetown, mercredi soir, à la fin d’une longue journée de réunions au Congrès.

Le président qui est âgé de 77 ans avait des poches sous les yeux, et ses collaborateurs craignaient qu’il n’apparaisse fatigué sur les photos. Mais il y avait encore beaucoup de choses à faire, et le président du pays ravagé par Ebola a échangé son costume bleu marine contre une chemise orange ample et une paire de pantalons noirs et a continué à travailler tard dans la nuit.

Le pasteur Jesse Jackson était venu de Chicago pour soutenir Condé, son ami de longue date – un ami qu’il appelle affectueusement un camarade “combattant de la liberté”.

Un peu plus tôt dans la journée, ils avaient assisté à une réception donnée par le groupe parlementaire noir. Ils étaient maintenant réunis dans la suite de Condé, attendant l’arrivée à 20 heures d’Ellen Johnson Sirleaf et Ernest Bai Korona, les présidents du Libéria et de la Sierra Leone.

“Je suis venu comme son invité spécial” a dit Jackson au Washington Post. “ Il est le bâtisseur de toute une nation. L’héritage sur lequel il construit est celui de la renaissance et de la stabilité”.

Après un échange de poignées de mains, des propos chaleureux et les flashes des caméras, Jackson est parti. Alors, les trois présidents – peut-être le trio de chefs d’Etat le moins chanceux jamais réuni dans une suite du Four Seasons – se sont mis au travail et ont commencé à se préparer pour une réunion stressante avec la Banque mondiale qui devait avoir lieu dans 36 heures.

Ensemble, ils devaient essayer de convaincre le monde qu’ils avaient besoin de la somme colossale de 8 milliards de dollars d’aide – une sorte de “ PlanMarshall” ressemblant à celui conçu pour l’Europe après la deuxième guerre mondiale.

Tout au long de la semaine, Condé a jonglé de réunions de jour– dont l’une avec le président Obama – à des rencontres en soirée avec ses proches, invitant de vieux amis comme Jackson, et cherchant de nouveaux alliés, plaidant pour une aide financière et une plus grande attention pour son pays en difficulté.

“N”est-ce pas que ce que les présidents sont supposés faire?” a-t-il demandé, assis à la table de sa suite, dans laquelle son portrait est exposé sur un chevalet. “Ces problèmes sont beaucoup plus importants qu’un seul individu. Mais la réalité est que, lorsque vous êtes un chef, ils reposent sur vos épaules”.

Sa visite s’est déroulée avec toute la pompe qui accompagne tout dignitaire étranger à Washington. Des agents gardaient sa suite, des bâtons de détection de métal à la main, et fouillant les sacs de tous les visiteurs. Son entourage allait de son médecin personnel au ministre des mines.

Mais il y avait aussi les tristes revers de venir d’un “pays à Ebola”. Tous les membres de la suite devaient chaque jour signaler leur température au département de la santé de Washington, et ils avaient reçu des modèles de téléphone mobile démodés programmés avec le numéro des Centres de contrôle et de prévention des maladies, juste pour le cas où.

Il y a plus de 15 mois un bambin est entré en contact avec une chauve-souris infectée dans le village guinéen de Meliandou, qui est devenu le centre de la pire épidémie d’Ebola au monde. La mystérieuse maladie – pas encore identifiée alors comme Ebola – s’est rapidement répandue à travers la vaste région forestière du pays puis a traversé les frontières poreuses du Liberia et de la Sierra Léone voisins, tuant plus de 10.000 personnes en Afrique de l’Ouest.

Condé a enduré de nombreuses difficultés au cours de ses 77 ans. Il a vécu la majeure partie de sa vie en exil en France. En 1998 après qu’il eût brigué la présidence de son pays en tant que chef d’un parti d’opposition, il a été enlevé et emprisonné pendant deux ans , un acte critiqué par les organisations internationales de droits de l’homme.

Condé a été élu président de justesse en 2010, lors des premières élections libres depuis que la Guinée a obtenu son indépendance de la France en 1958. Il doit de nouveau affronter le verdict des urnes cet automne.

“C’est quelqu’un qui a vécu constamment en danger et sous pression permanente” déclare Alpha Mohamed Condé, le fils unique du président, âgé de 45 ans, qui a accompagné son père à Washington et est resté à ses côtés pour traduire de français en anglais et inversement.

Mais au cours de l’année passée, la pression a été différente de tout ce que le président avait ressenti avant – un sentiment de profond isolement du reste du monde alors que se répandait la panique.

“Il est devenu l’incarnation de la peur et de la honte” a dit son fils.

Au cours de la semaine écoulée, le président s’est trouvé dans une embarrassante situation politique – le besoin de présenter un front unifié des trois pays et en même temps souhaitant en privé une aide un peu plus grande pour sa Guinée bien aimée. Le Libéria et la Sierra Léone ont souffert d’un plus grand nombre de morts et ont reçu une aide beaucoup plus substantielle, dont la présence de 3000 militaires américains au Libéria.

“Au départ, la perception de la magnitude de la tragédie était plus grande concernant la Sierra Léone et le Libéria, car les gens pouvaient voir la situation tragique dans les deux capitales” a dit Condé. “ La Guinée a donc été perçue comme étant d’une certaine façon moins affectée”.

Lorsque Condé s’est rendu au Congrès, il a perfectionné son plaidoyer. La Guinée peut traverser une mauvaise passe, mais regardez 2014 et voyez la croissance économique potentielle qu’elle a, a-t-il souligné. Le pays a une mine de ressources naturelles – y compris de la beauxiste et du fer – et Condé a fait miroiter les importantes réformes dans le lucratif secteur minier.

Le président a obtenu l’attention de la représentante Karen Bass, démocrate de Californie, qui l’a rencontré mercredi et a dit qu’elle allait voir ce qui pourrait être fait à la Chambre.

“Etant donné que notre engagement en Guinée a été beaucoup plus important, n’y a-t-il pas un moyen d’augmenter le soutien à la Guinée? a-t-elle dit, notant que Condé était “réservé, humble et extrêmement digne”. Elle a aussi perçu son inquiétude persistante.

Le simple fait d’être au Congrès était excitant pour Condé. Il est devenu un peu émotionnel, évoquant son premier voyage en Amérique en 1962. Il était alors étudiant à Paris et avait passé un an aux Etats-Unis dans le cadre d’un programme d’échange. Il se souvient d’une discussion politique particulièrement animée avec Bobby Kennedy, un déjeuner avec Martin Luther King et le moment précis où il a appris la mort de Marilyn Monroe.

Mais l’excitation de mercredi est retombée. Lorsqu’il s’est réveillé jeudi au Four Seasons, Condé s’est senti démoralisé. Il s’est rendu compte que c’était le 16 avril. Il y a quelques mois, il avait annoncé une campagne pour éradiquer Ebola en 60 jours. Cela voulait dire que le 15 avril serait certainement un jour de gloire. Mais il venait de rater une autre date-butoir et il avait brisé une autre promesse faite aux Guinéens.

“C’est un être humain” explique Khalil Kaba, le chef de cabinet-adjoint du président. “Parfois il a aussi des moments de découragement”.

Kaba a essayé de lui remonter le moral. Une nouvelle longue journée les attendait et il avait besoin que Condé soit “ au mieux de sa forme”. Mais le président était frustré et il avait besoin de se libérer en se plaignant de tout ce qui avait été perdu.

“Ebola a tué nos compatriotes, et il a fait des nous des parias” a-t-il dit à Kaba. Celui-ci lui a rappelé ses réussites et combien ils étaient près de ne plus avoir un seul cas d’Ebola dans le pays.

“Allons-y, Monsieur le Président” a dit Kaba pour l’encourager. “Nous avons prouvé que nous pouvons y arriver.Courage, courage, courage”.

Après avoir reçu les encouragements dont il avait besoin, Alpha Condé est retourné au Congrès pour y rencontrer un autre élu. Ses collaborateurs ont dit que c’était le meilleur entretien de la semaine. Le jour suivant, il s’est levé à 5 heures pour la réunion à la Banque mondiale. Là, le président de l’institution a annoncé un nouvelle aide financière pour les trois pays affectés par Ebola.

Dimanche, les bagages du président étaient rassemblés alors qu’il s’apprêtait à regagner son pays. Il s’est assis dans sa suite pour faire le bilan d’une semaine très chargée. Grand amateur de marche, il a regretté de n’avoir pu voir la ville à pied, ajoutant en souriant que c’était difficile à faire quand vous avez les agents du Secret Service derrière vous.

Condé a reconnu que la matinée de jeudi avait été difficile pour lui. C’est dur de se débarrasser du sentiment que tant de promesses ont été perdues pour son pays, a-t-il observé. Mais il a souri et hoché de la tête quand il a évoqué sa rencontre avec Obama et d’autres personnalités.

Quand Alpha Condé s’est couché samedi soir, il s’est senti en paix comme il ne l’avait pas été depuis longtemps.

“Pour une fois, j’ai bien dormi”, a-t-il dit.

Par Amy Brittain journaliste reporter (Washington Post), traduit en français par AlloConakry. Pour la version originale en englais, cliquer le lien ci-dessous.

http://www.washingtonpost.com/lifestyle/style/guineas-president-bears-the-weight-of-what-ebola-has-done-to-his-country/2015/04/19/d587daa2-e450-11e4-b510-962fcfabc310_story.html?hpid=z13

 

AlloConakry

Le Prsident de la République s’est entretenu aujourd’hui à Paris avec son homologue guinéen, M. Alpha CONDE. Alors que le nombre de victimes de l’épidémie Ebola diminue en Guinée, les deux chefs d’Etat ont rappelé la nécessité d’éviter tout relâchement jusqu’à l’éradication du virus.

Le Prsident de la République s’est entretenu aujourd’hui à Paris avec son homologue guinéen, M. Alpha CONDE. Alors que le nombre de victimes de l’épidémie Ebola diminue en Guinée, les deux chefs d’Etat ont rappelé la nécessité d’éviter tout relâchement jusqu’à l’éradication du virus.

La France a mobilisé plus de 158 millions d’euros dans la lutte contre Ebola, dont 110 millions en Guinée. L’objectif aujourd’hui c’est d’éradiquer totalement la maladie.

Le Chef de l’Etat a également confirmé à Alpha CONDE le soutien de la France à la Guinée, dans le domaine de l’électrification, par des remises de dettes et des financements.

Le Président de la République a manifesté son soutien aux initiatives du gouvernement guinéen en faveur d’un dialogue avec l’opposition dans la perspective des élections présidentielles d’octobre 2015, et a appelé toutes les parties à renoncer à la violence.

L’appel de Hollande intervient alors que l’opposition s’apprête à redescendre dans la ru, ce jeudi, pour exiger du gouvernement la tenue des élections locales cette année avant le scrutin présidentiel en octobre. Avec le Site de L’Elysée

AlloConakry

Les présidents de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone ont été reçus mercredi à la Maison Blancje par le président Barack Obama avec qui ils ont fait le point sur l’évolution de la situation concernant la fièvre hémorragique à virus ebola et plaider pour une aide accrue des Etats-Unis pour éradiquer cette maladie afin de relancer l’économie de leurs pays respectifs.

Les présidents de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone ont été reçus mercredi à la Maison Blancje par le président Barack Obama avec qui ils ont fait le point sur l’évolution de la situation concernant la fièvre hémorragique à virus ebola et plaider pour une aide accrue des Etats-Unis pour éradiquer cette maladie afin de relancer l’économie de leurs pays respectifs.

“Nous avons besoin d’un soutien fort des Etats-Unis et il est important d’avoir un programme régional pour les trois pays afin d’arriver au cas zero et relancer l’économie de nos pays, a déclaré le chef de l’Etat guinéen, le Pr. Alpha Condé.

 

Lors d’une réception organisée en son honneur dans la soirée au Capitole à laquelle ont participé plusieurs législateurs américains, le chef de l’Etat a par ailleurs exprimé le désir d’avoir les moyens qui ont été déployés au Liberia puissent être mis à la disposition de son pays où existent encore des foyers de résistance à ebola.

Les trois pays frappés par Ebola ont appelé mardi la communauté internationale à lancer un « plan Marshall » pour aider à leur redressement économique et gagner la guerre contre Ebola, lors d’une conférence à Bruxelles visant à coordonner les combats encore à livrer contre l’épidémie.

Les trois pays frappés par Ebola ont appelé mardi la communauté internationale à lancer un « plan Marshall » pour aider à leur redressement économique et gagner la guerre contre Ebola, lors d’une conférence à Bruxelles visant à coordonner les combats encore à livrer contre l’épidémie.

« L’impact d’Ebola sur nos économies a été profond » et cela impose « des plans et stratégies de redressement » pour accompagner à long terme les pays frappés, a déclaré la présidente du Liberia, Ellen Jonhson Sirleaf, devant les principaux acteurs de la lutte contre Ebola réunis dans un palais gouvernemental bruxellois.

« Il n’y a aucun doute que cela va requérir des ressources significatives, même un plan Mashall », sur le modèle du plan américain de reconstruction de l’Europe après la Seconde guerre mondiale, a-t-elle ajouté.

Le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée vont « présenter un plan régional » en ce sens lors d’une réunion en avril de la Banque Mondiale et du FMI, a indiqué le président guinéen Alpha Condé. Il a aussi appelé les pays donateurs « à ne pas en rester aux annonces mais à débourser les aides promises », dénonçant des retards en la matière.

Sur les 4,9 milliards de dollars engagés jusque là contre Ebola, 2,4 ont déjà été déboursés, selon une source européenne, pour qui il s’agit d’une rapidité « rare ».

Les trois pays doivent particulièrement être soutenus pour reconstruire « de manière urgente leurs services sociaux », en particulier en matière de santé et d’éducation, a relevé le président de Sierra Leone, Ernest Bai Koroma.

Chute de 12% du PIB de la région touchée, systèmes de santé sinistrés avec le risque de voir le sida ou la malaria regagner du terrain, production agricole réduite de moitié, secteur minier affecté: un soutien à long terme est de fait requis pour faire face au désastreux impact économique et social de l’épidémie, selon la Commission européenne.

Le FMI a pour sa part annoncé lundi avoir accordé à la Sierra Leone une extension de crédit et un allègement de dette pour un montant total de plus de 187 millions de dollars, espérant que cela aidera « à réunir davantage d’aide financière de la part de la communauté financière internationale ».

– Le « zéro cas » visé pour mi-avril –

Les trois dirigeants ont aussi fait front commun contre tout relâchement des efforts livrés sur le terrain pour arriver au « zéro cas » humain. Mme Sirleaf a rappelé qu’ils s’étaient fixés mi-avril pour atteindre cet objectif.

« Il n’y aura pas de victoire totale tant qu’il n’y aura pas zéro cas », a souligné M. Koroma.

Après un « manque de coopération », « cette réponse régionale est une première et c’est intéressant », a salué pour l’AFP la secrétaire d?État française au Développement, Annick Girardin.

L’engagement à redoubler de mobilisation pour éradiquer la fièvre hémorragique était relayé par tous les participants : agences de l’ONU, Banque mondiale, ONG ainsi que délégations européennes, américaine, chinoise, cubaine ou australienne.

Même si la contamination reflue, « l’épidémie n’est pas finie », a insisté la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

« Cela va être une tâche très difficile et méticuleuse », a souligné le coordinateur de l’ONU pour la lutte contre l’épidémie, David Nabarro.

Depuis le pic de l’épidémie, pendant l’automne, les nouveaux cas ont été divisés par dix, passant de quelque 900 à une centaine en moyenne par semaine, selon l’ONU. Quoique tardifs, le sursaut international et l’engagement africain ont permis de contenir l’épidémie, qui a fait quelque 9.700 morts recensés.

Si parmi les trois pays les plus touchés, le Liberia est sur la bonne voie, la tendance est toutefois repartie à la hausse dans certaines zones côtières de Guinée et de Sierra Leone, avec une persistance de foyers aléatoires dans des zones reculées de ces pays d’Afrique de l’Ouest.

Parmi les priorités, la mise en place d’équipes sanitaires volantes pour mieux ventiler la riposte. Une des préoccupations est de convaincre des « communautés qui résistent encore » d’adopter les bonnes pratiques, selon Ismaïl Ould cheikh Ahmed, qui dirige la mission de coordination des Nations unies pour Ebola.

En matière de personnel, « il manque encore de 200 à 300 spécialistes de santé publique », à trouver surtout en Afrique pour plus d’efficacité, a précisé M. Nabarro à l’AFP.